Date: Wed, 25 Dec 2013 10:38:51 -0500
From: Normand Doré <normand.dor@videotron.ca>
Subject: Les mystères du Nil 2

Les mystères du Nil 02

Les garçons de Gizeh


Le lendemain, à la fois triste de savoir que je ne reverrais plus
Fernando (mon beau journaliste de Bilbao) et heureux de la chance
incroyable de l'avoir rencontré, je suis retourné au Musée du
Caire.  Je voulais surtout revoir les grandes momies royales, celles de
très grands pharaons tels Thoutmosis Ier, le père de la grande reine
Hatchepsout (seule femme pharaon à part Cléopâtre à l'époque
grecque des Lagides), Thoutmosis III, Aménophis III et le très
célèbre Ramsès II.  Que c'était étrange de voir ainsi ce
vieillard asséché sous quelques restes de bandelettes, cet homme
glorieux et puissant, ce quasi maître du monde d'alors, réduit
maintenant à une apparence de terre et de sable, le ventre creux dont la
peau se collait à la colonne vertébrale et dont le sexe écrasé
ressemblait à un crapaud séché.  Profondément ému devant ces
momies royales qui me rappelaient la phrase qu'un diacre prononçait
autrefois devant les papes nouvellement couronnés en leur lançant de
la cendre sur les pieds: « Sic transit gloria mundi » ( C'est ainsi
que passe la gloire du monde), je retrouvais ma chambre en soirée.

De retour à l'hôtel, je me suis renseigné sur les possibilités
de me rendre le lendemain aux pyramides.  Le préposé à la
réception de l'après-midi, désireux comme tous les Égyptiens de
ne pas perdre l'occasion de faire de l'argent, me proposa de m'y conduire
le lendemain avec deux jeunes Américains de New York, clients de
l'hôtel, avec lesquels cette excursion était déjà convenue.
Pourquoi pas!, me dis-je.  Surtout qu'il me fit une intéressante
proposition.  Il nous conduirait chez un ami qui élevait des dromadaires
à Gizeh et nous ferions une longue promenade de deux ou trois heures
autour des pyramides pour en admirer des points de vue divers.  C'était
super!  Cette nuit-là, je m'endormis tout excité, mais mon excitation
était plus culturelle que sexuelle pour une fois.

En sortant du Caire, on se dirigea directement sur la grande voie des
pyramides de Gizeh.

Avant de parvenir au stationnement de la grande pyramide, notre chauffeur
tourna à gauche sur une petite route, forcément désertique, et
s'arrêta, quelques kilomètres plus loin, devant une sorte de cabane
servant de maison à côté de laquelle il y avait des bâtiments
de tôle et de vieux bois servant d'abri à une bonne dizaine de
dromadaires.  Notre guide-chauffeur négocia un prix pour la journée
et nous arrivâmes à une entente après de longues palabres.

Finalement, notre guide resta à la maison et les deux New-yorkais et moi
partîmes avec un égyptien d'une trentaine d'années et un jeune
homme d'environ 15 ou 16 ans.  Nous formions une caravane en direction des
collines de sable d'où apparaissaient dans toute sa majesté et sa
gloire le fameux alignement des pyramides de Gizeh.

Notre promenade dura près de trois heures.  On s'arrêtait pour
prendre des photos, les Américains devrais-je dire?.moi je n'avais pas
mon appareil), pour grimper sur une petite pyramide parmi celles qui
entourent les grandes ou simplement pour admirer ce décor unique et
grandiose.

Nos caravaniers avaient tout prévu ou presque.  On avait apporté des
bouteilles d'eau, mais ils avaient aussi apporté des gourdes d'eau pour
nous rafraîchir la nuque et des tissus pour recouvrir notre tête et
notre figure.  Ils avaient l'heur de prendre bien soin de nous.  Vers la
fin de l'après-midi, quand on retourna à la cabane, notre chauffeur
nous indiqua que nos hôtes nous offraient une autre ballade, mais de
nuit cette fois.  On nous assura que le spectacle était inoubliable.
J'en étais sûr.  Je n'avais pas besoin d'être convaincu.  Mais les
deux New-yorkais voulaient rentrer.  Le chauffeur proposa alors de les
reconduire jusqu'à un poste de taxis (il paierait lui-même le taxi,
car on avait déjà payé complètement le tour).  Il m'offrit
ensuite, pour une somme très raisonnable excluant son repas, de me
conduire à un resto de Gizeh et de me ramener, après dîner, à
la cabane pour ma promenade de nuit.  J'étais ravi de cette proposition.
Je ne savais pas qu'elle m'entraînerait bien au-delà de la simple
balade à dos de dromadaire.

La nouvelle caravane de nuit se composait des deux guides de
l'après-midi et d'un autre jeune de 15 ou 16 ans qui pouvait être
l'ami ou le cousin du premier.  Il m'est difficile de raconter les
extraordinaires sensations qui me parcouraient à mesure qu'on
avançait dans les dunes et que les pyramides se dressaient devant moi
dans la nuit, au milieu de cette douce fraîcheur portée par une brise
légère, transportant des parfums subtils de sables.  C'était
presque magique.  J'étais comme un enfant qu'on aurait sorti d'un
rêve pour lui présenter dans une clairière du pôle Nord, le
'vrai' Père-Noël au milieu de ses rennes.

Magnifique! Je ne pouvais pas imaginer que mes compagnons voyaient ce
spectacle tous les jours, depuis leur naissance peut-être, et que leurs
intérêts pouvaient être orientés ailleurs?sur moi par exemple,
touriste encore assez jeune et agréable de sa personne, dont la
présence parmi eux devait leur apparaître très singulière,
là, dans le désert, la nuit, et sans femme.  Les musulmans en effet
considèrent que les femmes doivent rester à la maison, mais ils
s'étonnent paradoxalement que les occidentaux voyagent parfois sans leur
femme.

On parvint à un lieu magique, sorte de cuvette entre deux collines de
sable, d'où le point de vue des pyramides était à couper le
souffle.  La caravane s'arrêta.  Mes accompagnateurs descendirent de
leur monture et entreprirent d'installer une sorte de bivouac.  Je n'avais
pas remarqué que les dromadaires étaient chargés de gros sacs de
cuir.  Je compris alors qu'ils contenaient tout le nécessaire d'une
installation temporaire : une grande tente, des petits tapis et des
couvertures, du bois et de la paille pour faire un feu, des ustensiles pour
faire du thé, un narguilé et un peu de nourriture à base de dattes
et de fruit secs et une bonne quantité d'eau.

J'ai tenté de manifester mon étonnement et voulu savoir combien de
temps ils comptaient rester là, mais je n'avais aucun lien linguistique
avec mes accompagnateurs.  Il ne me restait qu'à espérer pouvoir
revenir un jour à mon hôtel du Caire.  Mais quand????

Ils firent du feu, s'assemblèrent tout autour et causèrent entre eux
longuement.  Ils semblaient s'amuser beaucoup.  Parfois, ils lançaient
des regards dans ma direction et le rire reprenait de plus bel.  À un
moment, ils allumèrent le narguilé, servirent du thé et
m'invitèrent à les rejoindre.  Enfin!  Je semblais ressusciter pour
eux!  Ils n'avaient pas tout à fait oublié mon existence.

Mais, je n'avais pas utilisé trois fois le narguilé que ma tête
commença à tourner.  J'eus à peine le temps de prendre conscience
que le narguilé contenait autre chose que du simple shisha.  Je ne
m'étais pas méfié.  J'ai senti tout mon corps devenir léger,
détendu et toute peur, comme toute inhibition, me quitta.  Je me foutais
de ne rien comprendre de ce qu'ils disaient.  Je me sentais devenir l'un
des leurs, leur ami, leur cousin, leur frère.  Le décor et tout
l'atmosphère qui nous entourait revêtait tout à coup un air de
familiarité, de grandiose complicité qui me faisait sortir hors des
limites du temps.  J'avais le sentiment de me retrouver au temps des
pharaons, la nuit, au milieu d'un groupe d'ouvriers préposés à la
construction des pyramides et qui, le soir venu, se reposaient de leurs
efforts en contemplant de loin l'achèvement presque définitif de leur
?uvre.

Mes compagnons aussi semblaient bien profiter de leur bien-être.  Le
plus vieux des trois, celui qui était au début de la trentaine, se
leva tout à coup et fit signe aux deux ados et à moi-même de le
suivre dans la tente.  Nous nous sommes assis en rond autour de la
théière disposée au centre sur un plateau de bois.  Autant
l'atmosphère était détendue et facile à l'extérieur, autant
elle devint lourde et étrange une fois réunis sous la tente.  On eut
dit que quelque chose se préparait, ou plutôt, que quelque chose de
déjà préparé allait s'accomplir.

Le plus vieux, encore une fois, sourit dans ma direction et releva
lentement sa djellaba tout en écartant les jambes.  Quand le bord de la
djellaba atteignit le haut de ses cuisses, son sourire devint presque
démoniaque et il révéla un énorme machin brun foncé avec un
gros gland bleu et l'exhiba pour le plaisir admiratif des deux ados et?.du
mien aussi, je l'avoue.  Il prit une gorgée de thé et écarta les
jambes davantage tout en les relevant vers son torse; ce qui eut pour
conséquence de nous montrer son cul : un gros trou marron au fond d'un
antre noire presque bleu et entouré de plis que j'imaginais mauves et
bruns, étant donné que la lumière était plutôt discrète.
Les ados répondirent à sa prestance en relevant aussi leur djellaba
respective.  Contrairement au plus vieux, ils portaient des
sous-vêtements.  Mais, qu'à cela ne tienne, ils se
dépêchèrent de l'enlever, pour ne pas dire de l'arracher, et le
lancèrent dans ma direction avec un rire nerveux et excité.  Remué
par cette scène et excité par la drogue et la vue de ces belles
queues bandées et offertes, j'ai attrapé les deux sous-vêtements
et j'ai commencé à les sniffer.  J'ai déclenché alors une
véritable crise de rires hystériques accompagnée de torsion des
corps, de claquements de mains sur le sol et sur le front pour finir par un
grand silence, où chacun se regardait le sexe bandé et regardait dans
ma direction.

Lentement, j'ai retiré mon jeans et j'ai baissé mon slip exposant moi
aussi une magnifique queue, la douce mienne, déjà décrite dans mes
autres nouvelles.

Ils parurent étonnés et satisfaits de ce qu'ils voyaient car ils
entreprirent aussitôt de se masturber.  Les deux ados étaient fort
mignons.  Celui qui m'avait accompagné au cours de l'après-midi
était moins beau que l'autre mais tout de même très désirable.
Les deux petits corps étaient magnifiques, presque glabres sauf pour une
touffe de poils au-dessus du sexe et dans la raie du cul.  Leurs machins
étaient aussi particulièrement gros compte tenu de leur âge. Ils
étaient circoncis mais plutôt sales.  Une bonne odeur de queue
s'élevait lentement dans la tente et elle ne semblait pas provenir du
plus vieux qui m'était apparu très propre.

Les deux garçons empoignèrent aussi leur machin et la branle
commença à quatre, car je me joignis spontanément et joyeusement
au groupe.

Mais les Arabes ne voulaient pas que ça.  Ils avaient un mâle
occidental avec eux, ce qu'ils considéraient comme devant être tout
naturellement une « pute » et tout aussi naturellement prêt à
les servir.  Chacun sait combien l'Occident est corrompu et vicieux!!!! Du
moins à leur point de vue!

Le plus vieux, toujours lui, s'avança vers moi et me fit signe de lui
montrer mon cul.  Mais avec un tel machin, j'ai pensé qu'il voulait me
fendre en deux.  J'ai obtempéré pour me montrer mais quand il a voulu
me pénétrer, j'ai reculé et j'ai tenté de lui expliquer par des
signes que c'était trop gros.  Déçu, c'était visible, il
semblait cependant reconnaître la pertinence de mon refus et ne chercha
pas, c'est tout à son honneur, à transgresser mes limites.  Il
retourna s'asseoir et reprit sa masturbation comme un enfant qu'on met en
pénitence se retrouve dans son coin avec son toutou de peluche.

J'ai regardé les deux ados qui voyaient, eux aussi, leur soirée
ratée.  Mais comme j'avais dans mon sac, vieille habitude occidentale de
pervers, une petite boîte de condoms, je leur ai signifié qu'ils
pourraient m'enculer s'ils enfilaient les condoms.  Ils étaient
partagés entre le désir de se satisfaire dans mon cul et la
répulsion à porter ce genre d'imperméable incompréhensible pour
eux surtout qu'on ne pouvait pas faire de bébés.

Mais quand ils comprirent que c'était ça ou rien, et je dois dire que
le plus vieux qui avait été rebouté par la grosseur de son membre
semblait les encourager à ne pas résister et à profiter de la
chance qu'ils avaient.  En riant, ils enfilèrent les condoms qui
n'eurent pas trop de difficulté à glisser sur la chair un peu grasse
de leur queue.

Le plus jeune des ados, le nouveau dans le groupe, fut le premier à me
pénétrer après que j'eus bien lubrifié mon trou avec de la
salive et un reste de gel qui se trouvait dans mon sac.  Je me suis mis à
quatre pattes et je lui ai offert mon cul.  Il était tellement excité
que je l'entendais respirer très fort et il lui a fallu un peu de recul
pour ne pas éjaculer avant la pénétration.  Mais il ne dura pas
longtemps.  Toutefois, il était merveilleux, doux, glissant et
enfonçait sa bite comme il aurait caressé mon bras.

Le deuxième, fut plus rude mais délicieux également.  Je dois dire
que je sentais toujours qu'ils se préoccupaient de mon plaisir et de mon
confort.  Jamais brutaux ni insouciants de ma personne.

Mais il ne lui fallut pas long non plus pour jouir de sorte que le plus
vieux, le refusé, et moi restions les deux seuls à n'avoir que notre
main pour nous satisfaire.



Je lui fis signe que moi je pouvais l'enculer.  Mais la réponse vint
très vite : NON! Il aurait perdu sa virilité.  Pour ça, il aurait
fallu que je sois seul avec lui; pas devant des connaissances.  Alors, je
me suis gentiment approché de lui et j'ai entrepris de lui faire une
pipe.  C'est vrai qu'il était propre.  Il sentait un peu le mâle en
chaleurs, c'était normal, mais il avait dû se laver avant
l'expédition ou, à tout le moins, durant la journée.

Aux gémissements que j'entendais, il semblait ravi.  J'avais la bouche
qui était au bord de la déchirure tellement sa bite était grosse,
mais je ne voulais pas le lâcher.  Je lui massais la poche, ce qui le
rendait dingue et j'ai même osé lui caresser le cul.  Il émit un
long gémissement de plaisir et me laissa entrer un doigt que les autres
ne virent pas s'enfoncer dans sa cachette à merde.  Sans doute quand
j'ai touché la prostate, si je l'ai vraiment touchée, il cria et j'ai
senti que ma bouche s'emplissait comme une citerne au bout d'un pipeline.
J'ai tout lâché pour pouvoir respirer et des flots de morve
blanchâtre coulaient aux commissures de mes lèvres et le long de son
beau machin.  En Français, il me dit : « Merci! » suivi de
plusieurs « chokran » (Merci en arabe). Les petits gars avaient
rebandé, à cet âge on se remonte vite.  Ils se masturbaient devant
la scène de fellation.

Quand il fut remis, il m'invita à me coucher sur le sol.  Mes trois
compagnons s'approchèrent de moi et voulurent très
généreusement me faire plaisir.  Le plus vieux me masturba et,
imitant mes gestes, il glissa sa main dans mon entrejambe et alla caresser
mon cul, pendant que les deux ados me caressaient les cuisses et le ventre
et me pinçaient les mamelons.

La drogue, le thé, l'odeur des mâles et du fromage d'ados, le vent du
désert qui entrait dans la tente transportant des odeurs fines et
variées quasi indescriptibles, l'excitation des corps nus et beaux, mon
désir et la sensation d'être dans l'Égypte ancienne au milieu des
travailleurs de Pharaon, tout cela ensemble me mena à un orgasme d'un
intensité rare telle que je ne me souviens pas vraiment d'en avoir
vécu un autre aussi fort.

Mes compagnons paraissaient heureux de m'avoir procuré un tel plaisir.
Ils paraissaient heureux mais fiers surtout, comme si de simples
éleveurs de dromadaires avaient découvert et réaménagé la
recette du bonheur et le secret de la construction des souvenirs.  Comme
jadis les ouvriers des pharaons, chacun avec sa sueur et son sang, avec son
corps et son courage, dans le respect des traditions et des rites
immémoriaux, ils avaient accompli une grande ?uvre, la leur était
transitoire sans doute, mais tout aussi intemporelle : l'insondable
profondeur, peut-être infinie, de l'extase sexuelle qui rejoint quelque
part l'extase mystique.




On but encore un peu de thé, puis le plus vieux donna une sorte de
signal.  On défit la tente, éteignit ce qui restait de braise avec de
l'eau, on rechargea les bêtes qui manifestèrent leur mauvaise humeur
d'être à nouveau dérangées alors qu'elles croyaient être
tranquilles pour la nuit, puis l'on reprit le chemin de Gizeh.

À la cabane, je retrouvai mon chauffeur qui jouait aux dés avec
d'autres éleveurs.  Il me tapa un clin d'?il.  J'eus sincèrement
l'impression qu'il avait en partie monté ce coup.  Il savait ce qui
s'était passé dans le désert, du moins dans l'ensemble.  Il savait
qu'on n'avait pas seulement contemplé les pyramides.  Car, il me demanda
de donner une bonne récompense à mes hôtes et insista pour que
j'en ajoute encore et encore.  Puis, il demanda son dû, ce qui
représentait une bonne soixantaine de livres égyptiennes (il faut
environ trois livres pour un euro, et deux livres pour un dollar).

On salua tout le monde et les ados vinrent m'embrasser la main. Le plus
vieux me donna l'accolade.  Dans la voiture vers le Caire, il régnait un
grand silence.


À suivre??..Prochain épisode : Les débordements de Hâpi

Alexandre