Date: Sun, 16 Mar 2014 22:52:44 +0000 (GMT)
From: Adelard Dore <adelardore@yahoo.fr>
Subject: Souvenirs de Baie des Pins 9

Souvenirs de Baie des Pins 9


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toutes les histoires qui y sont racontées.  Une contribution serait donc
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Un homme à sa fenêtre

Quelques années passèrent.  Comme Michel autrefois, François entra
dans l'armée.  Ma grand-mère morte et ma sœur mariée, ma
mère ne venait presque plus à Baie des Pins sinon pour quelques
week-ends durant l'été.  La plupart des gens qu'elle avait connu
avaient aussi cessé d'y venir ou étaient disparus.  Madame
Mélisson, la mère d'André était morte.  Les parents de
François s'étaient installés à la ville de même que la
mère de Jean-Marie qui avait vendu sa maison.  Les parents de Michel
aussi avaient vendu leur chalet qui avait d'ailleurs été rasé et
remplacé par une résidence toute saison.  Notre chalet était donc
vide le plus souvent et affichait une solitude de vieillard que la Mort
semblait avoir oublié.  Moi, profitant alors de la liberté que
m'offrait sa désertion, j'y allais parfois pour me reposer, pour
profiter du bon air et d'une sorte de bienfaisante solitude accompagnée
souvent d'une douce nostalgie.

Baie des Pins avait bien changé!  Il ne restait plus guère que
quelques chalets.  La plupart avaient donc été vendus pour être
rasés et remplacés par des bungalows tout neufs, ou bien ils avaient
été transformés comme résidence principale pour toute
l'année.  Montréal s'agrandissait à vue d'œil.  Ce qui, dix ans
plus tôt, était encore la campagne était presque devenu une
banlieue.  Les lieux de villégiature assez proches de la ville se
transformaient en immenses dortoirs couverts de pavillons. Notre modeste
chalet faisait figure d'orphelin.

Les rues étaient maintenant pavées.  On y avait installé partout
l'eau courante et les égouts. Le petit chemin de fer d'intérêt
local avait cessé ses opérations.  Les rails avaient été
démantelés.  On les avait remplacés par une piste cyclable. Le
petit bois de sapinage qui, du fond de ma rue, conduisait au lac et
recouvrait le petit sentier de terre et d'épines de pins que j'avais
parcouru jadis sous la pluie pour aller rejoindre Jean-Marie, avait été
entièrement rasé.  La rue se poursuivait maintenant jusqu'au lac et,
de chaque côté, des maisons avaient été construites.  Le petit
bois derrière notre chalet que je regardais durant mes nuits sans
sommeil avait été divisé et vendu en lots.  Des maisons s'y
étaient construites partout.  Il n'en restait plus rien sinon quelques
arbustes qui nous protégeaient des voisins et nous laissaient encore un
peu d'intimité.

Seul le chalet juste voisin du nôtre était demeuré inchangé.
Une nouvelle famille s'y était installée pour y passer ses
étés.  Ils faisaient figure d'Ancien Régime au milieu de ce
paysage tellement modifié.  C'étaient les Goyette.  Les parents
avaient eu quatre filles entre 20 et 30 ans.  Le dimanche, tout le monde
était là.  Autrement, seulement la plus jeune des filles y habitait
avec ses parents et son fiancé qui était presque toujours là.
Mais quel fiancé!  Une merveille de la nature!

Presque tous les jours, la jeune Sylvie et lui s'allongeaient sur des
transats dans la cour arrière et se faisaient bronzer.  Ils y passaient
presque toute la journée.  Le copain de Sylvie portait toujours un
maillot très ajusté orange brûlé qui lui allait à merveille.
Comme il avait une peau glabre et naturellement foncée, il bronzait
facilement et uniformément.  Seule une mince ligne blanche apparaissait
tantôt près de la cuisse, tantôt près de la taille quand les
bordures de son maillot se relevaient ou s'abaissaient légèrement par
un mouvement inévitable du corps.  Cette ligne laiteuse faisait l'effet
d'une lame de couteau et on aurait voulu déchirer le maillot pour aller
contempler le reste de cette pure blancheur.  Du matin au soir, il portait
toujours ce même maillot.  Comme Jean-Marie autrefois avec son maillot
bleu marine, on aurait dit qu'il le portait pour dormir, ou plutôt,
comme aurait dit ma mère, qui, dans une occasion semblable utilisait
toujours une expression traduite d'un idiome anglais, « qu'il dormait
avec » (to sleep with).

Je mis peu de temps à me rendre compte qu'il ne travaillait pas et qu'il
semblait se faire entretenir par cette famille.  C'était d'autant plus
évident que la jeune fille, Sylvie, était tout le contraire de cette
beauté masculine.  Sans être carrément laide, elle affichait un
air de parfaite insignifiance.  Grande, ultra mince, les joues creuses,
avec des cheveux longs qui semblaient toujours mal lavés et très mal
peignés, peu de poitrine, des dents pas très égales qui lui
donnaient un sourire niais et bête, on lui eut prophétisé un
avenir amoureux plutôt incertain mais surtout pas la merveilleuse
aventure qu'elle semblait vivre avec le mâle apollinien qui avait l'air
de passer ses nuits dans son lit.

Parfois, au cours de l'après-midi, après avoir échangé quelques
baisers et qu'elle se fut assise sur lui quelques minutes comme pour
vérifier, avec son derrière, la dureté du membre de son mâle,
ils rentraient tous les deux dans la maison.  Lui, il était tout à
fait bandé dans son maillot qui arrivait mal à couvrir sa puissante
érection.  Elle, la tête penchée vers l'avant, elle le traînait
par la main vers la maison comme si elle se fut transformée en un
minuscule et affreux tracteur remorquant un magnifique char allégorique
dans un défilé qui aurait été réduit à une seule pièce
de représentation.

Ces jours là, comme j'avais remarqué que la fenêtre de leur
chambre donnait directement sur celle de notre salle à dîner, mais un
peu plus bas, et séparée l'une de l'autre par seulement l'espace
d'une voiture ( c'était effectivement un passage mitoyen pour voiture),
je m'installais sur une chaise près de cette fenêtre et je les
entendais baiser.  Inutile de vous dire que j'avais la tête pleine de
fantasmes et que je me masturbais en faisant durer le plaisir jusqu'à ce
que j'entende les petits cris si typiques de la jouissance.

J'ouvrais alors mes valves et je laissais jaillir ma semence.  Parfois
aussi, quand ma tension sexuelle était trop grande, je me précipitais
dans la salle de toilette d'où une petite fenêtre me permettait de
les voir tous les deux sur leur transat se faisant bronzer.  Quand elle
allait s'asseoir sur lui pour se frotter sur son maillot, je baissais mon
slip et je me masturbais au-dessus du lavabo en poussant un doigt contre
mon cul m'imaginant que j'étais à la place de Sylvie et que mon doigt
était la queue de son mâle qui poussait contre mon cul.  Le lavabo se
couvrait alors de liquide blanc bien avant qu'ils n'aient eu le temps
d'entrer dans la maison.

J'avais remarqué aussi autre chose.  Tous les samedis matin, le père,
la mère et la jeune Sylvie allaient faire du shopping et restaient
absents plusieurs heures.  Le beau mâle dont je n'ai su le nom que plus
tard et qui s'appelait Roger, allait alors s'allonger seul dans le transat
mais il n'y restait pas très longtemps.  Il entrait dans la maison et
n'en ressortait qu'une bonne heure plus tard.  Je pensé alors qu'il
profitait peut-être de l'absence de sa « grébiche » pour se
donner du plaisir.  Mon imagination de masturbateur étant fertile,
toutes les situations étaient propices pour que je prête aux autres
les désirs et les perversions qui étaient miennes. La fenêtre de
la chambre devint donc très vite une obsession pour moi; je collais mon
nez contre la vitre, j'essayais de voir dans la chambre d'en face en me
plaçant tantôt sur la gauche, tantôt sur la droite, et
l'excitation me conduisait tout naturellement à me caresser le sexe.
Les rideaux restaient fermés, mais je voyais que quelqu'un bougeait dans
la chambre.  Je ne savais pas alors que j'étais vu et que j'avais été
repéré.

Mon manège (tenter d'épier à la fenêtre) ne dura que deux
samedis. Le troisième, quelle ne fut pas ma surprise de constater que
les rideaux de la chambre étaient complètement ouverts et que je
voyais parfaitement bien dans toute la pièce.  Aussi, parce que ma
fenêtre était un peu plus haute, mon regard distinguait-il tout le
lit.  Quand je me suis approché de ma fenêtre pour commencer mon
observation, il n'y avait personne dans la chambre d'en face.  J'étais
bien déçu.  Mais je n'ai pas quitté mon poste à la fenêtre,
me tirant même une chaise pour attendre et ne rien manquer si jamais
quelque chose devait se passer.

Mon attente fut récompensée.  Après quelques minutes, Roger entra
dans la chambre sans jeter le moindre coup d'œil en direction de la
fenêtre.  Il sembla tourner en rond quelque temps, puis se dirigea vers
une commode et tira d'un fond de tiroir une revue dont il vérifia le
contenu sur la jaquette principale.  « Serait-ce une revue porno? »,
me disais-je, mon cœur battant déjà la chamade.  Il s'avança
vers le lit, les yeux fixés sur la revue, s'y installa à genoux et de
profil, comme pour satisfaire à ma vue. Il se trouvait ainsi juste en
face de ma fenêtre et il commença lentement à caresser l'avant de
son cher maillot orange.  Mon cœur augmenta rapidement ses pulsations et
ma queue rebondit dans mon short.  Sans doute aussi que ma bouche dut
s'ouvrir et rester un peu pendante.

Il regardait intensément la revue et se caressait le sexe à-travers
son maillot. Je n'avais plus aucun doute maintenant.  Il allait se branler
et j'allais voir ça!  Pourvu qu'il ne me remarque pas tout de suite et
n'aille pas tirer les rideaux! J'étais impavide et totalement immobile
sauf pour ma main qui s'agitait sous l'allège de la fenêtre.

Mais la fenêtre ne semblait pas le préoccuper.  Quand sa queue fut
super gonflée dans son maillot, il la fit sortir sur le côté, de
MON côté, et poursuivit ses caresses.  Il déposa la revue sur le
lit devant lui, enleva son maillot et, s'asseyant sur ses chevilles
(toujours de profil pour mon regard), il se cambra un peu, fixa ses yeux
sur la revue et reprit ses mouvements.  Il se masturbait lentement en
plaçant le pouce sur la partie supérieure de son pénis et la
pointe de l'index et du majeur au-dessous du frein.  Cette façon de
faire, je l'avais remarqué depuis longtemps, augmente l'afflux de sang
dans le pénis et le fait grossir au maximum.  Il releva un bras et,
tournant la tête, vint sentir ses aisselles.  Il fit de même avec
l'autre bras.  Il passa ensuite une main sous son sac de couilles,
atteignit sans doute son cul, le caressa et vint ensuite sentir ses doigts.
Tout ça eut l'heur de lui plaire. Il parcourait la revue et tournait les
pages, reprenant, tantôt partiellement, tantôt complètement, les
exercices précédents.

Ne faisant toujours aucun cas de la fenêtre ni de ma présence
possible, il se tourna en plaçant son cul directement devant la
fenêtre.  La revue fut déplacée devant lui et il se pencha comme
pour la regarder de plus près. Dans cette position, ses fesses toutes
blanches et sa belle craque étaient directement devant ma face.
J'étais malade d'aller y mettre mon nez et ma langue.  Il se pencha
davantage comme pour m'offrir la meilleure vue possible, écarta ses
fesses avec ses mains et se caressa le cul.  La lumière qui entrait dans
sa chambre me permettait de voir très bien que son trou, comme le reste
de son corps, était glabre et offrait le spectacle d'une sorte de beigne
allongé, d'un brun qui me semblait soutenu, et entouré d'un halo plus
pâle qui semblait jaunâtre et marron.  Avais-je une vision, fruit
d'une trop forte imagination, ou si ces couleurs étaient bien
réelles?  Pour l'heur, elles me paraissaient bien réelles.

Il enfonçait son majeur dans son cul à plusieurs reprises après
avoir, à chaque fois, bien humecté son doigt.  Il faisait des
mouvements de va-et-vient mais parfois il le retenait une bonne minute au
fond et semblait faire des efforts pour se pénétrer plus loin encore.

Je n'en revenais pas.  J'avais cessé de me masturber car j'aurais joui
tout de suite.  J'en bavais. Mais je n'arrivais à croire qu'il ne me
voyait pas.

Il se retourna ensuite complètement dans ma direction pointant son
pénis vers la fenêtre, toujours assis sur ses chevilles sans tenir
compte aucunement de ma présence, me laissant même supposer que,
contre toute vraisemblance, il ne me voyait pas et augmenta la vitesse de
sa masturbation.  Il juta de plusieurs jets sur la moustiquaire de la
fenêtre.  En effet, nos deux fenêtres à guillotine (à
l'anglaise) étaient ouvertes.  Une légère moustiquaire en couvrait
l'ouverture mais elle laissait voir parfaitement l'intérieur tout autant
qu'elle ne gênait pas la vue vers l'extérieur.

Quant il s'était retourné dans ma direction pour se branler, j'avais
repris ma propre branlette et ses premiers jets vers la fenêtre
déclenchèrent les miens.

Je crois même que j'ai lâché un « Ohhhhhh!  Ouiiiiiiiiii! »
qu'il avait sûrement dû entendre.  Il ramassa avec ses doigts ce
qu'il put du sperme répandu sur la moustiquaire et lécha le tout
comme s'il se fut agi d'une crème glacée qu'on dévore au beau
milieu d'une journée de canicule.

Il regarda ensuite, pour la première fois, directement dans la
fenêtre. Il fixa carrément mes yeux et, avec un sourire à faire
tomber une Vestale, il leva haut le pouce comme le faisaient jadis les
empereurs romains voulant gracier un gladiateur qui s'était vaillamment
battu.  Il se pencha ensuite pour déposer un baiser sur le bord de la
fenêtre, dans ma direction, et puis il tira les rideaux.  Il avait tout
vu et tout compris, peut-être même depuis longtemps.  Je voulais
dormir et ne me réveiller que le samedi suivant.

Une heure après le « spectacle », je prenais la route vers
Montréal.  Je ne voulais pas être vu de la famille Goyette à son
retour.  J'éprouvais une étrange sensation.  Je ne voyais pas comment
je pouvais maintenant croiser l'un d'eux sans être mal à l'aise, et
encore moins Roger.

Mais le vendredi soir suivant, assez tôt en soirée pour qu'il
s'aperçût que j'étais revenu au chalet, je m'installais pour ce
que j'espérais devoir être : le show du samedi.

Vers 13 heures, la famille Goyette étant partie depuis une bonne
demi-heure, j'étais installé patiemment sur ma chaise devant la
fenêtre de la salle à dîner, et je regardais attentivement la
fenêtre d'en face, celle qui donnait dans la
«chambre-théâtre».

Je le vis bientôt bouger devant la porte de la chambre, hésiter,
repartir et finalement revenir et se diriger vers la commode.  Comme la
semaine précédente, il y prit une revue.  Cette fois-ci cependant, il
dirigea son regard directement vers la fenêtre pour s'assurer que
j'étais bien à mon poste d'observation.  Il s'approcha directement de
la fenêtre, appuya ses poings sur l'allège et refit, dans ma
direction, le fameux signe des empereurs, le pouce redressé.  C'était
une façon de dire : « the show must go on » (le spectacle peut
commencer).  La lumière du jour entrait doucement dans sa chambre et une
odeur de gazon fraîchement coupé envahissait mes narines.  Il avait
plu durant la nuit et Roger avait fait le gazon au petit matin.  Cette
odeur de gazon fraîchement coupé restera toujours associée à
une «branle à deux» pour le reste de mes jours.

Il resta debout devant la fenêtre. Il n'avait plus aucun doute alors de
l'effet que produirait sa performance puisqu'il savait maintenant qu'elle
était hautement attendue et désirée.  Avec les deux mains, me
regardant droit dans les yeux, il commença à caresser son sexe
couvert par le maillot orange. Il plaçait ses deux mains à la
verticale moulant bien sa queue dans le tissu du maillot et remontait
celles-ci en redressant les avant-bras.

Il planta ses pouces dans la bordure du maillot et lentement repoussa cette
bordure vers le bas en dégageant lentement sa queue; le gland d'abord
qu'il contemplait, puis la hampe, puis le sac avec les couilles toutes
humides et gonflées et finalement laissa choir son maillot sur le
parquet.  Il le ramassa et se mit à le sentir après l'avoir retourné
pour bien circonscrire les zones les plus susceptibles de retenir le
maximum de toutes ses fragrances naturelles.  Il me fit signe que je devais
moi aussi donner un spectacle car il entendait bien voir lui aussi.

Gêné, mais sentant qu'il était de mon devoir de lui obéir, j'ai
laissé tomber mon short et je lui ai montré ma queue toute raide et
prête pour le «combat».  J'ai aussi ramassé mon short, je l'ai
retourné et j'en ai senti l'intérieur.  Il a relevé le pouce en
signe de contentement et d'approbation.  Il s'est placé de côté et
s'est mis à se branler en me faisant voir son profil.

Tantôt il regardait ses gestes et se concentrait sur son corps.
Tantôt il me regardait droit dans les yeux et regardait ensuite mes
gestes pour prendre lui aussi son pied.  Je l'imitais.  Tantôt de
profil, tantôt droit devant lui.

Il s'est assis ensuite sur le bord du lit, face à moi, et il a relevé
complètement les jambes pour me montrer son cul.  Il se caressa les
cuisses et les fesses durant un bon moment, puis relevant davantage les
jambes, après avoir mouillé son doigt, il l'enfonça jusqu'au fond
dans son trou en relevant la tête de côté pour voir ma
réaction.  Il parut satisfait de ce qu'il vit car il ajouta un
deuxième doigt au premier et s'amusa longuement à se dilater le
muscle du trou de cul en y prenant un plaisir certain aux bruits de
satisfaction qui parvenaient jusque chez moi.  Après une assez longue
période de jeu, il se releva, se mit debout devant la fenêtre et me
fit signe de me retourner en pointant son index vers le bas et en faisant
des ronds. J'ai compris le message; mais celui-ci aurait tout aussi bien pu
être dit car la distance entre nos fenêtres permettait facilement la
conversation.  Mais c'était plus sensuel de ne pas se parler.  Comme je
n'avais pas de lit derrière moi, je me suis simplement retourné,
penché vers l'avant et j'ai écarté mes fesses avec mes mains pour
lui montrer ce qu'il semblait souhaiter voir.  Je caressais aussi mon cul
avec mes doigts et les enfonçait comme il l'avait fait lui-même
quelques instants plus tôt.  Moi aussi j'ai tourné la tête pour
voir sa réaction.  Il était très excité et se masturbait avec
une bonne cadence, la paume d'une main appuyée contre le cadre de la
fenêtre.  Il avait la bouche ouverte et donnait de petits coups de
langue.  On eut dit qu'il était en train de me lécher.

Il monta finalement sur le lit et reprit comme la semaine précédente
une position à genoux, le corps cambré vers l'arrière et augmenta
la vitesse de sa branlette.  J'ai compris qu'il était proche de jouir.
J'ai avancé le plus près possible de la fenêtre et j'ai tenté
de rejoindre sa vitesse.  On se regardait avec une attention incroyable.
On eut dit une vigile dans le nid-de-pie d'un navire croyant apercevoir au
loin la terre ferme.  Un cri de plaisir est sorti de sa bouche ce qui
provoqua inévitablement le mien et du sperme a jailli en même temps
dans les chambres «ardentes» des deux côtés du passage mitoyen.

Voyant que quelques coulisses de sperme bloquaient plusieurs petits trous
des moustiquaires, on éclata de rire en même temps. On savait qu'il
fallait se hâter de nettoyer tout ça avant le retour de la famille
Goyette.

Il me fit encore une fois le signe des empereurs romains, le pouce
relevé, mais avec un sourire plus assuré que la semaine
précédente.  Et il osa prononcer une parole : « À la semaine
prochaine » me dit-il accompagnant ses paroles d'un geste d'au revoir.

 À suivre...Derniers regards, derniers soupirs!

Alexandre