Date: Sun, 15 Jun 2014 18:03:11 +0100 (BST)
From: Adelard Dore <adelardore@yahoo.fr>
Subject: Big Apple 12

Big Apple 12

Note: Nifty nous offre l'occasion de vivre de belles émotions grâce à
toutes les histoires qui y sont racontées.  Une contribution serait donc
appréciée pour permettre à Nifty de poursuivre cette merveilleuse
aventure. Envoyer un don à :

http://donate.nifty.org/donate.html

Les hémorroïdes de William

Le samedi suivant, je me retrouvais encore une fois à l'appartement du
docteur Svihovic et de son amant Francis à Greenwich Village.  J'avais
beaucoup pensé à sa situation depuis la rencontre du mardi et
j'étais curieux de savoir dans quelles autres aventures étranges il
avait risqué de compromettre sa carrière voire sa vie.

Il me reçut en pantalon d'intérieur avec un pull aux couleurs
assorties qui lui allait très bien.  Comme c'était devenu notre
habitude, il me servit du thé.  Puis, il commença une autre histoire.

...

Quelque temps après la dernière visite de John, comme il
commençait à s'en remettre et à vraiment croire qu'il ne logerait
pas de plainte contre lui, un autre patient allait de nouveau réveiller
son désir et endormir, par le fait même, sa prudence.  La
secrétaire lui remit le dossier d'un jeune homme de 25 ans qui disait
souffrir de troubles s'apparentant aux hémorroïdes.  Quand il fit
entrer ce jeune homme dans son cabinet, Andrew le trouva remarquablement
beau et d'une nature vraiment timide; cela activa immédiatement ses
vieux démons.

Le garçon était un grand blond aux yeux bleus dont la peau semblait
exceptionnellement très douce et tendue, comme celle des hommes de la
jungle amazonienne qui est toujours serrée et glabre.  Sans avoir dit
encore un seul mot, le garçon était déjà tout rouge à
l'idée qu'il doive parler de problèmes situés au niveau de son
cul.  Bien sûr, Andrew n'allait pas non plus lui rendre la tâche
facile.

«Qu'est-ce qui vous amène ici?» lui demanda-t-il assez rudement.
« C'est que, depuis quelque temps, il y a du sang après mes selles et
j'ai vraiment mal quand je dois déféquer.  Et puis, je sens souvent
un poids dans l'anus et ça picote autour...» Il racontait tout cela
d'un coup, sans mettre d'ordre dans ses propos, comme pour achever le plus
vite possible cette gênante et honteuse confidence.  C'était
méconnaître la nature du toubib cette fois-ci.  Il allait exploiter
ce malaise à l'extrême.  Et les questions embêtantes
commencèrent, allant de la plus insignifiante à la plus personnelle
et intime, dans un ordre tel que, dès qu'on croyait en avoir fini avec
les plus troublantes par la venue de plus insignifiantes, arrivait alors
une vague d'autres questions, imprévisibles, inattendues qui fouillaient
davantage que les précédentes dans vos habitudes les plus
secrètes.

« Depuis quand avez-vous remarquez cet inconfort?  Est-ce après
chaque selle?  Y a-t-il du sang sur le papier hygiénique?
Éprouvez-vous de la gêne quand votre anus est contracté, par
exemple quand vous êtes sur le point d'éjaculer?  Avez-vous des
relations anales avec des hommes? Souvent?  Cela dure longtemps quand vous
vous faites pénétrer?  Utilisez-vous des jouets comme des godes ou
autre chose?  Mettez-vous vos doigts dans votre anus quand vous vous
masturbez?  Vous lavez-vous l'anus après chaque selle?  Et après une
pénétration?  Vous grattez-vous l'anus souvent, même à-travers
votre pantalon?  Sentez-vous un prurit continu ou occasionnel?  Jouez-vous
avec votre anus avec un doigt, ou deux, ou trois? Êtes-vous un adepte du
Fistfucking?  Avez-vous commencé jeune à jouer avec votre cul?
Etcetera...  Etcetera...»

Le jeune William était au bord de la syncope.  Dans ses plus terribles
appréhensions concernant cette consultation, jamais il n'avait imaginé
une telle torture.  La tête lui tournait.  Sa gorge se serrait.  Il
avait l'impression parfois qu'il allait éprouver une nausée.  Il se
voyait soudain comme un hérétique traduit devant la Sainte
Inquisition.  Ce n'est pas tant de son corps dont on cherchait à
connaître le fonctionnement, mais de son âme dont on voulait lire les
secrets mobiles des relations qu'il avait justement avec son corps.  Il
était rouge et d'autant plus rouge qu'il était blond.

Andrew jouissait de cette nouvelle situation qui faisait ressusciter ses
rêves d'ado.  Il était bandé depuis un bon moment et il oubliait
déjà les bonnes résolutions prises après l'affaire de John.
Faut dire que les réponses, sans doute sincères, de William aux
questions impertinentes d'Andrew n'aidaient pas ce dernier à restreindre
ses audaces.  Ainsi apprit-il que William était gay, qu'il n'avait pas
d'amant en titre mais voyait plusieurs garçons avec lesquels il
s'adonnait à la sodomie.  Il était bottom (passif) et seul, il
adorait s'amuser avec des godes.

Andrew avait alors assez de munitions pour aller au combat.  Il demanda à
William de se déshabiller complètement car il souhaitait l'examiner.
William s'attendait bien sûr à ce que le docteur veuille voir son
cul, mais ne comprenait pas qu'il soit nécessaire pour cela d'être
complètement nu.  Mais en bon garçon habituellement soumis, il
obtempéra non sans être rouge comme une tomate.  Andrew le fit
allonger sur la table et, comme dans les cas précédents, le fit
attendre tandis qu'il complétait des notes.  Encore une fois, si le
patient avait pu lire ses notes, qu'il avait au moins la sagesse de
détruire tout de suite après la fin de l'entrevue, il aurait pu y
découvrir des choses qui l'auraient pétrifié.  Dans le cas de
William, il aurait pu lire des phrases comme : « Oui! Oui! Mon beau
blond, montre ton petit cul à ton docteur.  Il va l'examiner lentement
et bien en profiter...  C'est ça, laisse tomber ton boxer que je vois ta
belle queue et arrange-toi pour la faire bander un peu tout de
même...Quel beau cul!  Des fesses splendides, toutes blanches avec une
belle craque rosâtre au milieu.  J'ai bien hâte d'aller fouiller
là-dedans. Ça sent bon dans la pièce.  Il est tout propre le joli
garçon.  Je vais le faire baver de honte. »

Étendu sur la table d'examen, William attendait qu'Andrew ait fini
d'écrire ses IMPRESSIONS.  Enfin, il se leva.  Il avait déjà
planifié son intervention.  « Je dois vous dire que vos réponses à
mes questions nécessitent que je fasse un examen complet.  Vous avez des
pratiques sexuelles qui peuvent générer toutes sortes de troubles.»
Déjà, William se sentant jugé, rougissait jusqu'aux oreilles.
Mettez les pieds dans les étriers et écartez bien les jambes.  Une
semblable position faisait partie des fantasmes de William qui était un
passif.  La demande d'Andrew réveillait ainsi ses désirs et sa queue
fit un léger bond sur le côté.  Plutôt que de se taire, ce qui
aurait contribué à calmer les anxiétés de William, Andrew en
profita et dit : « Je vois que cette position joue dans vos fantasmes
car votre pénis tend à se durcir.  L'examen aussi professionnel qu'il
soit, va sûrement vous plaire.  Détendez-vous!» Cet ordre avait
l'effet contraire que ce qu'il annonçait.  William devint tendu et
très mal à l'aise.  Andrew utilisa un spéculum qu'il introduisit
dans l'anus de William pour voir à l'intérieur de son cul.  Il se
pencha et regarda longuement, très longuement sans prononcer un seul
mot. William sentait son intimité être scrutée à la loupe.  Il
était rouge de honte et humilié.  Andrew était rouge aussi, mais
de plaisir.

Il caressa longuement de ses doigts le pourtour du cul de William et se
justifia en disant : «J'essaie de bien repérer les veinules
suspectes.  Puis, il ajouta comme pour le provoquer davantage.  On a dû
vous dire que vous avez un beau cul, bien fait et invitant.  Je comprends
que vous ne soyez pas chômeur de ce côté.» Cette remarque de la
part d'un jeune et beau médecin, de surcroit très mâle comme
l'était Andrew, ajouta à la gêne de William ainsi qu'à ses
désirs et il banda presque complètement.  «Vous pouvez vous
laisser aller et bander à votre aise, un médecin en a vu d'autres et
ce ne serait pas la première fois que je vois un pénis bander durant
un examen.»

Cela suffit pour compléter l'érection de William qui se durcit
complètement.  «Est-ce bientôt fini ? demanda-t-il au docteur.  Je
me sens très mal à l'aise de me voir ainsi en érection.  Même
si vous dites avoir l'habitude de voir ce genre de choses, moi ça ne
m'arrive pas souvent d'être ainsi exposé.»

«Vous savez qu'on dit qu'il y a un grand plaisir à être exposé
même devant son docteur, ajouta Andrew avec un sourire malicieux.  Un
psychologue de mes amis _ bien entendu, il aurait recours à la science
pour justifier ses pratiques_ m'a dit un jour que beaucoup de patients
rêvaient de se retrouver dans votre position.  Personne ne se l'avoue
bien sûr, mais en réalité...

Malheureusement, je n'ai pas terminé.  Je veux justement examiner aussi
votre pénis car vous avez plusieurs partenaires...alors on ne sait
jamais?» Et il mit de nouveaux gants pour toucher au pénis de son
patient terrorisé.  Il le décalotta, le tourna vers la droite, la
gauche, palpa les testicules, le fit tousser, ouvrit le méat, examina
longuement le liquide qui en sortit, le sentit, en recueillit dans un petit
bocal pendant que William soufflait, respirait fort, transpirait aussi
abondamment et commençait à dégager son odeur personnelle malgré
les lotions qu'il avait utilisées avant de venir à son rendez-vous
pour se montrer très propre à son docteur.  Lui aussi d'ailleurs
s'apercevait qu'il commençait à suer et craignait qu'une odeur
gênante ne vienne s'ajouter au reste de son humiliation.  Tout cela,
Andrew le percevait et en jouissait.

Il changea de gants et refit un examen rectal, au grand dam de William qui
croyait innocemment que cette situation allait bientôt finir.  Il
justifia son deuxième examen en disant qu'il voulait être bien sûr
qu'il avait vraiment trouvé toutes les varices.  Il profita de cet
examen pour masser avec son doigt la prostate de William qui sentait des
frissons par tout le corps et ressentait une envie folle de se masturber
pour soulager l'indéfinissable vibration sexuelle qui l'avait envahi.
Andrew constata cette tension et lui offrit : «Écoutez!  Au point où
vous en êtes, on pourrait peut-être profité de la circonstance
pour faire une analyse de votre sperme.  Ce serait chose faite.  Vous
savez, compte tenu de vos pratiques, ce serait une bonne chose.»

Il comptait sur l'ignorance médicale de William pour ne pas questionner
cette étrange analyse, vraisemblablement inutile.  William, tout à
fait transporté dans un état second par la pulsion sexuelle qui
émanait du massage de sa prostate n'était plus vraiment maître de
ses pensées.  Il finit par accepter la proposition du docteur, sans trop
savoir à quoi il acquiesçait.  C'est seulement quand il vit Andrew
enlever ses gants, saisir son pénis fermement dans sa main et déposer
devant son méat un petit gobelet de plastique pour recevoir le sperme
qu'il comprit dans quel navire il s'était embarqué.  Le docteur
Svihovic allait le branler et le faire jouir dans le petit gobelet.  Il
rougit au plus fort depuis son arrivée et son cœur faisait des bonds
dans sa poitrine.  Le docteur lui plaça sous le nez une petite fiole
d'amyl (poppers) et le fit respirer.  Il reconnut l'odeur des poppers un
peu trop tard pour réagir. Car aussitôt que ceux-ci commencèrent à
faire leur effet, avec la main du doc sur la queue et après le massage
de prostate, le besoin d'éjaculer de William ne pouvait plus être
retardée.  Les poppers faisaient encore leur effet qu'il crachait
déjà plusieurs millilitres de sperme dans le bocal, accompagnant leur
giclée d'un cri puissant de délivrance.



Andrew n'avait pas joui, mais son froc était plein de liquide d'avant
jouissance.  Il craignait même que cela ne soit visible car le liquide
coulait le long d'une jambe.  Il se précipita derrière son bureau,
demanda à William de se rhabiller comme s'il venait de lui examiner
seulement le dos.  Il compléta un formulaire de consultation pour un
chirurgien général qui pourrait prescrire un traitement approprié
pour ses hémorroïdes.  Il lui suggérait de revenir le voir quand
tout serait terminé et il lui indiqua qu'il recevrait un téléphone
de sa part si quelque chose était à signalée de l'analyse du
sperme.

Aussitôt que William eut quitté, Andrew demanda à sa secrétaire
qu'on ne le dérangeât pas pour une quinzaine de minutes.  Il se mit
d'abord complètement nu.  Il déposa ensuite sur la table d'examen le
bocal de sperme, les gants qui avaient visité le cul de son patient et
se pencha sur la table d'examen pour respirer les récents effluves du
corps en sueur de ce dernier. Il débuta alors une exaltante branlette en
alternant les sniffées des gants à explorer le cul de William, la
dégustation du sperme contenu dans le bocal et le léchage de la table
à l'endroit où William avait reposé.  Il ne mit pas grand temps
pour jouir. Il mêla son sperme à celui qui restait dans le bocal et
avala le contenu.  Jamais le sperme de William ne se rendrait donc au
laboratoire.

Décidément, William était venu à bout de toutes les bonnes
résolutions d'Andrew suite à l'affaire Harry.  Il était retombé
dans son vice, poussé encore une fois par une force qui le dépassait,
ou presque, tant le besoin de dominer des êtres intimidés et
fragilisés par une circonstance particulière, comme une visite
médicale, le rendait dingue et fou de désir.  Laisser passer une
bonne occasion, et cela lui était arrivé souvent d'en laisser passer,
était ressenti comme un rendez-vous manqué avec un dieu ou une grande
vedette internationale.  À chaque fois, il se promettait de ne plus
succomber, mais à chaque fois, la faim était plus forte que la peur
ou la vertu.

En l'écoutant conclure cette histoire, je me souvenais de la fable de La
Fontaine Les animaux malades de la peste, au moment où l'âne vient
faire son témoignage :

«La faim, l'occasion, l'herbe tendre, et, je pense,

«Quelque diable aussi me poussant,

«Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.

C'est presque innocemment qu'Andrew s'avoua vaincu encore une fois.  Il
était tourmenté par cette obsession dont il avait ouvertement discuté
avec son copain Francis.  Ce dernier faisait tout ce qu'il pouvait pour
l'encourager.  Il lui avait conseillé un psy; Andrew avait refusé.
Il avait trop peur d'être trahi et dénoncé.  C'est alors qu'il
avait pensé à cette agence pour laquelle je travaillais.  Je ne
ferais pas de miracle, mais qui sait, peut-être le fait de raconter tout
cela à un intervenant gay tout à fait neutre et ne cacher aucun
détail de son comportement, peut-être cela serait-il aidant?

...

Je quittai son bureau cet après-midi là aussi excité que les fois
précédentes.  Je le voyais tout nu penché sur la table d'examen
buvant le sperme de William et le sien propre mélangé dans le petit
bocal de prélèvement.  Je bandais dur et je voulais me rendre chez
moi le plus vite possible pour enlever les tensions que toutes ces
histoires généraient en moi.  Je ne savais pas que ma rencontre du
samedi suivant serait la plus éprouvante pour mes propres tensions
sexuelles.

À suivre...Big Apple 13; Prochain épisode : Les rougeurs de Rudy

ALEXANDRE