Date: Tue, 10 Jun 2014 00:05:37 +0100 (BST)
From: Adelard Dore <adelardore@yahoo.fr>
Subject: Big Apple 9

Big Apple 9

Note: Nifty nous offre l'occasion de vivre de belles émotions grâce à
toutes les histoires qui y sont racontées.  Une contribution serait donc
appréciée pour permettre à Nifty de poursuivre cette merveilleuse
aventure. Envoyer un don à :

http://donate.nifty.org/donate.html

Le marchand d'herbe de Greenwich

Il pleuvait des cordes sur New York quand Fred arriva pour son rendez-vous.
L'humidité forçait la diffusion des odeurs et je pris conscience
qu'il sentait, ou semblait sentir, plus fortement que la dernière fois.
Était-ce mon imagination?  Ce qu'il m'avait raconté prenait de plus
en plus forme dans mon esprit et j'en arrivais à désirer le voir nu
devant moi durant nos rencontres.  Je me plaisais aussi à imaginer qu'il
me rendait des « services » sexuels et privés comme ceux qu'il
avait dispensé à Stan ou à Max.  La négligence de son
hygiène personnelle recelait peut-être une intention de me
séduire. Étrange réversibilité des choses!  Après notre
traditionnel café, il reprit son récit.

...



Stan et Max prirent une douche mais Fred dut les regarder faire laissant
sécher tranquillement sur lui la pisse de ses deux copains et les
coulées encore gluantes du sperme de Max sur son dos.  Il puait la
sueur, le foutre et la pisse, sans compter les autres odeurs dont il
n'avait pu se débarrasser avant l'arrivée de Stan, suite à son
jogging et à la session de branle qu'il s'était accordée la veille
avant d'aller dormir.

Stan choisit pour lui un jeans assez moulant (il ne débandait pas) sans
slip et un t-shirt sportif, sale, plein de transpiration, récupéré
dans le panier à lessive.  « Mais Stan!  Je ne peux pas aller au
resto comme ça.  Je vais faire fuir les clients. »

 « Si tu dis encore un seul mot, Fred, je te mets aussi de la merde sur
le front » répondit Stan.  Fred se tut évidemment.  Ils sortirent
dîner dans un excellent resto mexicain de Chelsea sur la 10è Avenue.
En entrant, Fred comprit pourquoi Stan avait choisi cet endroit.  Les
tables étaient presque collées les unes aux autres.  Sa négligence
hygiénique serait immédiatement perçue par les occupants des
tables voisines.  Fred était rouge de honte.  Il ne lui fallut pas non
plus beaucoup de temps pour percevoir les regards accusateurs,
réprobateurs et presque menaçants que ses voisins de table
lançaient dans sa direction.  À la table de droite, de beaux jeunes
hommes musclés, tout à fait modèles de la « gentry » gay de
Chelsea ou de Greenwich demandèrent pour changer de place et ne se
gênèrent pas pour faire des commentaires sur les raisons motivant
leur demande de déplacement.  Humilié, Fred ravalait ses larmes.

Stan était tout à fait à l'aise s'amusant même à faire des
commentaires qui s'ajoutaient à ceux des voisins de table. « Tu
devrais te laver parfois, mon cher Fred.  Tu pue cent lieues à la
ronde. Tu ne vois pas que tu fais fuir tout le monde. » Et il se mettait
à rire avec éclats.  Max était très mal à l'aise et se
demandait dans quelle « galère » il s'était embarqué.

Après le dîner, ils rentrèrent par Greenwich Village et, au coin
de Christopher Street et Hudson Street, ils entrèrent dans une boutique
de sexe où Stan fit faire des achats à Fred, toujours rouge de honte.
Il lui demanda d'acheter des liens, un gode, des boules chinoises, un
vibrateur, un slip de femme tout à fait affriolent avec de la dentelle,
une petite bouteille de poppers, un nécessaire à douche anale et,
durant les achats, il faisait des tas de commentaires genre : « Oh
regarde, Fred, la jolie culotte.  Tu serais mignonne là-dedans.  Ton
beau petit cul bien moulé sur les dentelles!........Oh!  Il faut que tu
achètes ces liens pour que Max et moi on puisse t'attacher pendant qu'on
t'encule...Oh! Un vibrateur pour préparer ton petit cul pendant que tu
nous suces... Tu pues comme une mouffette, Fred.  Il faut que tu achètes
ces poppers pour que Max et moi puissions oublier combien tu sens mauvais
pendant qu'on te baise...Achète ce truc pour les lavements, on en a
marre de ta merde sur nos queues après la baise...Et ainsi de suite; il
s'amusait à rendre Fred mal à l'aise, voire à l'humilier. Max
restait silencieux.  Il éprouvait de plus en plus de la pitié pour
Fred.  Au retour, Stan s'arrêta dans une cabine pour faire un
téléphone et on reprit le chemin de Tribeca.

En entrant au loft, Stan annonça que le lendemain personne n'irait
travailler.  Ils allaient tous se déclarer malades car la nuit serait
chaude et palpitante.  Faut dire que durant le repas, Max s'étant levé
pour aller aux toilettes, Fred avait enfoncé la poudre d'un viagra dans
son dessert.  Max commençait à avoir chaud et à se sentir
sexuellement très allumé encore une fois, mais plus allumé qu'il
ne l'avait encore jamais été durant sa vie.  Il voulait baiser et il
se sentait prêt à tout faire ou presque.  À peine à
l'intérieur, Stan ordonna à Fred de se mettre tout nu, d'aller se
doucher le cul pour être prêt à les « recevoir proprement »,
de revêtir sa petite culotte de dentelle blanche et d'aller s'assoir
dans le coin de la pièce en attendant qu'ils aient besoin de lui.  Fred
aussi était encore allumé car Stan l'avait forcé à prendre une
autre pilule viagra au resto et l'extasy du matin faisait encore un peu
d'effet.

Stan et Max fumèrent un joint «d'herbe» et allèrent le partager
avec Fred dans son coin.  Soudain, on sonna à la porte.  Fred blêmit.
Et si c'était quelqu'un de sa famille ou des amis????????? « Tu vas
répondre, Fred? » demanda Stan innocemment. « Mais je ne peux pas,
Stan.  Je suis tout nu et sale et ... » Il renifla quelques sanglots.

« Tu vas répondre Fred, peu importe qui vient! » Mais Stan savait
qui c'était.  Il avait téléphoné à son fournisseur de
marihuana de Greenwich qui arrivait pour la soirée.  Le cœur presque
hors de la poitrine, Fred ouvrit la porte et découvrit un Noir assez
grand, bien fait, début vingtaine, cheveux crépus, nez fin à la
racine et empâté au-dessus de lèvres, roses et délicates, mais
fermes et sensuelles; un très beau Noir en somme.  Stan se leva pour
l'accueillir : « Salut Buddy! (Buddy c'était son surnom.  Son vrai
prénom était Gordon).  Je te présente mon ami Fred, qui porte sa
petite culotte pour les grandes soirées... et par là c'est Max, un
grand copain. » Il fit entrer Buddy et l'invita à s'assoir.  Il
expliqua la nudité de Fred en des termes semblables à ceux qu'il
avait utilisés le matin même pour l'expliquer à Max.

« Mon très cher Fred est ma « botte » nolisée!  Il fait ce
que je lui demande autant pour moi que pour mes amis, n'est-ce pas Max?
Max a eu le plaisir d'apprécier ses services professionnels. _ Il eut un
grand éclat de rire_ Tu sais, il adore les Noirs, leurs pieds et leur
sac de couilles surtout.  Il pourrait te faire mourir de plaisir. Mais
avant, goûtons à ton nouveau « mélange » et prenons un bon
café que Fred fait à merveille. » Fred alla faire du café.
Stan vint le rejoindre pour mettre un viagra dans la tasse de Buddy.  Il en
avala un également.  Il caressa Fred au passage sur la nuque, dans le
bas du dos, sur les fesses, passa un doigt dans la craque de son cul, lui
saisit les couilles et lui murmura à l'oreille : « Je ne t'oublie
pas, mon beau Fred.  Tu es toujours dans mon cœur et dans mon esprit.
Je te prépare un moment inoubliable. » Et il retourna au salon.

Pendant les cafés, Fred resta assis par terre dans son coin, tout en
sirotant le sien.  Stan l'avait autorisé en s'en servir une tasse.  Les
trois compères prenaient le leur tout en fumant un joint du nouveau
mélange préparé par Buddy.  Il fallut peu de temps pour que le
cocktail de « pot » et de viagra produise son effet.  Ce fut d'abord
Max qui, depuis déjà un bon moment, ne se pouvait plus.  Il se
tortillait sur le canapé replaçant sans cesse une érection
impossible.  Il commençait à se rendre compte que cette érection
avait quelque chose d'anormal.  Jamais il ne s'était senti aussi
possédé que maintenant.

Stan s'en aperçut et commanda à Fred une première opération.  «
Fred! Tu ne vois pas que notre ami Max a des tensions extrêmes dans sa
queue.  Il faut que tu fasses quelque chose pour le soulager ».  Fred se
dirigea à quatre pattes entre les jambes de Max.  Il lui caressa la bite
à-travers le jeans et ouvrit sa braguette.  Il plongea sa main dans
l'ouverture et retira la queue toute bandée de Max.  Ce dernier était
rouge de gêne mais il sentait qu'il ne pouvait pas s'arrêter.  Il lui
fallait du sexe à tout prix.  Jamais, avant ce soir, il n'aurait
autorisé un gars à lui sortir la queue devant d'autres gars.



Mais, voilà, il se sentait hors de lui-même.  La charge sexuelle qui
l'inondait littéralement était au-delà de ses résistances.  Il
contribua même à se mettre à l'aise en retirant lui-même son
pantalon et son t-shirt. Il se surprit lui-même en disant à Fred : «
Ouvre bien ta petite gueule mon Fred et prend un peu de mon morceau. »
Stan était heureux des progrès si rapides de son protégé.  Il
regarda en direction de Buddy qui se caressait en fixant la scène de
Fred suçant Max.  Lui aussi sentait que l'herbe faisait des effets
bizarres et inconnus; jamais il n'avait eu en fumant une telle envie de
cul.  Quand la proposition de Stan arriva, elle fut donc accueillie avec
soulagement : « Allez Buddy!  Il ne faut pas te priver.  Tu peux te
mettre tout nu si tu veux et profiter de la vue.  On est entre copains...tu
pourras même profiter de la gueule de Fred tantôt.  D'ailleurs, moi
aussi, je vais prendre mes aises ».  En finissant sa phrase, il se
déshabilla complètement jetant ses vêtements partout sur le
plancher.  Il afficha une belle queue toute bandée et super raide, la
pilule ayant commencé son effet.  Buddy retira toutes ses fringues, mais
conserva son slip sur une queue toute raide.  « Il faut que Fred te
fasse un job de pieds et te fasse les honneurs de sa maison, Buddy, cria
Stan.  Allez! Fred, je sais que Max te plaît, mais il faut servir notre
ami Buddy également.  À ses pieds tout de suite! ».

À regret, Fred lâcha Max et se dirigea vers les pieds de Buddy.  Ils
n'étaient pas sales comme il le croyait.  Buddy s'était douché
sûrement récemment.  Mais ses pieds enchaussés dans des bas de
laine et des baskets avaient tout de même une forte odeur sombre et
tenace.  Aussi, Buddy était Noir.  Il dégageait cette odeur
caractéristique des Noirs qui, même très propres, continuent de
répandre cette ombre olfactive, un peu étouffante, comme un camphre
obscur et capiteux mais terriblement excitant.

Pendant que Fred léchait les pieds de Buddy, Stan avait avancé son
fauteuil plus près du canapé et enfonçait son gros orteil dans le
cul, maintenant propre, de Fred.  Il lui labourait le fion avec insistance.
Buddy et Max le regardaient faire avec un certain étonnement.  Puis,
s'adressant à Max qui semblait super excité et prêt à tout,
Stan lui demanda avec un air malicieux et un clin d'œil : « Dis donc,
Max, tu ne serais pas intéressé par hasard à goûter un peu à
notre ami Fred.  Il a tant fait pour nous depuis ce midi.  Il affiche un
bien beau cul tu sais.  Tu as dû remarquer d'ailleurs; et histoire de
rendre Max plus à l'aise, il ajouta : moi j'y ai goûté avant que
tu arrives.  Il était encore un peu puant, mais là, il l'a bien
nettoyé, tu ne devrais pas manquer ta chance. »

Hésitant, mais tellement excité, Max s'allongea sur le tapis
derrière Fred et, lui attrapant les cuisses, ramena son cul sur sa
figure.  Fred avait douché l'intérieur de son cul, mais il n'avait
pas eu le droit de prendre une douche.  Il sentait encore le pipi, le
sperme et la sueur de sa journée.

Max ne pensait pas qu'il puisse être aussi excité par l'odeur du cul
d'un gars. Il n'avait jamais vraiment cru que ça lui plairait...
Quoique!!!!!!!!!!  Il se souvint peu à peu, au fur et à mesure que sa
langue faisait naturellement son chemin dans le trou de Fred, que, au cours
de son adolescence, il fixait le cul des hommes.  Il regardait leurs fesses
dans le métro, de même que le cul des travailleurs de la construction
accrochés aux édifices de Manhattan, les paires de fesses splendides
des Portoricains, le cul des Noirs, presque toujours bombé, ferme et
invitant (d'ailleurs, il avait tout de suite regardé et envié le cul
de Buddy), l'arrière du pantalon des hommes en costume qui retiraient
leur veste et la mettaient sur une épaule durant la pause-midi à
Central Park, celui des garçons livreurs comme lui...Il se rappela aussi
comment il aimait regarder son propre cul dans une glace quand il se
branlait chez lui.  Il aurait parfois voulu être assez athlète pour
pouvoir le lécher.  Déjà, il enviait ceux qui pouvaient se sucer
en entrant toute leur queue dans leur bouche.  Lui, il parvenait à sucer
son gland et à éjaculer dans sa bouche, mais il n'arrivait pas à
tout prendre.  Il se rappelait aussi, tout en léchant le trou admirable
de Fred, qu'il avait toujours trouvé que le cul sentait bon le sexe et
les hormones mâles.

Il revint même à sa mémoire, qu'à quelques reprises, ayant
hélé un taxi au moment où le client précédent,
particulièrement sexé, en descendait, il lui revint en mémoire,
dis-je, que tout de suite après avoir dit au chauffeur sa destination,
il avait plongé son nez dans la housse du siège pour tenter
d'attraper les effluves restantes du cul du voyageur précédent.  Il
avait fait la même chose dans les bus ou dans la salle d'attente du
médecin quand il était le dernier patient et quand celui qui le
précédait venait tout juste de quitter le fauteuil où il était
resté assis assez longtemps.  Wow!  Il avait oublié tout cela ou
plutôt, il avait, selon le mot de Freud, décidé que ce désir
n'était pas lui vraiment; il était un non-moi.  Lui se savait un
garçon bien et les garçons bien élevés et propres ne sentent
pas le cul des messieurs et ne le lèchent surtout pas. Cela est bon pour
les homos pervers et dégénérés.  Mais voilà qu'il était
en train de faire ce que font les « dégénérés » et il se
souvenait tout à coup qu'il avait toujours voulu cela et maintenant, il
comprenait qu'il adorait ça.  Bien sûr, Stan s'aperçut qu'il se
passait quelque chose dans la tête de Max et il se douta, à le voir
faire, qu'il prenait son pied.  L'occasion était trop bonne.

« N'est-ce pas qu'il goûte bon le cul de mon Fred?  N'est-ce pas Max?
» Ce dernier murmura un oui à peine audible car il avait les joues
coincées entre les fesses de Fred.  « Mais le mien aussi est
délicieux Max...je suis sûr que ça te plairait d'y goûter. Tu
pourrais ensuite comparer.  C'est ta chance ce soir. Il y en a trois, le
tien mis à part, pour satisfaire ta curiosité.  Et puis, on est entre
copains. Allez! Viens un peu ici! « Et il releva les jambes pour bien
montrer son cul à Max et le tenter.  À regret, Max quitta le trou de
Fred qui avait cessé de laver les pieds de Buddy avec sa langue et lui
bouffait maintenant la poche de couilles à pleine gueule.

 Il s'avança prudemment vers Stan dont il redoutait les ordres et
l'autorité.  Ce dernier le fixa longuement du regard et ajouta, au
moment où le nez de Max s'approchait de son cul : « Toi aussi, tu es
un vrai petit cochon Max et tu as une propension à devenir un belle
salope comme Fred.  Tu vois, un gars comme moi ne s'approcherait jamais du
cul d'un autre gars.  Mais tu aimes ça, n'est-ce pas?  Je t'offre un
rêve à toi aussi.  Tu es la deuxième personne dont je fais le
bonheur aujourd'hui ».  Et finissant ces paroles, il saisit la chevelure
de Max par sa queue de cheval et tira la tête jusqu'à ce que la
figure soit toute entière dans sa craque de cul.  « Respire bien
fort, mon cher Max, je veux t'entendre apprécier l'odeur de mon cul et
ensuite je veux sentir ta langue parcourir toute ma craque de haut en
bas. » Max s'exécutant, Stan le complimenta : « Très bien Max!
Tu vas pouvoir rivaliser avec Fred.  Buddy et moi, on va devoir juger
lequel de vous deux est le meilleur lécheur de cul » Et il se mit à
rire, confirmant ainsi la soumission de Max qui sentait que Stan avait lu
en lui comme dans un livre ouvert au moment même où il prenait
conscience pour une première fois clairement de ses désirs cachés
voire ignorés ou niés.

Absorbé par les services que lui rendait Fred, Buddy en arrivait à
oublier ce qui se passait autour.  Ouvrant les yeux, il s'aperçut tout à
coup que Stan et Max étaient disparus.  Mais, comme il entendait du
bruit et des voix dans la salle de bain, il conclut qu'ils ne devaient pas
être très loin.  Effectivement, Stan avait entraîné Max dans la
salle de bain et le contraignait à prendre une douche rectale.  Pour
augmenter le malaise de Max, il lui disait qu'il voulait assister à
toute l'opération. Il voulait vérifier s'il allait bien se nettoyer
car il avait un beau cadeau pour lui.  « Je ne me suis jamais fait
enculé, Stan, dit Max, ce n'est pas dans mes fantasmes et ce ne sera pas
pour ce soir. » « Je te conseille en tout cas de faire ce que je te
dis pour l'instant.  On parlera plus tard de t'enculer ou pas.  Tout ce que
j'exige maintenant, c'est que tu te laves parfaitement le dedans du cul,
voilà tout » conclut Stan avec fermeté.  Et il ajouta : «
J'espère que tu es gêné de faire cela devant moi.  Plus tu seras
mal à l'aise, plus tu me remercieras demain car plus tu auras alors
exploré tes désirs secrets.  C'est gênant, n'est-ce pas Max de se
laver le dedans du cul devant un bon copain? » Max était en effet
rouge de honte et de colère aussi. Il aurait voulu casser la gueule de
Stan, mais, en même temps, il savait que Stan avait raison et que ce
qu'il était en train de vivre, il l'avait rêvé secrètement sans
jamais se l'avouer.  Stan lisait en lui maintenant, comme il l'avait fait
plus tôt, et sans doute comme il sera maintenant capable de le faire
plus tard dans la soirée.  Il se savait complètement soumis à
Stan.  Tel Fred, le matin même, il était tombé dans son piège
et il devait conclure, avec rage presque, que c'était pour son plus
grand bonheur.

Quand ils revinrent au salon, Stan tenait Max par la main.  Il annonça à
la compagnie que Max était maintenant propre en dedans, tout comme Fred.
On allait donc lui faire essayer quelque chose de « sublime »,
dit-il.  Il sortit les boules chinoises de leur sac et invita Max à se
mettre à genoux sur le fauteuil le cul dans la direction des autres
assis sur le canapé.  « J'ai un travail pour toi, Fred, dit Stan à
ce dernier.  Tu vas faire plaisir à Max et lui enfiler les boules
chinoises.  Les cinq doivent entrer; cela va lui masser la prostate.  Il va
monter au septième ciel. » Et il éclata de rire.

Déjà Max se sentait rendu au moins au sixième ciel.  Le lavement
en présence de Stan et l'effet maintenant très fort du viagra, le
rendait prêt à répondre à toutes les demandes.  Il se gardait
bien de le dire car il était inquiet de là où on voudrait le
mener, mais il se sentait volontaire à tout prendre.

Il était aussi très excité à l'idée que Fred serait
l'opérateur.  Il commençait à ressentir une tendresse toute
spéciale pour ce beau jeune homme qui se retrouvait sur le même banc
que lui, c'est-à-dire sur le banc des soumis.  Chose étrange
cependant, il se sentait confus car il se souvenait que le plaisir qu'il
avait ressenti à dominer Fred plus tôt dans la journée était
aussi intense que celui qu'il éprouvait maintenant à être
dominé.  Il percevait aussi que l'intensité de ses sensations
actuelles était conséquente de celles qu'il avait éprouvées
durant l'après-midi.  Aussi lui vint-il à l'idée que l'inverse
pouvait peut-être s'avérer vrai également.  Fred parcourait
peut-être maintenant le chemin inverse du sien.  Et si Fred, par la
même occasion, éprouvait une tendresse pour lui semblable à celle
que lui éprouvait pour Fred?  Quels partenaires merveilleux ils
feraient!  Mais cela devait sans doute être encore un fantasme ou un
rêve.  Il se savait un jeune homme solitaire et condamné à livrer
des pizzas.  Ce soir était un soir magique et il devait se contenter de
le vivre comme tel.

 Il ouvrit le plus possible son cul aux boules que Fred poussait dans son
trou et la pression qui augmentait après l'introduction de chacune,
durcissait à l'extrême son érection. Son méat dégoulinait de
liquide.  Fred s'en aperçut et vint en cueillir plein le bout de ses
doigts avant de le bouffer comme une précieuse liqueur.  Quand toutes
les boules furent introduites, Fred attrapa l'anneau fixé au bout de la
corde reliant les boules et s'amusa à tirer légèrement; les boules
exercèrent alors une forte pression sur l'anus qui tentait de s'ouvrir
pour les expulser.  Max hurlait de plaisir.  Sa prostate ainsi massée et
surexcitée par le viagra le menait au bord de la jouissance.  Stan
ordonna à Fred d'arrêter de tirer sur la corde et à Max de
s'assoir confortablement sur le fauteuil.  Ce fut ensuite au tour de Fred
de se mettre à genoux sur le canapé cette fois et Stan entreprit de
l'enfiler avec un gode représentant la queue d'un Noir.  « C'est une
préparation au morceau de Buddy, mon cher Fred, déclara Stan.  Il
faut t'y faire.  La soirée ne se terminera pas que tu ne lui ais
goûté jusqu'au fond ».  Encore une fois, il éclata de rire.

Puis, se retournant vers Max, il lui dit de relever ses jambes et de jouer
avec la corde qui retenait les boules.  Quant à Fred, il dut s'assoir
sur le canapé, juste en face de Max, et s'amuser lui-même avec son
gode.  « Je veux que vous vous regardiez vous amuser avec le cul bien
plein des nouveaux jouets de vos papas favoris, mes trésors.  Mais
n'ayez pas le malheur de jouir!  Cela vous vaudrait une terrible
punition. »

Max et Fred n'osaient pas se regarder trop longtemps car la vue l'un de
l'autre les aurait menés à la jouissance.  Ils ralentissaient le
rythme et faisaient forcément du edging (se mener jusqu'au bord de la
jouissance et arrêter).  Stan et Buddy se branlaient devant le spectacle
et jouissaient du pouvoir qu'ils avaient sur les garçons.  Ce pouvoir
était aussi excitant que le spectacle, surtout dans la tête de Stan
dont c'était le premier fantasme.

Après un long moment de show, Stan décida qu'il était temps de
faire jouir les soumis.  De toute manière, ils n'en auraient pas fini
après coup car le viagra continuerait de faire son effet quelque temps
encore.  Max ordonna à Fred d'aller lécher visiblement les bords du
cul de Max complètement élargis par la pression des boules dans leur
effort pour sortir.  Il voulait le voir goûter au cul distendu du beau
Max, dit-il et le spectacle devait en valoir le mal qu'il se donnait pour
leur faire plaisir.  Fred ne montrait pas qu'il était ravi, mais Max le
savait.  Fred prit son temps pour lécher chaque courbure du cul de Max,
chaque pli, chaque gonflement.  Puis il tira sur la corde lentement, vit
apparaître presque la moitié d'une boule élargissant
complètement l'anus.  Sa langue tentait de se frayer un passage entre la
boule et le bord du cul mais ne parvenait pas, bien sûr, à
détendre davantage l'anus.  Fred fut reconnaissant à Stan d'avoir
forcé Max à se doucher profondément avant de le soumettre à
l'épreuve des boules.

La première boule sortit propulsée en même temps qu'un long cri de
plaisir de Max avec sa voix mâle et profonde.  Le manège reprit pour
la seconde boule.  Fred prenait son temps car il y prenait son pied.  La
seconde boule sortit avec le même cri et la même pression.  Quand
Fred sentit qu'il ne restait que deux boules, il tira plus violemment sur
l'avant dernière la faisant sortir d'un coup, ce qui fit émettre un
cri plus fort et plus grave à Max.  Il avait reprit sa branlette à la
deuxième boule.  Au moment de la dernière, il se branlait plus vite,
la tête allant de tous les côtés, ce qui faisait battre la queue
de cheval alternativement sur chacune de ses épaules.  Enfin, Fred
arracha littéralement la dernière boule d'un geste vif et violent.
Max cria de toutes ses forces et des jets de foutre furent propulsés, en
même temps, partout sur lui et par-dessus le fauteuil.  La figure de
Fred était striée de filaments de jus de cul mêlé de lubrifiant
et de longues traînées de foutre descendaient sur son front et sur
son nez.  Stan le laissa reprendre un peu ses esprits pendant qu'il
demandait à Fred de reprendre son exercice avec le gode.

Quand Stan comprit que Fred était aussi au bord de jouir, il lui demanda
de cesser les mouvements et de venir avec lui, Max et Buddy dans la salle
de bain.  Il demanda alors à Fred de reprendre sa pratique avec le gode
mais de s'étendre dans la baignoire pour le faire.  Fred obéit.  Il
demanda alors à Max de monter dans la baignoire et de se tenir debout
devant Fred le regardant se branler tout en se pénétrant avec le
gode.  Max obéit.  C'est alors que vint l'ordre de Stan : « Tu dois
avoir une sacrée envie de pisser, Max, après avoir éjaculé
comme ça. » Il était certain que Max était au bord d'éclater
après le massage de prostate, et forcément de vessie, que lui avaient
donné les boules chinoises.  « Oui! Faut que j'y aille avant de
rebander » répondit Max.  « Comment ça, il faut que tu y ailles
avant de rebander. Tu y vas maintenant.  Tu te soulages sur ton copain
Fred, ton semblable, celui qui aime comme toi qu'on le traite en tantouze.
Tu lui pisses dessus et garde un bon jet pour sa petite face.  Il adore
ça.  Ah! Tu vas en voir des belles avec lui!  Allez Fred! Ouvre ta
petite gueule de femelle pour recevoir le pipi de ton beau copain, Max! »
Max doutait que Fred obéît cette fois-ci.  Il fut transporté quand
il le vit ouvrir grand la bouche.  « Tu vois comme il t'adore, ton petit
copain, mon cher Max, il veut même boire ton pipi doré.  Il a
goûté à tes pieds sales.  Il a dégusté ton fromage de queue.
Il a déjà lécher ton cul pas encore lavé.  Et maintenant, il
veut absolument boire toute ta pisse, n'est-ce pas Fred? » Le n'est-ce
pas revenait encore et toujours.

Max sidéré, sentant que son érection voulait reprendre, avant de
perdre cet ultime moment de vivre un nouveau plaisir et, voyant par
ailleurs que ce nouveau plaisir semblait réellement beaucoup plaire à
Fred, prit sa belle queue dans sa main, la souleva et projeta sur la face
de Fred en extase, la chopine de pisse qu'il avait préparé pour lui.
À la fin de la miction, Max avait repris toute son érection tant la
situation l'excitait.  Fred voyant le méat de Max s'élargir pour
laisser passer le flot, ouvrit la bouche, enfonça davantage le gode dans
son cul en accélérant les mouvements, tant ceux de la main qui
agitait le gode que ceux de sa queue qu'il branlait.  Pendant que la pisse
chaude de Max coulait dans la face de Fred et débordait de ses
lèvres, Fred lâcha un grand cri et projeta son foutre dans l'air
par-dessus le bord de la baignoire.

« Beau spectacle, mes petites! » dit Stan avec de la malice et
même de la méchanceté car il était à la fois ravi et un peu
jaloux d'être en train de laisser Max prendre sa place dans le cœur
et l'esprit de Fred.

Quand ils revinrent au salon, Stan demanda un drink, histoire de se
remettre des sensations qu'ils venaient tous de vivre.  On s'assied un peu
pour causer.

Stan et Buddy parlèrent des dernières performances de l'équipe
newyorkaise de baseball, de leurs nuits hot en boîte, de leurs prouesses
sexuelles récentes avec les filles, de dope, de vitesse automobile et de
cul en général avec quelques commentaires sur la situation
présente laquelle, affirmaient-ils, ne pouvait être qu'une
parenthèse dans leur vie, une fantaisie folle dont on aurait été
bien bête de se priver.

Stan raconta à Buddy combien il avait hésité avant de venir
retrouver Fred. Mais, comme il savait que depuis des lustres ce dernier se
mourait d'envie de lui sucer la queue et de lui bouffer le cul, très
réchauffé après sa nuit en boîte, il avait décidé de
ramasser son courage pour venir en aide à ce pauvre Fred qui se
morfondait depuis tant d'années.  Quant à Max, c'était une
question de pur hasard. Il avait voulu en faire un partenaire pour profiter
et soumettre Fred, mais il venait de se rendre compte qu'il était une
tante comme l'autre et qu'il souhaitait être humilié, dominé et
prit comme une salope à l'égal de l'autre.  Quelle tristesse!  Un si
beau garçon qui se révèle un dégénéré!  C'est pourquoi
il avait tenu à inviter Buddy.  Il ne tenait pas à demeurer seul avec
ces deux femelles ni à être le seul à profiter de leur cul...deux
bons garçons au demeurant, ajoutait-il pour montrer sa bonté et sa
miséricorde en leur prêtant un peu de sa queue et de son cul.

Pendant ce temps, Fred et Max avaient été contraints au silence.  Ils
avaient eu droit à quelques gorgées de bière mais ils devaient
rester à genoux, face contre terre, le cul en l'air dans la direction de
Stan et de Buddy.  À l'occasion, Stan, et ensuite Buddy quand il devint
plus à l'aise par les propos de Stan, demandaient à Fred ou à Max
de bien écarter leurs fesses afin de bien faire voir leur trou.  Ils
leur dirent aussi de faire régulièrement ce geste sans qu'ils leur
demandent.  Par ce signe, ils devaient indiquer aux deux compères assis
d'avoir la bonté de les enculer quand cela serait leur bon plaisir.  Ils
devaient montrer à leurs « bourreaux » qu'ils étaient de plus
en plus prêts à être exécutés c'est-à-dire, dans la
circonstance, enculés.  Comme ils se refusaient à poser ce geste de
leur plein gré, Stan leur fit comprendre que s'ils ne le faisaient pas,
ils le paieraient chèrement, sans toutefois précisé le prix.

L'imagination de chacun travaillait à leur représenter le pire.  Le
scandale au travail et dans la famille.  Du chantage et quoi d'autre
encore.  Chacun savait que Stan était capable de tout et avait un
pouvoir de conviction extraordinaire.  Parallèlement toutefois, chacune
des deux victimes se sentait davantage plus forte par le fait qu'elles
étaient maintenant deux.  Ils auraient pu, à la rigueur, se
défaire de Stan et de Buddy.  Mais une force plus grande que celle des
deux dominants les contraignaient à se soumettre.  Cette force, elle
venait de l'intérieur d'eux-mêmes.  Elle leur rappelait qu'ils
étaient bien heureux, comme enivrés, dans cette position de
soumission laquelle ils n'avaient encore jamais vraiment sentie auparavant
et ils désespéraient de la ressentir de nouveau un jour s'ils
laissaient passer cette occasion.  Comme ils ne pouvaient pas se parler,
ils ne pouvaient pas développer de complicité autre que celle de la
réduction où ils se trouvaient.  Autrement dit, ils se sentaient tout
seul à deux ou deux à être tout seul.

Une heure plus tard, Stan décida qu'il fallait bien rendre un dernier
hommage aux garçons.  Buddy et lui avaient rebandé depuis longtemps.
Fred et Max n'avaient presque pas perdu leur érection, le viagra faisant
toujours sentir ses effets.  Enfin Stan se décida à dire à Buddy:
« Tu es bandé comme un étalon noir et moi comme un étalon brun.
Nos petits copains ont bien hâte de se faire défoncer le trognon par
nos machins.  Faut pas les faire languir plus longtemps, n'est-ce pas
Buddy? » Sans attendre la réponse de Buddy, il se présenta à
l'arrière de Max pour se venger de Fred en suscitant en lui une double
jalousie : il ne le choisissait pas d'abord et il prenait celui pour qui
Fred semblait avoir développé un certain béguin.  Aussi allait-il
faire avaler à Max ses propos de tout à l'heure, à savoir qu'il ne
se laisserait pas enculer.  Stan voyait tout très vite.  Il offrit le
cul de Fred à Buddy en lui disant : « Tu le défonces bien Buddy.
Fred adore les grosses bites de Noirs.  Il faut que j'entende claquer ton
ventre contre ses fesses et tes couilles contre la paroi de son cul.  Je
t'assure que tu vas m'entendre aller et venir dans le trou de Max.
Prépare-toi bien cher Max, tu vas vivre la ride de ta vie. » Il prit
une bonne sniffée de poppers, plaça la petite bouteille sous le nez
de Max pour que le poppers lui enlève toute inhibition, et il
l'enfonça presque d'un coup suscitant un cri terrible de Max.  Buddy
accomplit le même manège avec Fred et la pièce qui avait été
tranquille pendant près d'une heure était de nouveau envahit par le
bruit de friction des queues dans les culs, des cris et des gémissements
des pénétrés, des soufflements et des plaintes des
pénétrants, de même que par un mélange incroyable et hautement
excitant d'odeur de sueur, de lubrifiant, de poppers, de bites
dégoulinantes de jus pré-éjaculatoire, de culs, de pisse
séchée sur le corps d'une « victime » et peut-être aussi
d'un peu de merde.

 Juste avant que l'un des deux ne jouisse, Stan ordonna à Buddy de ne
pas se finir dans Fred mais de changer de partenaire.  Et toute
l'opération recommença : lubrifiant, poppers, grand coup de
pénétration, fourrage violent et va-et-vient tumultueux.  Stan tenait
à jouir dans Fred c'était une sorte de promesse tacite depuis High
School.  Il devait montrer qu'il avait le privilège de son cul et, pour
Fred, le privilège de sa bite.  Les sniffées de poppers se
succédaient dans le nez des quatre. La pression montait, les cous
étaient rouges et les souffles courts.

Soudain, Buddy cria : « Je vais jouir Stan. J'en peux plus » «
Vas-y!  Vous aussi vous pouvez y aller les gars! » Cette permission
tardive et longtemps attendue, eut pour résultat une augmentation
sensible des gémissements et des cris qui avaient transformé le salon
en une sorte de zoo, une cage à singes en appétit de rut ou de
lionnes en mal de mâle.  Nos compères lâchèrent les écluses
et il sembla que des litres de foutre s'engouffraient dans les culs de Max
et de Fred, tandis que leur foutre, projeté devant eux, créait de
nouveaux motifs sur le tapis.

Après ce grand service, les garçons eurent droit à un fauteuil et
à une bière.  Buddy leur roula même un petit joint pour « mieux
dormir » dit-il.  Cela sentait la fin de party.  On causa encore quelque
temps, mais Fred et Max ne sentaient pas droit qu'ils avaient droit de
prendre part à la conversation.

Finalement, vers trois heures du matin, Stan donna l'ordre d'aller dormir.
Il envoya Fred et Max dans la chambre de Fred, se réservant le
canapé.  Buddy déclina l'invitation à dormir et préféra
rentrer chez lui.  Avant d'aller dormir, Stan activa un réveil pour neuf
heures en spécifiant aux garçons qu'il faisait cela pour eux, par
pure bonté, pour qu'ils puissent téléphoner à leur employeur
afin de prendre congé.  Il avait, dit-il, biens d'autres demandes à
leur faire encore le lendemain, plus éprouvantes pour leur cul et leur
égo.  Il leur ordonna de ne pas jouir durant la nuit.  Il leur dit qu'il
s'en apercevrait s'ils dérogeaient à ses ordres et ils le paieraient
très cher.

Max et Fred étaient à la fois très inquiets et anxieux de savoir
ce que leur réservait la journée suivante et se trouvèrent bien
heureux de pouvoir aller dormir et de pouvoir dormir ensemble.

Quand ils se réveillèrent au timbre du réveil, chacun appela son
patron pour annoncer qu'il était malade et retourna se coucher en
attendant le réveil de Stan et ses ordres.  Mais les ordres ne venaient
pas.  Vers midi, la faim les tenaillant, ils se risquèrent à sortir
de la chambre, prêts à braver la colère de Stan.  Mais Stan avait
disparu.  Il semblait même qu'il n'avait pas du tout dormi sur le
canapé.  Il avait dû quitter tout de suite après Buddy.  Allait-il
revenir? Où était-il donc passé?

Max trouva une enveloppe par terre près du tapis.  Elle était
adressée à Fred.  Il la lui remit. C'était bien un mot de Stan.

« Cher Fred,

Quand tu trouveras cette lettre, je serai sorti de ta vie.  Comme je compte
quitter New York bientôt et pour très longtemps, nous ne nous
reverrons peut-être jamais.

Tu as un bien beau cul, mon cher Fred.  C'eut été une vraie malchance
si je ne m'étais pas décidé à te rendre visite.  Je savais, et
j'y pensais souvent, que tu souhaitais t'amuser avec le mien depuis des
années.  L'attente n'a rendu la découverte que meilleure...et sans
doute pour les deux.

Max, qui s'est glissé dans nos jeux par hasard, est sans doute le
meilleur souvenir que je pouvais te laisser et ce n'était pas du tout
planifié, évidemment.  Grâce à lui, tu ne m'oublieras jamais
tout à fait.  Il est comme toi et vous allez pouvoir partager des
fantasmes communs.  Je vous suggère de continuer à vous dominer l'un
l'autre, à tour de rôle.  Vous êtes tous les deux faits pour
être dominés mais vous êtes faits aussi pour apprécier de
dominer l'autre.  J'ai vu ça dans les yeux de Max quand il te pissait
dessus.

 Et toi, quand tu le servais en léchant ses pieds, tu te serais bien vu
te faire lécher par lui.  Vous faites un couple bien assorti si vous
savez bien prendre et être pris.

Je garde l'image de ton corps nu dans ma mémoire et je rêve de te
faire encore plein de cochonneries.  Mais moi, tu n'aurais jamais réussi
à me soumettre et tu te serais sans doute lassé de mes ordres.

Prends soin de toi!  Gros bisous à vous deux!

Ton Stan »

...

Fred arrêta la narration de son aventure.  Un silence se fit entre nous.
J'étais complètement abasourdi.  Qu'est-ce que Fred était venu
faire ici?  Comme dans le cas de Stephen, mon client précédent, il me
semblait que ce qu'il avait vécu était une expérience plutôt
merveilleuse.  Pourquoi avoir besoin d'en parler?  « Voyez-vous toujours
Max? » lui ai-je demandé.  « Bien sûr! Nous sommes devenus des
amants et nous mettons en pratique les conseils de Stan.  Ça fonctionne
très bien.  Max a abandonné la livraison de pizza et il est retourné
aux études.  Il demeure maintenant avec moi et je l'aide dans ses
travaux.  Il y a une extraordinaire tendresse entre nous.  Mais quand vient
le temps du sexe, à tour de rôle, l'un de nous deux prend le dessus
et impose à l'autre ses volontés.  Je le force à me servir ou
c'est moi qui le sers. »

Je ne pus m'empêcher de lui demander ce qu'il faisait en consultation.
« Je voulais deux choses, me dit-il.  La première c'était de
pouvoir raconter en détails, à un parfait étranger, ce que j'avais
vécu.  Je ne pouvais en parler à des amis sans trahir tous les
secrets de ma vie et de mon passé à l'école.  Et je ne pouvais
plus garder tout cela pour moi.  La deuxième, je voulais avoir l'opinion
de quelqu'un de neutre à savoir si les conseils de Stan ne contenaient
pas des pièges.  Il a exercé sur moi un tel pouvoir et si longtemps
que je me demande toujours s'il ne m'a pas tendu un autre piège en me
suggérant d'entreprendre une relation avec Max.  Reviendra-t-il un jour
pour me hanter encore une fois? »

Bien sûr, je ne pouvais pas prédire l'avenir. Mais je croyais
sincèrement que Stan était vraiment sorti de sa vie.  Je l'ai rassuré
longuement et je lui ai démontré que le piège n'était qu'en
lui-même s'il ne cessait de s'inquiéter.  Il devait se laisser porter
par son amour pour celui qui me paraissait un merveilleux jeune homme, son
très cher Max.  « Je crois que vous êtes heureux, n'est-ce pas? _
reprenant le n'est-ce pas de Stan_ Et bien continuez de l'être le plus
longtemps possible et toujours si vous le pouvez.  J'aimerais tellement
rencontrer un Max moi aussi. »

Il m'embrassa et me serra fortement dans ses bras.

Pour tâcher de vaincre mon émotion, car je m'étais attaché à
lui au cours de nos rencontres, j'ai téléphoné à mon
répartiteur pour prendre un autre client le plus vite possible.  Il me
parla d'un étrange médecin.  J'acceptai de le voir deux jours plus
tard.

À suivre...Big Apple 10; Nouvelle histoire; premier épisode : Le
cabinet du docteur Svihovic

ALEXANDRE