Date: Mon, 10 Feb 2014 13:28:10 +0000 (GMT)
From: Adelard Dore <adelardore@yahoo.fr>
Subject: Bons baiser d'Alabama 11

Bons baisers d'Alabama 11

Note : NIfty a besoin de notre contribution.  La plus petite participation
serait acceptée. Veuillez consulter le lien pour contribuer.

Un peu de cinéma maison

Après un souper aux chandelles vraiment délicieux et préparé
avec soin par John, qu'on prit allongés nus sur les lits à la Thaï
et durant lequel nos queues bandaient et débandaient en fonction des
sujets de conversation et de la position plus ou moins expressivement
érotique qu'on prenait sur notre lit respectif, John activa une
télécommande et un écran descendit du plafond sur le mur opposé
à notre table et à nos lits.  J'ai remarqué alors qu'il y avait un
projecteur de fixer au plafond près de l'espace cuisine.  Je ne l'avais
pas encore remarqué.  Avec une autre télécommande, il baissa
davantage l'éclairage et les chandelles devinrent notre seule
véritable source de lumière.  Cela augmentait l'érotisme de nos
corps nus. Je trouvais John tellement sexé et désirable.  Qu'il soit
habillé ou nu, je n'avais qu'une envie : avoir du sexe avec lui.

Avant de démarrer la projection, il crut bon de me la présenter.  Je
verrais de longs extraits tantôt de ses propres masturbations et
tantôt de celles de ses « élèves », ceux qu'ils recevaient
ou avaient reçus déjà pour une « formation ».  Il m'informa
qu'il était toujours le caméraman et que ses « élèves »
devaient faire comme s'il n'était pas là.  Quand c'était lui qui
figurait à l'écran, la caméra était posée sur un trépied
et il la faisait bouger par un contrôle à distance.  Il se leva et
revint à sa place avec deux serviettes, un bol d'eau, du lubrifiant, des
petits miroirs ronds pour se faire la barbe et des godes de diverses
grosseurs.  Il disposa le tout sur la table et me dit qu'on allait s'amuser
en regardant les projections mais qu'il ne fallait pas que je jouisse.  «
Quelle horreur, dis-je!» Malgré le désir ardent que j'avais de
voir ces films, les conditions imposées m'auraient fait préférer
une messe du dimanche! À quoi bon voir de telles vidéos si on ne peut
pas se soulager? » Pour réponse, il initia d'abord un sourire, puis
il ajouta : « Si tu n'arrives pas à te contrôler ce soir devant
des images, comment feras-tu demain devant de vrais corps?  Après dix
minutes demain, tu auras joui et il te faudra attendre un certain temps
avant que ton désir ne se rallume.  Ce serait bien dommage! » Ces
paroles pleines de sagesse furent suffisantes pour me convaincre que je
devais obéir à ses commandements.

Le premier extrait nous le montrait lui, assis sur le cabinet des toilettes
en train de lire un magasine.  Son slip et ses pantalons étaient
baissés sur ses chevilles et il portait une chemise avec cravate.  La
caméra nous montrait sa queue appuyée sur le bord du siège de la
cuvette qui commençait lentement à prendre du volume, s'étirait à
gauche, puis à droite et se redressait lentement en se gonflant de sang
pour devenir complètement bandée.

Il délaissait par moment sa revue pour jeter un coup d'œil à son
membre grandissant.  Puis, il reprenait la revue quelques minutes, la
caméra continuant à nous montrer sa queue bandée qui donnait de
petits coups pour attirer son attention.  Il déposa enfin sa revue par
terre puis il se regarda, je devrais dire s'observa, avec une sorte
d'admiration et de sourire dans le regard.

Avec ses deux mains, il caressa ses cuisses et écarta ses jambes. Il
s'amusa quelques minutes à soupeser sa poche et ses couilles, les
manipulant avec amour et délectation.  J'admirais son sexe en
érection bien sûr, mais aussi ses jambes avec leur léger duvet,
ses cuisses solides et fermes. Quand il enleva sa chemise, je pus admirer
aussi son ventre plat, ses abdominaux découpés comme une ancienne
planche à laver, sa poitrine avec son torse large et ses belles
épaules musclées mais pas trop non plus. Juste assez pour faire de
lui un modèle d'homme.

Puis, il empoigna son pénis avec sa main gauche et il amorça des
séries de mouvements différents, chaque sorte semblant lui faire
vivre une nuance de plaisir particulière.  Sa queue dont la partie
supérieure était plus pâle que la partie inférieure dû au
fait qu'elle se trouvait sans doute confinée sous le prépuce ou
cachée sous la peau repliée quand le pénis n'était pas en
érection, continuait de gonfler, bien qu'elle semblât au maximum de
son expansion possible, jusqu'à atteindre une telle dureté qu'elle ne
bougeait presque plus.  C'est à ce moment là que John me fit
remarquer qu'il l'avait menée à sa tension maximale et que maintenant
il était vraiment prêt à jouir.  Il appuya son dos sur le
réservoir du cabinet, pointa sa queue vers l'avant et des jets de foutre
jaillirent comme un flot.  Le caméraman, s'il y en avait eu un, aurait
été éclaboussé.

Au moment où John s'apprêtait à jouir sur l'écran, mon propre
orgasme n'était plus très loin tellement sa vidéo m'excitait.  Il
se leva pour me distraire. Il s'assit sur la table juste en face de moi,
écarta les jambes et me demanda de jouer un peu avec son sexe.  Je ne me
fis pas prier.  Mais il m'expliqua plus tard que c'était une tactique
pour m'empêcher de jouir.  Car il ne me permit pas de me toucher pendant
que je le masturbais.

Il regagna sa place après quelques minutes de jeu, je devrais dire de
récréation, pour moi et pour lui aussi sans doute.  Il changea de
cassette et une autre vidéo débuta.  Incroyable!  Je n'en revenais
pas. C'était une vidéo avec mes deux compères de la
Nouvelle-Orléans : Antoine et Charles.  Mon étonnement allait exiger
des explications.  Je savais que Charles et Antoine étaient venus le
consulter et qu'ils avaient eu du sexe ensemble, mais je ne savais pas
qu'il les avait filmés.  « Cela faisait partie du processus », me
dit-il.  « Je les filmais et ensuite, le lendemain, on regardait la
vidéo et on la commentait si nécessaire ».  J'ai compris alors
pourquoi Antoine et Charles avaient tant souhaité me filmer et
désiraient tant que je regarde cette vidéo ensuite avec eux.  Ils
avaient déjà eu dans ce domaine une vraie répétition
générale qui les avait sans doute très excités.

La vidéo débutait par les deux gars, le père et le fils, assis
dans la fameuse « boudeuse » victorienne à haut dossier de cet
appartement.  Ils se faisaient face, se voyaient parfaitement la figure qui
n'était qu'à un demi mètre l'une de l'autre, mais ne voyaient pas
leur corps ni leurs mouvements. Ils se regardaient avec désir.  La
caméra allait tantôt d'un côté de la boudeuse, tantôt de
l'autre de sorte que l'on puisse voir l'un et l'autre des participants se
masturber alors que les participants eux-mêmes, c'est-à-dire Antoine
et Charles bien sûr, ne se voyaient que la figure.

Ils portaient leur slip mais plongeaient leur main sous la bande et se
caressait le sexe.  Chacun y allait de sa manière et jouait avec son
membre selon son habitude.  Ils se regardaient avec concupiscence car
chacun savait ce que faisait l'autre mais ne le voyait pas.  John
m'expliqua qu'il voulait, par cet exercice, les amener à revivre ce que
chacun avait vécu seul, l'un dans sa chambre, l'autre dans son petit
boudoir spécial, quand l'un et l'autre imaginaient ce que chacun faisait
en se masturbant ainsi séparément.  Puis, comme c'est par leur slip
plein de sperme qu'ils s'étaient révélé leur désir
réciproque l'un pour l'autre, au bout d'un moment, John leur demanda
d'enlever et d'échanger leur slip.

La caméra encore une fois fit le tour de la boudeuse et nous permit de
voir séparément chacun à son affaire.  Les deux avaient retourné
le slip de l'autre et ils en sniffaient l'intérieur avec la même
passion peut-être que la première fois à leur maison de la
Nouvelle-Orléans quand ils le repéraient sur le tas de linges sales.
Puis, la caméra nous montra Charles qui regardait attentivement son
père sniffer son slip.  Cela semblait l'exciter beaucoup et on le vit
porter ses doigts à son nez et ensuite les lécher.  Antoine voyant
que son fils mettait ses doigts sous son nez et ensuite sur sa langue,
lâcha le slip et lui demanda avec une voix cassée comme quelqu'un
dont la respiration est troublée: « Mon beau Charly, est-ce le jus de
ton cul que tu goûtes ainsi sur tes doigts? » Charles fit signe que
oui.  On vit alors Antoine pâlir, ses yeux s'agrandir et il dit : «
Laisse-moi te goûter aussi, mon grand » Et on voyait Charles tendant
ses doigts par dessus la boudeuse vers le nez de son père. Il les sniffa
et les lécha avec les yeux complètement chavirés dans leur orbite.
Quand il sembla satisfait, si on peut être jamais satisfait de cela,
Charles lui dit : À mon tour maintenant!  Moi aussi je veux goûter au
jus de ton cul, mon Daddy!  Et la caméra nous montra Antoine caressant
son cul de ses doigts et les portant à l'attention de Charles de l'autre
côté de la boudeuse.  Charles retenait la main de son père et
sniffait ses doigts et les léchait en les plongeant complètement dans
sa bouche.  Terriblement excités par leurs échanges, on voyait les
mouvements des deux qui se masturbaient.  Ils continuaient de se regarder
dans les yeux et ils sortaient parfois la langue comme pour indiquer leur
goût l'un de l'autre.  John, qui faisait office à la fois de
maître et de caméraman, leur demanda de se lever et de se placer tous
les deux l'un à côté de l'autre devant l'un des grands miroirs de
l'appartement.  Ils obtempérèrent immédiatement et se
retrouvèrent tous les deux debout se regardant de pied en cap dans le
miroir.

John leur ordonna de se branler un peu comme s'ils étaient tout seuls et
qu'ils avaient la chance de voir l'autre sans être vus.  Une superbe
branle se mit en place que la caméra réussissait à bien rendre de
part sa position en angle.  Le père et le fils, la queue dégoulinante
de longs filaments de liquide pré-éjaculatoire se branlaient avec
vigueur mais sans précipitation de manière à faire durer ce
plaisir le plus longtemps possible.  Ils se caressaient les couilles et se
passaient un doigt dans la craque du cul.  Ils se chatouillaient et se
pinçaient les mamelons, sniffaient leurs aisselles, léchaient leurs
doigts, crachaient sur leur sexe pour le lubrifier et se léchaient la
paume de la main pour la rendre glissante aux mouvements de va-et-vient.

Le plus excitant était de les voir se regarder l'un l'autre et de lire
l'intensité du désir dans leur regard.  John m'expliqua, en bon
pédagogue, qu'ils bandaient l'un pour l'autre et sur eux-mêmes ne
sachant peut-être pas que le désir de l'autre qu'ils éprouvaient
n'était que la surface d'un désir beaucoup plus profond, celui
d'être aspiré par l'autre pour devenir cet autre et vivre dans son
corps afin d'en jouir comme l'autre lui-même en tentant de posséder
ses désirs et ses fantasmes.

« C'est pourquoi, me dit John, la masturbation à deux ou à
plusieurs qui implique le partage de fantaisies est si importante.
Contrairement à une relation sexuelle classique où chacun tente de
plaire à l'autre en lui livrant son corps mais en tentant d'oublier le
sien (ce qui prive l'autre de s'absorber, de se fondre dans les fantasmes
de son partenaire), la masturbation à deux ouvre des portes
insoupçonnées vers une nouvelle extase.  C'est une révélation,
presque au sens mystique du terme.  C'est d'ailleurs le but ultime de notre
organisme et le sens profond du terme : celebrate the self.  C'est pourquoi
aussi des hétérosexuels tant hommes que femmes fréquentent nos
activités.  Ils apprennent à vivre des expériences de masturbation
à deux ou collectives sans que cela ne constitue un refus de l'autre,
comme cela est souvent perçu dans les relations hétérosexuelles
traditionnelles mais aussi dans les relations homosexuelles
traditionnelles.

En effet, plusieurs gays croient que la masturbation à deux, si elle
n'est pas précédée par une baise normale c'est-à-dire
déculottage, suçage, léchage et pénétration, est inutile et
frustrante.  C'est qu'ils ne sont pas parvenus à découvrir ce qu'ils
cherchent vraiment dans les corps qu'ils désirent.  Ils croient que
c'est posséder ce corps qui les fascine, c'est-à-dire le
pénétrer ou en être pénétré, alors que c'est le désir
de pénétrer le monde intérieur de l'autre, son âme, ses
secrets, qui constituent la véritable satisfaction, l'ultime
conquête.

Cela est peut-être l'une des causes de l'incroyable dispersion sexuelle
chez les gays.  Après chaque corps nouveau découvert, on pourrait les
entendre chanter ce vieux tube de Peggy Lee : Is that all there is? (Est-ce
que ce n'est que ça?)  S'ils avaient chercher à saisir la
spécificité de la jouissance de l'autre, et la masturbation à deux
est un excellent moyen pour la découvrir , ils seraient entrés dans
un univers complexe, fascinant et infini et ils ne sentiraient pas
nécessairement le besoin d'aller ailleurs, sur un autre corps, tenter de
trouver l'occasion rare d'une extase presque mystique qu'ils viennent
justement de laisser passer, par ignorance ou inconscience. »

Ce discours de John me troubla beaucoup.  Il fut une sorte de
révélation.  J'ai compris plus tard que le fait de me montrer une
vidéo de Charles et Antoine fut un puissant instrument didactique.  Car
j'étais en mesure, les ayant connus et ayant pu percevoir
l'extraordinaire communication qui existait entre les deux, de mieux
comprendre maintenant, dans une reprise vidéo de leurs actions intimes,
l'intensité des liens qui les unissaient, la puissance du plaisir qu'ils
se donnaient et la foudroyante force de leur orgasme.  À chaque fois,
ils mouraient l'un dans l'autre en épousant le désir que chacun avait
du corps de l'autre et qu'ils avaient aussi de leur propre corps.  «
Car, me dit encore John, si on n'a pas de plaisir avec son propre corps, si
on ne désire pas jouer cochon avec son propre corps, on imagine mal que
les autres puissent avoir envie de le faire avec nous.

D'où l'importance de la branle solitaire aussi.  Si Antoine avait
parcouru les bars de la rue Bourbon et consommé des corps d'hommes comme
des bières, il n'aurait pas développé les fantasmes qui ont mijoté
dans le chaudron de sa psyché durant quelques années.  Le désir
qui s'est installé pour Charles ne se serait pas manifesté avec
autant de force.  Quant à Charles, s'il n'y avait pas eu le petit
boudoir mystérieux d'Antoine où il savait ce qu'il devait y faire, ce
petit boudoir étant tout à la fois juste assez discret et assez
ouvert, juste assez secret et assez révélé, juste assez timide et
assez effronté, il n'aurait pas développé cette fascination pour
le monde sexuel intérieur d'Antoine lequel, pour être découvert,
devait passer par la découverte de son corps. »

Je commençais à comprendre quelque chose dans tout cela enfin.  Ma
vie ne pourrait plus jamais être la même désormais.

Sur l'écran, je vis Antoine et Charles éjaculer dans le grand miroir,
le corps replié sur leurs genoux devant l'intensité de l'orgasme.
Chacun alla lécher le sperme de l'autre sur le miroir et ils
s'embrassèrent pour partager leur semence.

John retira la cassette.  J'étais très bandé mais je ne voulais
plus nécessairement jouir tout de suite.  Je préférais attendre
une situation plus intense où il me serait donné l'occasion de
fouiller une âme.  Peut-être cette occasion consisterait-elle à
fouiller mon propre univers de désirs et à me branler tout seul ou
avec John que je désirais tant et que je voulais saisir aussi de
l'intérieur.  Il m'annonça qu'il avait plusieurs autres vidéos,
mais que la leçon théorique était terminée.  On allait
maintenant passer à la pratique.

Il s'adossa confortablement sur le coussin du lit qu'il occupait en face du
mien et commença à se masturber en me regardant droit dans les yeux.
Son corps nu était suffisant pour me garder bandé toute une
soirée. Inutile de dire que son corps en activité sexuelle me faisait
l'effet d'un volcan en éruption.  Je me suis précipité sur ma
queue.  Il semblait me proposer une séance de branle pour faire suite
aux films.  Effectivement, quand il vit que j'avais compris ce qu'il
souhaitait qu'on fît, il se laissa aller à prendre son pied tout en
profitant attentivement, et même férocement je dirais, du plaisir
qu'il prenait à me voir prendre le mien.

Il s'accordait une grande attention comme dans la vidéo du cabinet de
toilette.  Il me donna aussi l'occasion de comprendre enfin la raison des
petits miroirs qu'il avait placés sur la table au début de la
projection.  Il en prit un par la poignée et le plaça devant sa queue
d'abord.  Cela lui permettait de se voir comme s'il était à ma place
et d'apprécier l'angle avec lequel il se montrait.  Il se glissa ensuite
sur le lit, releva les jambes et le miroir vint se placer devant son cul.
Il pouvait donc se contempler de près et regarder son doigt caresser les
rebords de son anus et entrer lentement à l'intérieur de son cul.
Durant cet « pratique », il ne me regardait pas.  Mais il s'était
installé de manière à ne jamais me bloquer la vue.  Après un
long moment de concentration sur lui-même, il me fixa attentivement et
je compris ce qu'il attendait.  J'ai pris l'autre petit miroir qui dormait
sur la table et j'ai tenté de lui montrer que j'avais compris la
leçon.

Appliqué à l'imiter le plus possible, j'en vins presque à oublier
sa présence et j'étais surpris de l'intensité de mon excitation.
Rarement une branlette avait été aussi excitante.  Cette excitation
tripla quand tout à coup, je suis comme revenu à la réalité et
que je l'ai vu qui se branlait vivement en jouissant du spectacle que je
lui donnais.  J'ai voulu alors lui livrer tout ce que j'étais, tous mes
secrets, tous mes fantasmes, tout ce que je pouvais tirer de mon corps.
J'ai senti des résistances intérieures se briser, une fausse pudeur
se fractionner, un air de liberté m'envahir.

J'ai relevé les jambes, j'ai joué avec mon cul et j'ai fait toutes
sortes de choses avec ma queue et avec mon corps, des choses que je
n'aurais pas cru faire dans une branlette solitaire hygiénique. Comme je
l'avais vu faire plus tôt, je mettais du lubrifiant sur mes mains et je
ravivais de temps en temps son pouvoir de glissement en plongeant mes mains
dans le bol d'eau placé au centre de la table.  Je me donnais du plaisir
au maximum, sans pudeur.

Je voulais qu'il en bave mais, en même temps, je me rendais compte que
moi aussi j'en bavais.  J'étais incroyablement excité.  J'avais moi
aussi, par mon désir de tout lui montrer de moi-même, réussi
presque à oublier sa présence.  Quand je pris soudainement conscience
qu'il était là, je le vis qui se branlait comme un possédé,
qu'il avait enfilé un gode dans son cul, qu'il me regardait comme pour
me manger et, tout à coup, il éjacula dans un grognement de tigre.
Qu'importe la consigne, j'ai lâché les écluses au risque d'être
disputé après coup.  C'était trop bon!  Ce que je me faisais
était trop bon et de le voir en jouir à ce point là c'était
trop bon aussi.  Mes rugissements commencèrent quand les siens furent
sur le point de se taire.  Il me laissa jouir sans rien dire et on prit un
peu de temps pour se remettre.

Je me suis excusé alors de n'avoir pas pu me retenir.  Au lieu d'un
reproche, j'ai reçu des félicitations.  Il m'avoua que j'étais
allé là où c'était raisonnable pour moi d'aller
présentement.  Il compléta sa pensée en me disant que l'important
n'était pas de s'empêcher bêtement de jouir pour retarder
indûment le plaisir, mais de jouir quand on était persuadé qu'on
avait fait le nécessaire pour que le plaisir soit intense et non pas
seulement pour se débarrasser du désir.

Sur ces propos rassurants, on alla dormir...


À suivre...Épisode 12 : The Bate Tea Hour (L'heure du thé
masturbation)

Alexandre