Date: Sun, 2 Mar 2014 23:21:43 +0000 (GMT)
From: Adelard Dore <adelardore@yahoo.fr>
Subject: Souvenirs de Baie des Pins 3

Souvenirs de Baie des Pins 03

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Un serment sous la tente

Au cours des jours qui suivirent mon aventure sous la pluie avec
Jean-Marie, il m'est arrivé quelques fois de le voir passer devant chez
moi pour aller à l'épicerie ou à la plage.  À chaque fois, il
ne portait que son slip de bain couleur marine et allait toujours pieds
nus.  Inutile de dire que mon cœur faisait des boums dans ma poitrine
quand je l'apercevais.  Une fois, j'ai couru à sa rencontre.  On se
contenta d'échanger quelques mots pour ne pas trop attirer l'attention.
Mais, il ne lui a pas fallu beaucoup de temps pour me proposer de passer
toute une nuit avec lui sous la tente. Notre rendez-vous du jeudi soir,
prévu pour une heure ou deux, se transformait en une nuit complète.
Notre rencontre fortuite au petit matin, ce dimanche pluvieux, avait
réveillé ses propres démons.  Il avait envie de recommencer.  Je
n'étais plus tout seul avec des désirs et des espoirs. Il avait
pensé, me dit-il, que cette nuit là pourrait être celle du
lendemain.  Il me fallait donc, en très peu de temps, trouver une
explication raisonnable pour ma mère.  Mon cerveau s'activa très
vite, d'autant plus vite qu'il était soutenu et poussé par mes
désirs.  L'afflux de sang que je ressentais aussi dans ma queue
contribua sûrement à le tonifier suffisamment pour lui faire trouver
les mots justes et les raisons vraisemblables.

J'ai expliqué à ma mère que, lors de ma promenade du dimanche
matin (car je lui avais dit que j'étais allé à la plage me
promener sous la pluie), j'avais rencontré Jean-Marie qui pêchait et,
voyant qu'il disposait d'une tente, je l'avais questionné et j'avais
appris qu'il couchait quelquefois dans sa tente au bord de l'eau.  Comme je
lui avais montré mon intérêt à l'idée de dormir sous la
tente dans la Nature (je n'avais encore jamais fait de camping), il m'avait
gentiment proposé de me joindre à lui pour la nuit du lendemain.

Ma mère parut très étonnée qu'un jeune homme de son âge (23
ans) invitât un jeune garçon de 15 ans à dormir avec lui sous sa
tente.  Mais, comme mes yeux presque humides lui montraient la déception
profonde que produirait son refus, elle crut sans doute que cette amitié
nouvelle avec un homme pouvait m'être bénéfique, à moi dont le
père était toujours absent.  Aussi, comme je n'arrivais pas à
trouver de compagnon de mon âge au cours des premiers étés à
Baie des Pins, et comme elle connaissait Jean-Marie et qu'elle avait
compris qu'il était un grand garçon solitaire, il n'était pas si
invraisemblable après tout qu'il ait voulu, pour une nuit ou deux,
rapprocher nos deux solitudes.  C'était aussi un fait que, dans les rues
avoisinantes, il n'y avait pas, ou très peu, de garçons de mon
âge.  Ils étaient tous plus vieux comme Michel (le garçon à la
voiture sport du premier épisode de cette nouvelle) ou plus jeunes comme
François (un autre avec lequel je raconterai peut-être mes liens
futurs).  Par conséquent, elle voyait bien que je m'ennuyais beaucoup,
seul garçon vivant avec trois femmes.  Aussi m'accorda-t-elle cette
permission de bonne grâce mais en indiquant des précautions qu'elle
voulait me voir prendre comme, par exemple, m'habiller assez chaudement.
J'ai vite couru annoncer à Jean-Marie que tout était arrangé.  Je
n'ai pas dit que ma mère m'avait donné la permission.  Mon orgueil de
jeune mâle libre et autonome aurait été blessé si j'avais
reconnu devant Jean-Marie que j'avais besoin d'une permission pour passer
la nuit dehors.  Je lui ai simplement rappelé qu'on n'aurait pas à se
presser ce soir-là puisqu'on disposerait de toute la nuit.

On se donna rendez-vous sous la tente vers 20 heures.  Il était convenu
qu'on ne partirait pas ensemble pour éviter que les voisins, ce voyant,
n'élaborent des scénarios qu'ils finiraient par croire et qui, pour
une fois peut-être, seraient très près de la vérité.

J'arrivai à la tente dix minutes après lui.  J'avais attendu avec
anxiété qu'il passât dans la rue avant de sortir.  Il a souri en
me voyant arriver et ses yeux montraient son contentement.  On était
tous les deux nerveux et fébriles.  On se trouva une contenance en se
montrant les trésors qu'on avait apportés.  J'avais un chandail chaud
et un thermos de café au lait, une solide collation pour deux, une huile
chasse-moustiques et une lampe de poche.  Il avait apporté un grand sac
de couchage pour deux_ quelle délicate attention_ quelques bières et
du coca et des serviettes et une barre de savon pour se laver au lac.  On
s'installa dans la tente en reprenant notre conversation sur les
mystères de l'univers.  On parla de la présence des extra-terrestres,
des galaxies et des constellations.  C'était incroyable! La
différence d'âge n'existait plus.  Sans doute était-ce le désir
qui rapprochait nos deux « âmes » ou bien, plus justement, dans
mon cas, le manque d'une amitié virile ou d'un père attentif à mes
intérêts me faisait-il admirer et boire ses propos tandis que, dans
son cas, la solitude, l'ennui de vivre seul à la campagne sans ses
frères, sans personne non plus à chérir ni séduire, lui
rendait-il ma compagnie douce et enrichissante comme celle de compagnons
scouts ou d'équipiers sportifs, peut-être même aussi
attendrissante que celle d'un animal de compagnie qui en vient à
remplacer tendrement nos amours mortes ou absentes.

Au cours de notre conversation, on aborda bien sûr le sujet qui nous
mettait à l'aise : celui des hommes primitifs qu'on appelait
désormais les hommes-nature.  Cette mention nous rappela qu'on était
venu là pour vivre comme eux.  La tente était un lieu sacré, une
sorte de temple primitif, un îlot tabou aux tabous justement.  Alors,
pour briser brutalement avec le monde extérieur et ses interdits qui
n'avaient pas de place dans la tente, il m'a regardé fixement avec des
yeux pleins de cupidité et de provocation et il a plongé l'index et
le majeur de sa main droite à l'arrière de son slip marine.  Il s'est
gratté le cul en quelque sorte, et, en ressortant ses doigts, les braqua
carrément sous mes narines en disant : « Voilà!  C'est ça un
homme primitif! » Et il éclata de rire à voir non seulement ma
surprise mais aussi mon excitation.  Et tandis que je retenais sa main pour
qu'il ne la retire pas trop vite et me laisse encore du temps pour
m'enivrer de son odeur intime, il ajouta que lui aussi voulait sentir le
jeune homme primitif que j'étais.  Alors, en imitant ses gestes, j'ai
plongé à mon tour mes doigts à l'arrière de mon slip, je me
suis gratté le cul comme lui et, tout sourire, je les lui ai fait
sentir.  Il a émis un gémissement de plaisir et crié : « Allez!
À poil nous deux! » Et on a enlevé nos maillots.  Il m'a offert
une bière après s'être assuré que j'avais l'habitude (il n'a
pas dit la permission) de boire un peu.  Et, tout en se masturbant
lentement, étendus sur les couvertures et appuyés sur les coussins,
nous avons repris notre conversation et nous avons recommencé à
tenter de comprendre le monde ou plutôt de chercher à lui trouver un
sens.

On partageait notre intimité sans gêne.  Tout en causant et en
buvant, on se branlait l'un devant l'autre, on étirait notre prépuce
sur le gland pour le faire disparaître, on étirait notre poche en
tirant sur les couilles avec le pouce et l'index, on se grattait le cul et
on sniffait nos doigts, on nettoyait nos orteils et on sniffait alors
l'odeur de nos pieds sur nos doigts, on crachait lentement des filaments de
salive sur notre queue pour la rendre luisante et glissante, puis on se la
montrait de tous les côtés, polie comme une armure de chevalier.  On
vivait une nuit d'hommes, de mâles primitifs, devrais-je dire.  Par
moments, on arrêtait pour ne pas jouir.  Lui ou moi, l'un des deux
finalement disait à l'autre : « Arrête un peu!  Sinon je vais
jouir ».

On reprenait la conversation là où on l'avait laissée quand on
s'était accroché sur un geste de l'autre ou sur l'odeur de nos culs
ou de nos sexes ou de nos pieds sur nos doigts, les miens ou les siens, car
on se passait indifféremment sous le nez de l'un ou de l'autre les
odeurs qu'on avait ramassées sur nos doigts au passage de leur
continuelle navette corporelle.  Il avait étendu ses pieds sur ma
poitrine et moi les miens sur son ventre, car il était plus grand que
moi.

On a fait une pause dans la conversation pour se lécher les pieds.
Comme c'était bon!  Ses pieds étaient longs et larges et il y avait
quelques poils légers sur ses orteils.  Ils sentaient la terre et la
gomme de sapin.  J'accrochais parfois avec ma langue des petits morceaux
d'épines de pin.  Ils avaient aussi cette odeur de pieds de mâle,
profonde et acide.  Mais cette odeur était subtile parce qu'il allait
toujours pieds nus.  Les pieds puent quand ils sont enfermés dans des
chaussures, mais ne sentent pas vraiment mauvais s'ils sont au naturel!

Au cours de la conversation, on parla aussi des habitudes de certains
animaux de marquer leur territoire.  « Les hommes primitifs aussi
devaient faire ça » lui dis-je presque innocemment, en tout cas
inconsciemment.  Comme nos queues étaient bien bandées par notre
masturbation, il était évident qu'il faudrait bientôt en arriver à
jouir sinon, on allait perdre conscience à force de différer
l'orgasme.

« Viens dehors, me dit-il, on va prendre possession l'un de l'autre
».  Il rassembla des branches de sapin pour me faire une sorte de lit
qu'il disposa face au clair de lune pour me voir clairement.  Il m'invita
ensuite à m'étendre sur ce lit nature.  Il recula et me dit avec
douceur : « Tu dois savoir maintenant que tu es important pour moi (il
était incapable de dire qu'il m'aimait)?  Il faut donc que je te marque
aussi comme les hommes primitifs pour prendre possession de toi.  Je crois
que j'ai bu assez de bière pour couvrir tout mon territoire.  Et
là-dessus, il s'avança au-dessus de moi et se plaça d'abord à
mes pieds. Il a ensuite pointé sa queue un peu ramollie vers mes pieds
et il a commencé à pisser.  Il arrosa d'abord mes pieds, puis, en
remontant le long des jambes, il pissa sur mon ventre, ma poitrine et enfin
sur ma figure.  Il me demanda d'ouvrir la bouche pour accueillir sa marque
de possession.  J'étais au comble du bonheur.  Dans tous mes rêves,
je n'avais jamais imaginé un si beau et imprévisible moment.  Jamais
non plus je n'aurais pu imaginer que son urine goûterait bon.
C'était salé et amer et le complément parfait de son cul qui
goûtait âcre et sucré.  Mais surtout, c'était lui, Jean-Marie,
l'homme de mes fantasmes depuis le début de l'été qui me pissait
dessus parce qu'il m'aimait et voulait que je sache que j'étais à
lui.  Il scellait notre amitié.  Je l'avalais avec tendresse et amour.

Quand les derniers jets s'atténuèrent, sa queue avait déjà
recommencé à bander et remontait doucement en glissant contre son
ventre.  Il se coucha sur moi et posa sa bouche sur la mienne. Il sortit la
langue et la glissa sur la mienne et on échangea son liquide marqueur
durant plusieurs minutes en le mêlant à notre salive.

Il se mit ensuite à genoux à côté de moi et me dit : «
Prépare-toi maintenant pour le second marquage ».  Il empoigna sa
grosse queue et commença à se branler très fort et rapidement en
visant ma figure et surtout ma bouche.  J'ai compris le message et j'ai
ouvert grand la bouche pour recevoir sa semence.  Il a émis un long
gémissement et un «Oh Ouiiiiiiiiii! » et en déposant son gland
sur ma langue, il a déchargé plusieurs jets de ce sperme qu'il avait
fabriqué lentement à mes côtés durant près de deux heures
sous la tente.  Il avait empli sa tête des images de mon corps et sa
mémoire de l'odeur de mon pénis, de mes pieds et de mon cul.  On ne
jouait plus aux hommes primitifs, on était redevenu des hommes
primitifs.

Comme après l'étape de l'urine, il vint ensuite déposer sa langue
sur la mienne. Elle était couverte de son sperme que je n'avais pas
réussi à avaler complètement et on brassa les dernières
giclées avec notre salive.  Je sentais certes la pisse et le sperme mais
ces odeurs étaient entourées par celle plus tenaces encore des
sapinages.

Nageant en pleine euphorie et terriblement excité, j'ai saisi mon
pénis pour me branler jusqu'à l'éjaculation. Il immobilisa ma
main, la repoussa et déclara : « Pas tout de suite!  C'est à ton
tour maintenant de prendre possession de moi et de marquer ton
territoire. »

Il prit ma place sur le tapis de sapinage encore tout humide.  Il m'a fallu
attendre quelques minutes et me détourner un peu pour penser à autre
chose tellement j'étais bandé et je n'arrivais pas ainsi à pisser.
Enfin!  Je suis parvenu à ramollir suffisamment pour sentir la
poussée de la bière sur ma vessie.  Avant que l'excitation ne me
fasse bander à nouveau, je suis retourné vers lui. J'ai d'abord visé
ses pieds comme il l'avait fait lui-même. Un long jet puissant d'urine a
jailli de mon pénis.  J'ai arrosé ses pieds, ses jambes, son ventre,
son cou, ses mains et finalement sa figure, suivant l'ordre qu'il avait
imposé.  À son tour, il ouvrit tout naturellement la bouche et les
derniers jets, encore assez puissants furent absorbés par ses lèvres
comme dans un entonnoir.  Ses beaux yeux bleus semblaient ravis et
apaisés.  Ma queue rebanda automatiquement dès les dernières
gouttes de pisse évacuées.  Tout ça m'excitait tellement. Je me
suis mis à genoux en plaçant mes jambes de chaque côté de son
torse et je me suis masturbé en lui montrant ma queue presque bleue et
gonflée et en la promenant sur son nez, sa bouche, ses yeux, et sur son
front.  Quand il m'a senti prêt d'éjaculer, il a ouvert la bouche
pour recevoir mon offrande.  Avec un mouvement du dos, me cambrant pour me
soulager de toute ma tension sexuelle, j'ai déchargé une quantité
plus abondante que d'habitude de mon jus d'ado, épais et odorant,
sentant un peu l'eau de javelle, dans sa bouche accueillante et
généreuse.  J'ai imité exactement ses gestes, comme s'il se fut
agi d'une liturgie, en posant ma bouche sur la sienne, et nous avons
mêlé encore une fois nos liquides intimes en guise de réelle
possession.

Je me lovais sur son corps et je me réchauffais aussi car la nuit
devenait froide et on était humides de pisse.  Il m'entoura d'abord de
ses bras et me serra très fort par affection surtout mais pour me
réchauffer.  Lentement sa main glissa sur mon dos, sur mes fesses, dans
la craque de mes fesses et se dirigea vers mon cul.  Il joua avec mon trou
quelques minutes enfonçant doucement son doigt à l'intérieur.
Quelle merveilleuse sensation!  Je l'avais déjà fait moi-même mais
un homme solide comme lui avec de larges mains et de longs et gros
doigts...c'était les ligues majeures!  J'ai compris soudainement ce
qu'il souhaitait mais n'osait pas me demander.  Sa queue avait repris son
plein volume.  J'avais peur.  Mais c'était si bon.

J'ai craché dans mes mains et enduit mon trou de cul de salive.  Il
cracha dans la sienne et vint ajouter la sienne à la mienne.  Il me
lubrifia longuement.  Quand je me suis senti prêt, je me suis assis
lentement sur sa queue la faisant pénétrer dans mon intérieur avec
amour et abandon.  Ça faisait mal; mais la sensation de le sentir en moi
était si indescriptiblement singulière et envoûtante que je
tentais de dominer la douleur. Celle-ci s'évanouit peu à peu jusqu'à
disparaître presque complètement et elle fut remplacée par une
sensation de plénitude, de don et de prise en charge complète.  À
défaut d'un père aimant et attentif dont l'affection me manquait
tant, Jean-Marie devenait celui à qui je me donnais totalement et qui
semblait me prendre avec un très grand plaisir.  Quelle merveilleuse
substitution!

Mes mouvements sur sa queue s'accélérèrent. Je m'assoyais et me
relevais de plus en plus vite en le regardant droit dans les yeux comme
pour lui lancer un défi.  Désormais, il ne devrait plus jamais
m'abandonner!  Puis, sentant que j'allais jouir de nouveau et que lui aussi
était au bord, je me suis lancé sur sa bouche et nous avons uni nos
langues dans une cascade de mouvements.  Je voyais déjà des
étoiles quand j'ai senti son sperme chaud envahir mes entrailles.
Quelques instants d'après, pour la deuxième fois de cette même
nuit, a jailli de mon pénis une deuxième coulée et toujours
abondante de ma liqueur de mâle.  On resta enlacés quelque
temps. Puis, le froid devenait vraiment trop vif.

On a couru jusqu'à la tente en riant comme des enfants.  On a enfilé
nos chandails et on a bouffé la collation que j'avais apportée.  Le
café encore chaud acheva de bannir les derniers frissons.  On s'est
glissé dans le sac de couchage pour deux. Il est venu me ramasser dans
ses bras. Sa queue touchait mes reins.  J'ai tiré sur son bras et j'ai
pris sa main dans la mienne.  J'ai choisi un doigt et je l'ai mis dans ma
bouche pour le sucer.  Il goûtait le pipi.  J'ai dormi comme un
bébé.

 À suivre... : Voyeur malgré lui

Alexandre