Date: Thu, 16 Jan 2014 15:54:23 +0000 (GMT)
From: Adelard Dore <adelardore@yahoo.fr>
Subject: Bangkok Blues 5

Bangkok Blues 5
Un étrange cadeau pour une nuit à  Ko Samuï

Quelques jours après notre excursion au temple semi-érémitique de
Krabi, la pluie de mousson ne cessant de tomber et nous confinant à
l'intérieur, j'ai proposé à David de traverser la péninsule de
Kra et d'aller s'installer dans l'île de Samuï située dans la mer
de Chine, sur la côte est du pays.  Là, les périodes de mousson
sont inversées.  Nous allions donc bénéficier de beau temps.

Nous partîmes de bon matin par autobus jusqu'à Surat Thani et de
là, un taxi nous conduisit à l'embarcadère.  Deux heures après
notre embarquement, nous étions installés dans un joli bungalow, au
milieu d'une plantation de cocotiers où les singes en liberté
étaient dressés pour aller décrocher les cocos dans les arbres.
L'inconvénient majeur du lieu, terriblement dangereux, nous obligeait à
marcher constamment la tête haute en regardant le ciel, espérant
qu'une noix de coco décrochée par un singe trop habile ou trop pressé
d'en finir avec son travail ne vint s'écraser sur notre crâne
réduit en bouillie sous l'impact.

Mais c'était super joli!  Les bungalows disposés en fer à cheval
autour d'un petit sentier bien aménagé étaient presque tous
inoccupés à cette période de l'année.  Cette palmeraie
s'ouvrait sur une plage paradisiaque.  Près de la plage, il y avait les
installations principales de cet hôtel-chalets où se trouvaient les
cuisines, la salle à manger et les espaces collectifs pour lire, prendre
un verre ou laisser agréablement filer le temps.

Au cours du deuxième après-midi, alors que David et moi étions
allongés sur la plage, un beau garçon, chargé du service de plage,
vint nous demander si nous désirions quelque chose.  On a commandé
des jus de fruits.  Mais la beauté du garçon suscita une question de
David. «Alex! Tu dois certainement avoir d'autres histoires ou une
aventure spéciale à raconter sur cet endroit où tu es déjà
venu à deux reprises.» J'avais fait quelques rencontres
effectivement, mais la plus intéressante remontait à trois ans.  Il a
suffi que je réponde «oui!» pour que l'intérêt de David se
tourne entièrement vers cette nouvelle anecdote.





 Je lui ai recommandé de patienter jusqu'à la nuit parce que
l'éclairage aux bougies serait plus propice à mon récit.
Désappointé, il se résigna néanmoins à accepter le délai.

Sachant que je devais raconter mon histoire à David, le temps du repas
et le retour vers le bungalow à la nuit tombée, tout cela me
permettait de revivre pour moi seul les délicieux moments vécus ici
dans le passé tandis que mes souvenirs s'organisaient dans ma mémoire
en préparation du récit.

David avait bien hâte de m'entendre et, à peine étions-nous
rentrés, qu'il s'allongea sur le lit et m'ordonna presque : «Alors!
Ton aventure!  Tu me la racontes maintenant?» J'ai allumé des bougies
et je me suis assis à la fenêtre près de la porte à regarder
vers l'extérieur.  «C'est ainsi que j'étais assis, à la lueur
des bougies, quand ma 'surprise' est arrivée, commençai-je»??.

??..J'étais installé dans cet hôtel-bungalows depuis quelques
jours déjà et les clients étaient rares.  À cette époque, il
n'y avait pas grand monde à Ko Samuï.  Les jeunes «sautés»
allaient tous à Ko Pang Ngnang, l'île voisine.  Parmi le personnel de
l'hôtel, il y avait un garçon barman d'une impressionnante beauté.
Il était solide et musclé pour un Thaï.  Mais il avait surtout une
gueule à faire mourir d'amour n'importe qui.  Sa figure, mais aussi son
allure générale, toute sa personne respirait le sexe.  Il avait un
côté sauvage et farouche; il souriait timidement et gardait ses
distances avec tout le monde.  Il se déplaçait comme un tigre du
Bengale avec une grâce inégalable.  J'avais remarqué qu'il
était amoureux d'une serveuse de la salle à manger.  Ils étaient
toujours ensemble quand ils n'étaient pas de service.  Ils se tenaient
par la taille et s'embrassaient souvent.  Avec elle, il était tout
«caramel».  Que j'étais envieux!  Même si je comprenais qu'il
était bien normal que plusieurs beautés fussent hétéros.

Après quelques jours, j'ai commencé à les taquiner, comme je le
fais souvent et surtout en Thaïlande, car les Thaïlandais adorent
rire et se comportent comme des enfants devant toute apparence de plaisir.

Comme les Thaïlandais posent aussi souvent des questions qui, chez nous,
seraient considérées parfois comme trop personnelles, ils ne furent
pas long, le beau garçon barman et sa copine serveuse, à me demander
d'où je venais, ce que je faisais dans la vie, si j'étais riche, quel
était mon salaire, si j'avais une petite amie, pourquoi je n'en avais
pas????.Tout de suite, j'ai répondu que j'aimais les garçons.









Surpris quelques instants, ils finirent par sourire et la jeune fille (elle
s'appelait Sathani) me demanda alors avec une certaine malice et un réel
besoin d'entendre ce qu'elle savait déjà : « Trouvez-vous que mon
ami Manit (c'était le nom du barman) est très beau?  Est-ce qu'il
vous plairait?» Puis elle éclata de rire avant que je ne formulasse
ma réponse.  Alors, sachant que les Thaïs adorent quand on exagère
et qu'ils peuvent le deviner, j'ai dit, après avoir penché tristement
la tête en signe d'abattement et de désespoir : «Hélas!  C'est
le plus bel homme du monde!  Et je constate à vous voir ensemble tous
les jours, en amoureux, que jamais il ne viendra dormir avec moi, ni
même partager mon lit solitaire une seule petite heure».  Elle
éclata de rire aux larmes et lui aussi.  C'était la première fois
que je le voyais rire.  Il avait l'air de me trouver drôle et sympa et
j'avais l'heur de lui plaire, de leur plaire.

Nos relations restèrent ainsi au beau fixe durant une bonne dizaine de
jours.  Quand ils avaient du temps libre, ils venaient souvent causer avec
moi à la plage ou s'assoir près de moi dans le grand séjour
commun.  Mais, depuis ma grande confidence, quand ils me voyaient entrer le
matin pour déjeuner dans la salle à manger, ils venaient toujours me
souhaiter le «bonjour».  Chaque matin, ils s'informaient si j'avais
bien dormi.  Il me vint alors une idée saugrenue dont le but sincère
n'était autre que de les faire rire et d'avoir l'occasion de jouir du
sourire inimitable de Manit qui brillait comme un éclair dans la nuit.
Je me composai un air d'infinie tristesse et, la tête basse, je
murmurais : Hélas!  J'ai très mal dormi, comme la nuit dernière.
Car, hier soir, je croyais encore au miracle et j'espérais que Manit
viendrait dormir avec moi.  Mais, quand je vous ai vu, vers minuit, passer
devant mon bungalow pour rentrer dormir ensemble, la jalousie m'a inondé
le c?ur.  J'ai pleuré toute la nuit et, ce matin, c'est à peine si je
peux remuer. »

La seconde de surprise passée, ils éclatèrent de rire,
étonnés de mon audace mais aussi peut-être de ma «franchise»
et de la transparence avec laquelle j'affichais mes fantasmes.  Ils
comprenaient aussi très clairement que je les taquinais.  J'ai beaucoup
ri avec eux???..Ils pouvaient constater que je disais vrai au moins pour
une chose que je n'avais pas pu inventer.





En effet, les employés de l'hôtel dormaient dans des dortoirs
situés au fond du domaine derrière l'aire des bungalows.  Il y avait
un dortoir pour les garçons et un dortoir pour les filles.

Mais les couples déjà formés ou qui se formaient sur place et qui
avaient envie d'intimité pouvaient obtenir une chambrette située dans
la partie arrière des dortoirs.  J'avais su qu'ils partageaient l'une de
ces chambrettes.  Comme ils terminaient vers minuit, ils remontaient alors,
vers cette heure-là, le sentier passant devant mon bungalow et
rentraient dans leur dortoir.  Par conséquent, il était tout à
fait vraisemblable que j'aie pu les voir passer devant chez moi vers minuit
se dirigeant ensemble vers leur chambre en se tenant par la main ou la
taille.  Là-dessus, je ne mentais certes pas.

La surprise c'était que je ne dormisse pas encore à cette heure-là
et que j'attendisse de les voir passer.  Y avait-il d'autres vérités
dans mon «spectacle» de désespéré?  Quelle était la part
d'exagération et la part de sincérité?  Comment se faisait-il que
je ne dormisse pas?  Étais-je assez «timbré» pour attendre de
les voir passer et augmenter mes frustrations?  C'était là que
résidait le n?ud de l'équivoque qui déclenchait leur rire, voire
notre rire.  Car moi, je constatais que leur cerveau titillait.  Hé!
Hé!

Ainsi, à chaque matin, ils me posaient la même question et je
formulais la même réponse.  Et, à chaque fois, ils riaient
toujours d'aussi bon c?ur.

Cependant, ces blagues nous avaient rapprochés.  Quand ils venaient me
parler durant l'après-midi à la plage ou au séjour, ils me
faisaient de plus en plus de confidences.  C'est ainsi que Sathani me dit
un jour que Manit était un homme chaud sexuellement.  Il lui en fallait
à tous les jours.  Même si elle l'adorait, elle me confia un jour (et
devant lui qui souriait de ces confidences sur son intimité) qu'elle
l'aurait bien «prêté» pour une nuit afin de dormir tranquille.
En blague, je lui ai dis que j'accepterais volontiers son prêt.  Nous
avons bien ri tous les trois.













Ces plaisanteries durèrent une bonne semaine encore, quand un matin,
après la blague habituelle sur mes tourments nocturnes, Sathani me dit :
« Je dois aller passer deux jours chez mes parents à Surat Thani.
Manit ne peut pas dormir seul.  Il a besoin de sexe.  Je le sais.  Comme il
vous aime beaucoup et que je sais que vous l'aimez bien aussi, si vous
voulez bien de lui, il pourrait aller dormir avec vous durant ces deux
nuits.  Je ne suis pas jalouse du sexe avec vous.  Je le serais s'il en
avait avec une autre fille.  Mais avec vous, je serais en sécurité si
vous acceptez!!!»

J'ai pensé qu'elle me tendait un piège.  Je ne savais pas quoi
répondre.  Mieux valait alors poursuivre dans le sens des blagues
habituelles.  « Ah mon Dieu! Dis-je, avec un ton de miraculé, enfin
mes prières au Bouddha seront exhaussées.  Toutes ces nuits à
attendre désespérément!  Ce soir, je n'attendrai pas en vain!»
Puis, me retournant vers Manit, je lui dis : «Manit!  Te souviens-tu
bien de l'adresse de mon bungalow? Il ne faudrait surtout pas qu'il se
trompe au moment où le miracle se produit», ajoutais-je avec humour
et une réelle inquiétude.

Toute la journée, le c?ur m'a débattu.  Je n'arrivais pas à me
concentrer sur quoi que ce soit.

Au dîner, Sathani me glissa à l'oreille : «Je pars tout de suite
après le repas.  Manit ira vous retrouver à minuit.  Laissez des
bougies allumées pour qu'il sache que vous ne dormez pas.» Avec un
air malicieux, elle ajouta : «Amusez-vous bien! Et amusez-le bien
aussi!» Je ne savais pas quoi répondre.  J'ai dis tout simplement,
mais sérieusement cette fois-ci : « Que ne ferais-je pas pour
vous?.et pour lui aussi, bien sûr!» Elle sourit et elle ajouta :
«Souhaitez-moi un bon voyage» avant d'aller poursuivre ses
activités!

??????.

David m'interrompit pour me dire qu'il comprenait maintenant pourquoi
j'avais voulu attendre la nuit et allumer des bougies pour lui faire mon
récit.

Il était voyeur, mon David.  Je m'en apercevais à chaque jour
davantage.  Devant la perspective de mon histoire de cul avec Manit, sa
main alla tout naturellement se poser sur sa braguette.  On allait revivre
un peu le passé par le truchement de ma narration.

??????.

?. Inutile de dire que la soirée fut très longue.  Je n'osais pas
traîner au bar ni au séjour de peur qu'un mot de ma part ou une
allusion ne vint briser le charme de cette faveur inespérée, si
toutefois elle n'était pas une mauvaise blague.  À partir de 23
heures, je ne tenais plus en place.  J'allumai les bougies comme convenu,
même plus tôt que convenu de peur, encore une fois, qu'il ne finisse
de travailler plus tôt et que, ne voyant aucune lumière, il ne
passât son chemin.

Je m'assieds contre la fenêtre, exactement dans la position où je
suis maintenant précisai-je à David, et j'attendis??.

Vers 23 heures et trente, plusieurs employés passèrent devant le
bungalow pour se rendre au dortoir.  C'était convenu qu'il laisserait
partir tout le monde sauf le gérant qui, de toute façon, ne terminait
qu'à une heure.

Vers minuit moins trois minutes, j'entendis un craquement de pas sur le
gravier du sentier.  Les pas semblaient ralentir en approchant de ma porte.
Mais je devais rêver n'est-ce pas?  Mais non!  Ils ralentissaient
vraiment.

Soudain, je l'aperçus, seul, s'approchant délibérément de mon
petit balcon.  Il s'arrêta et regarda si les bougies faisaient encore de
la lumière.  Puis, ayant aperçu des lueurs, il s'approcha de la porte
et frappa légèrement.  Je me précipitai pour ouvrir.  Il se
présenta sans un mot arborant un large, tendre et innocent sourire.
J'ai compris que ce n'est pas par hasard que la Thaïlande est
surnommée le pays du sourire (Meuang Yim).

Il entra rapidement pour ne pas être surpris ou aperçu.  Je lui fis
part de ma grande surprise lui disant que jamais je n'aurais osé
rêver qu'il vînt.  Il sourit encore et plus librement cette fois-ci
puisqu'il était à l'intérieur.

Il me dit qu'il avait déjà eu du sexe avec des garçons mais jamais
avec des hommes, que ça l'excitait beaucoup.  Il éteignit quelques
bougies mais en laissa suffisamment pour qu'on distinguât clairement nos
corps et leurs détails.

 Il avait enlevé ses sandales en franchissant le seuil, coutume
thaïlandaise oblige, coutume qu'il avait légèrement modifiée
toutefois pour qu'on ne sache pas qu'il était chez moi.  D'ordinaire,
les chaussures restent dehors, sur les marches de l'escalier ou sur le
perron.  Ce soir-là, il les déposa à l'intérieur.  Ses grands
et larges pieds se posaient noblement sur le parquet de bois.







 Il jeta par terre son t-shirt qu'il tenait dans une main en entrant.  Son
torse nu était impressionnant de virilité et de tension.  Tout en me
regardant droit dans les yeux, il dénoua le n?ud de son sarung qu'il
laissa tomber complètement.  Il se retrouvait donc tout nu devant moi et
super bandé, prêt pour l'action.

Il était aussi beau tout nu qu'habillé et même encore plus beau.
Sa queue était superbe : longue, large et sombre, elle semblait une arme
puissante.  Foncée, presque bleuâtre, la peau du pénis et du
scrotum avait l'air d'un velours royal.  Le ventre glabre formait un
trapèze parfait et tous les muscles se découpaient parfaitement tant
sur son ventre que sur sa poitrine.  C'était un monument à la beauté
sauvage de l'Asie.

Voyant ma stupeur due à mon admiration, il murmura :
«Déshabille-toi complètement!» Je m'exécutai mais j'avais
peine à me concentrer sur mes gestes tellement j'étais admiratif et
sans voix.  J'avais peur aussi qu'il ne trouvât ma nudité très
ordinaire à côté de la sienne.  Quand je fus tout nu, il
s'approcha, poussa sur mes épaules et me fit mettre à genoux devant
lui, précisant ainsi son désir.  J'ai pris sa queue dans un poing
comme un trophée et ma langue s'est allongée pour aller cueillir la
liqueur qui avait déjà commencé à perler sur le bout du gland.
Il dégageait une odeur de mâle qui a une terrible envie de cul et qui
a eu un peu chaud en attendant.  Ça m'excitait terriblement.  J'ai
respiré fort pour le sentir.

 Il parut un peu vexé et me dit : « Khun kit wâ phom menn!  (Tu
trouves que je sens mauvais!)» « Maï menn, répondis-je,
hômm! (Tu ne sens pas mauvais, ton odeur est merveilleuse, je la respire
comme on respire une fleur)» C'est difficile de traduire vraiment,
j'écris ici l'idée car il existe deux mots en Thaï pour
«sentir« qui décrivent chacun une réaction différente devant
une odeur.  «Menn» c'est quand ça pue, «hômm» c'est quand
ça sent bon, comme une fleur par exemple ou toute autre odeur excitante
ou agréable.  Il parut rassuré et sourit en disant : « Mon odeur
te plaît? Tu aimes mon corps?» Je fis un signe affirmatif et je
repris mes respirations tout en engouffrant sa belle queue dans ma bouche.
Il se cabrait de plaisir, me tenait la tête avec ses deux puissantes
mains et la maintenait pour que ne m'écarte pas et poussait sur la nuque
pour que je prenne le plus possible de sa tige dans ma gorge.  Je faisais
plus que mon possible car je n'espérais pas pouvoir y goûter souvent.









Puis, voyant qu'il allait bientôt jouir, je ne voulais pas que cela se
termine ainsi et trop vite.  Je lui ai indiqué le lit.  Il a réagi en
souriant et en disant : « Tout à l'heure, pour dormir.  Moi vouloir
jouir avant!» «Je sais lui dis-je, mais je veux te faire découvrir
d'autres plaisirs avant que tu jouisses.» Il obtempéra et s'allongea
sur le lit.

J'ai grimpé sur lui et j'ai commencé à le lécher partout.  Je
lui ai d'abord mordu légèrement les oreilles et j'ai passé mes
lèvres sur les siennes.  Il ne se défendait pas.  Puis, j'ai glissé
vers sa poitrine et j'ai mordillé et sucé ses mamelons.  Il respirait
fort et suait.  La tension et le plaisir le faisaient suer. Il devenait
humide et, la chaleur aidant, cette humidité faisait ressortir davantage
son extraordinaire odeur.  J'avais bien hâte de parcourir des zones plus
intimes.  Puis, j'ai léché son ventre et j'ai repris sa queue dans ma
bouche pour d'autres succions sous divers angles.  Il râlait gentiment
et sourdement.  Enfin, j'ai pris ses couilles dans ma bouche une à une
d'abord, puis les deux ensemble ensuite.  Je les brassais comme si elles
eussent été dans une lessiveuse.  J'en savourais la sueur et le
goût rare.  J'ai relevé ensuite ses jambes pour gagner sa craque de
cul.  Il résista cette fois. Mais je l'ai rassuré en disant que je ne
voulais pas l'enculer, seulement lui faire des choses qui lui feraient
plaisir.  Il s'abandonna alors complètement.

Mais ses cuisses étaient si puissantes et si dures que je ne parvenais
pas à rejoindre la cible convoitée.  Je l'ai donc prié de se
retourner face contre le matelas et, repoussant ses belles fesses après
les avoir léchées, mordues et caressées à mon goût, j'ai
enfoui ma langue dans sa craque et je l'ai enfoncé jusqu'à ce qu'elle
rejoigne le petit cercle que je convoitais tant.

????..

Évidemment, David avait retiré son maillot et avait commencé à
se branler en écoutant mon histoire.  Toujours assis sur ma chaise,
j'avais aussi tout enlevé et je me branlais à l'unisson.  Le
spectacle de David étendu sur le lit à la place même de Manit et
se branlant superbement, ajoutait au plaisir de la remembrance mais aussi à
celui d'allonger mon histoire.  David a senti mon hésitation et il m'a
dit : «Petit cochon! Tu fais exprès pour retarder mon éjaculation.
Tu en profites encore et en double.  Ton histoire te branche et ma
branlette te fait baver.  Petit cochon!  Mais j'aime ça, continue!»

Après une pause pour rire, j'ai repris mon récit.

?????..

Dès les premiers instants où ma langue toucha son délicieux trou
du cul, il commença à pousser des gémissements et des râles
marquant l'intensité de son plaisir.

Mais, peu à peu, au fur et à mesure que ma langue lui rabotait la
nervure du trou et pénétrait de plus en plus à l'intérieur
aidée par le relâchement de ses tensions musculaires, les cris et les
gémissements augmentèrent considérablement au point où j'ai dû
lui recommander un peu de silence s'il ne voulait pas ameuter le village
des bungalows.  «Jamais quelqu'un ne m'a fait cela, dit-il, et jamais
plus peut-être on ne me le fera.  Sathani ne voudra jamais mettre sa
langue dans mon trou.  C'est si merveilleux.  Jamais vécu une pareille
sensation!  Continue, trop bon!»

J'ai repris mon léchage de cul et je goûtais aux saveurs et aux
parfums rares de ce beau mâle asiatique à l'allure de tigre.  Les
râles s'intensifiaient toujours de sorte qu'ils ne cessaient plus.
Finalement, une bonne demi-heure plus tard, j'ai réussi à le
retourner.  Mais il maintenait toujours ses jambes relevées et
écartaient encore ses fesses pour m'indiquer l'accès de son cul.  Il
en voulait encore et encore.  J'avais léché le cul de centaines de
gars dans ma vie, plusieurs avaient adoré mais jamais à ce point
là.  Il était comme un enfant qui découvre le sucre ou la crème
glacée?.et même plus encore.  C'était unique.  Moins tendu qu'il
ne l'était plus tôt en arrivant, je pouvais maintenant maintenir ses
fesses écartées et je pouvais parvenir à le lécher dans la
position sur le dos.  Mais je voulais surtout qu'il puisse jouir pendant
que je le léchais puisque cela lui paraissait si bon.  J'ai repris
quelques bons coups de suçage de sa bite pour le mener au bord.  Je l'ai
invité à se masturber pendant que j'enfonçais de nouveau ma langue
dans son trou.

Il ne fallu que quelques minutes pour que j'entendisse un cri à fendre
la jungle et à réveiller tout le dortoir des employés au fond du
domaine.  Mais c'était tout de même très gratifiant car personne
jusque là n'avait joui avec moi avec une telle intensité?.du moins
selon ce que me rappelait alors ma mémoire.











Il s'endormit immédiatement après sa jouissance, laissant sécher
son sperme sur son ventre, sa poitrine et ses joues.  Il ne s'occupa pas de
moi non plus.  Mais, je pouvais maintenant jouir visuellement totalement de
son corps sans gêne ni retenue.

Je me suis placé à genoux sur le lit à côté de lui endormi
et je me suis branlé lentement en le regardant dormir humant à la
fois les odeurs de son corps, de son cul humidifié par l'abondance de ma
salive et de son sperme qui séchait.  J'ai joui sur lui en lui laissant
le loisir pour le lendemain de séparer mon sperme du sien.

??????

Quand j'ai décrit à David, se branlant à toute allure, le cri de
tigre de Manit, il en poussa un presque aussi important et gicla lui aussi
sur sa figure et même sur le mur à la tête du lit.  À quelques
années de distance, une personne ayant pris la place d'une autre, dans
le même lieu, un même cri de délivrance et de plaisir.  C'était
comme si le temps était suspendu.  Cela me fit un tel effet, que j'ai
joui quelques secondes plus tard.  C'est peut-être un peu ce que Marcel
Proust aurait appelé «les intermittences du c?ur».

Remis de ses émotions, David me rappela que Manit devait normalement
dormir deux nuits avec moi.  «C'est exact!» répondis-je.  «Que
s'est-il donc passé de plus la deuxième nuit, me demanda-t-il?» Sa
curiosité, au lieu de s'éteindre avec la jouissance, semblait se
maintenir plus fortement que ses capacités physiques.

«Oh! Pour avoir la réponse à cette question, mon cher David, il te
faudra attendre toi aussi une deuxième nuit» et je suis allé me
coucher à côté de lui en me tournant sur le côté pour
dormir. « Tu es un salaud, Alex!» me dit-il avec tendresse en venant
déposer un court baiser sur mon front.

Le lendemain soir, après dîner, on revint au bungalow et on alluma
les bougies.  Il s'étendit sur le lit, mais cette fois, je me suis
allongé à côté de lui.  Je ne suis pas resté assis sur la
chaise près de la fenêtre.  Et j'ai repris mon récit??.

??????..











Le lendemain, Manit se comporta comme d'habitude avec moi, mais il était
un peu mal à l'aise toutefois.  Cela paraissait dans ses gestes, plus
nerveux que d'habitude. Enfin, après dîner, quand nous fûmes
seuls, j'ai osé lui dire : « Cette nuit, ce sera comme hier?» Il
me sourit largement, de ce sourire qui me faisait «mourir» et que je
ressentais presque comme une brûlure tellement il était puissant et
livrait le secret d'une belle âme.

Puis il ajouta : «Oui! Mais ce sera mieux encore!  Car maintenant, je
n'ai plus peur.  C'est toi qui devrais avoir peur!» Puis il éclata de
rire comme s'il venait de me raconter une bonne blague.  Il disparut pour
voir à ses occupations en se grattant légèrement le scrotum
à-travers son sarung.

La nuit venue, j'ai pris ma place contre la fenêtre et j'ai attendu
l'heure de sa visite.  Quelques minutes après minuit, des pas
ralentirent devant le bungalow. C'était lui!

Il retira ses sandales et entra rapidement.  Encore une fois, il avait
enlevé son t-shirt et le tenait dans sa main.  Je subodorais qu'il
faisait cela pour m'exciter car il avait des pectoraux parfaitement
découpés.  Il me lança justement son t-shirt et m'ordonna : «
Hômm! (Sens-le!)».  Je l'ai attrapé et je l'ai porté à mes
narines.  Il a souri largement.  Puis, il se retourna me montrant ses
fesses et il se gratta le cul par-dessus son sarung en enfonçant bien le
tissu dans sa craque.  Puis, il retira son sarung en retenant de la main
l'endroit où il s'était gratté le cul.  Puis il me le tendit en
m'ordonnant de le sentier et de le lécher à l'endroit précis où
le tissu s'était enfoncé dans sa craque.  Je comprenais qu'il prenait
le contrôle de la soirée et ce que signifiaient ses paroles après
dîner : « C'est toi qui devrais avoir peur!» Mais l'odeur était
fantastique et le goût aussi.  La sueur de sa craque de cul avait
macérée toute la journée durant ses occupations et elle avait
emprisonné des trésors de fragrances rares et ténébreuses comme
le musc et le benjoin.  Je pensais au poème de Baudelaire sur les
Correspondances :

« Il est des parfums???..

«Et d'autres corrompus, riches et triomphants

«Ayant l'expansion des choses infinies

«Comme l'ambre, le musc, le benjoin et l'encens

«Qui chantent les transports de l'esprit et des sens.»







Puis, il m'ordonna de me mettre tout nu et de m'étendre sur le plancher.
J'obéis.  Quand je fus bien allongé par terre, il s'approcha avec un
sourire presque diabolique cette fois, le sourire de l'assassin gentil qui
révèle tout à coup à sa victime les vrais motifs pour lesquels
il l'a conduite dans ce lieu désert et secret.  Il déposa un pied sur
ma figure et m'ordonna de le lécher.  Je caressais ce pied avec ma
langue et j'étais bandé comme un arc tellement j'avais fantasmé
sur ces pieds larges et massifs.  Je les léchais sans me faire prier
davantage et je passais ma langue goulûment partout. Il adorait.
J'étais très surpris cependant.

??????..

En racontant cela, je m'étais retourné face à David et j'avais
pris un de ses pieds dans ma main et je l'avais porté vers ma figure.
Je fis une pause dans mon récit pour lui lécher un pied.

Les siens aussi m'avaient toujours impressionné dès notre première
rencontre à Bangkok quand on avait attrapé la grande pluie de mousson
sur l'express-boat.

Étonné, mais ravi de mon geste, David reprit sa branlette, comme la
veille, tout en jouissant de son pied caressé par ma langue.  Et moi,
entre mes coups de langue, je reprenais mon récit?..

????.

Les deux pieds de Manit reçurent les honneurs que leur beauté
méritait.  Je savais cependant qu'il posait là un geste de domination
très marqué.  Les bouddhistes thaïs, imbus de spiritualité
animiste du temps des Môns, n'accordent aucune importance à leurs
pieds.  C'est le siège du mal, «des mauvais esprits», si je puis
dire.  De même, ils n'aiment pas se faire caresser la tête, lieu où
résident les bons esprits.  Forcer quelqu'un à lécher ses pieds,
c'est l'expression d'une puissante domination de la part d'un Thaï et
d'une humiliante soumission pour sa victime.  Mais je m'exécutais avec
plaisir parce que je savais que cela devait lui procurer une excitation
terrible.  Je voyais d'ailleurs sa queue dure comme au bord d'une
explosion.  Il avait dû penser à poser ces gestes-là toute la
journée et ils avaient nourri ses fantasmes.









Ensuite, il me fit signe de m'allonger sur le lit.  Puis il se mit à
genoux, posant ceux-ci de chaque côté de ma tête et il appuya la
plante de ses pieds sur mes épaules.  Je comprenais ce que cela
signifiait??????

????????

Au même moment, j'ai cessé de m'occuper des pieds de David et je l'ai
invité à prendre la pose qu'avait Manit ce soir-là.  Mal à
l'aise et un peu résistant, il se fit prier avant de s'exécuter.
Mais, quand je lui ai dit de descendre son cul sur ma face en écartant
ses fesses pour faire comme Manit, David ne résista plus à l'idée
de se faire lécher le cul.

Ma langue lui ramonait le côté des fesses et les bords de sa craque
et s'enfonçait doucement dans les relis mauves de son trou en les
titillant avec la pointe.  J'entendais David soupirer et gémir comme
autrefois le faisait Manit.

À l'occasion, histoire de faire une pause, je l'attrapais par les
cuisses que je tirais légèrement vers moi pour avoir sa belle poche,
longue et pendante au-dessus de mon nez et de mes lèvres et j'attrapais
ses couilles dans ma bouche.  David ne résistait plus.

 Mais il devenait de plus en plus difficile de poursuivre mon récit avec
ses belles couilles dans la gueule.  J'ai cessé de parler car «on ne
parle pas la bouche pleine».

Pendant une bonne vingtaine de minutes, j'ai bouffé la poche de David en
alternance avec son cul.  Jamais nous n'avions eu une pareille relation
sexuelle tous les deux.  On se branlait ensemble; on se suçait
quelquefois ou on partageait une rencontre.  Mais seuls, on ne s'était
jamais laissé aller à se peloter.  À vrai dire, on était tous
les deux mal à l'aise.  Mais j'avais le sentiment d'une ultime chance de
baiser avec David et mon récit servait un peu de prétexte.

Quand David se dégagea et reprit sa place allongé sur le lit avec sa
belle queue toute luisante et dure dans la main, je lui ai dit qu'il
souhaitait sans doute connaître la suite de mon histoire et la vivre en
même temps.  Il me répondit qu'il allait entendre la suite avant de
décider s'il allait jouer le rôle jusqu'au bout.





?..Cette nuit-là, poursuivis-je, Manit, le cul et les couilles luisantes
comme les tiennes, s'allongea ainsi sur le lit.  Comme je savais qu'il ne
voudrait pas me lubrifier le cul à son tour, j'ai attrapé le tube de
lubrifiant sur la table de nuit et j'ai bien préparé mon trou.  David
avait les oreilles presque pointues comme un chien à qui on montre sa
laisse pour la promenade quotidienne.  Il me regarda attentivement me
graisser le trou pendant qu'il se branlait lentement avec un geste rotatif
du poignet extrêmement érotique.

Bien lubrifié, je me suis mis à genoux, face à Manit, les deux
jambes de chaque côté de son torse_ je faisais les mêmes gestes
pour David_ et j'ai descendu lentement pour laisser sa belle queue glisser
dans mon cul comme un serpent entre deux roches humides de lichens gras.

Quand la queue de David parvint à toucher le fond, ses yeux se
fermèrent_ comme les yeux de Manit s'étaient fermés autrefois._ Il
attrapa mes hanches près de mes cuisses avec ses mains et entreprit un
grand rythme de baise.

Manit, comme David maintenant, ouvrait par moments les yeux et me regardait
fixement, jouissant tout autant de la scène que des sensations.  Et, au
bout d'une bonne demi-heure, après quelques pauses pour retenir la
jouissance, David ravala un cri_ ce que ne fit pas Manit, plus sauvage dans
ses approches et plus spontané_ et je sentis son jus couler abondamment
dans mes entrailles.  Deux secondes plus tard, j'ai joui en éclaboussant
sa belle face et c'est avec un plaisir sans borne que je suis allé
bouffer le liquide que j'avais osé répandre sans sa permission.

Mes deux hommes, tant Manit autrefois que David maintenant, étaient
aussi satisfaits, vidés et détendus qu'ils étaient anxieux,
troublés et déconcertés par ce qu'ils venaient de vivre.

Pour Manit, il avait baisé un homme et il avait vraisemblablement aimé
cela et il avait fait des choses avec lui qu'il ne se soupçonnait pas
être capable de faire.  Ce n'était pas tout à fait ce à quoi il
s'attendait quand il avait accepté la proposition de sa copine.  Quant à
David, il avait accepté jusqu'à maintenant de vivre des fantasmes
qu'il portait au compte de l'expérimentation et des aventures de
vacances où il fait bon tout essayer.  Mais, voilà que maintenant, ce
qu'il venait de vivre avec moi était d'un autre ordre.





Il avait eu une relation intime et complète avec un homme avec lequel il
ne faisait pas que partager des fantaisies et des expériences, mais avec
lequel il venait de vivre une relation comme en vivent les couples, et
peut-être même, qui pouvait le dire, les couples qui s'aiment.

Après un long silence, la suite du récit n'étant plus
nécessaire, David m'embrassa sur la bouche avec tendresse et abandon
comme il ne l'aurait fait qu'avec une femme.  Mais j'avais le sentiment
qu'il fermait un chapitre?.du moins temporairement.



Alexandre

À suivre : Bangkok Blues 6 : Les jardiniers de Patong