Date: Sat, 18 Jan 2014 13:09:57 +0000 (GMT)
From: Adelard Dore <adelardore@yahoo.fr>
Subject: Bangkok Blues 7

Bangkok Blues 7
Éventails et parasols

Au temps où les jardiniers de Patong me faisaient la cour, vous vous
souvenez qu'ils venaient rarement me voir avant que je ne rentre de
dîner.  «Sii Tum! (quatrième heure du Tum!)» me disait
Suthaï, soit vingt-deux heures.  De la fin de l'après-midi jusqu'à
22 heures, et parfois plus tard quand ce n'était pas «ses jours»,
et quand, bien sûr je n'allais pas assister à l'une de ces parties de
foot sur la plage avec mes autres «prétendants», j'avais bien du
temps à perdre.

Généralement, s'il ne pleuvait pas, je traînais dans la rue de la
plage parcourant les échoppes des commerçants ambulants et je
m'arrêtais souvent pour causer avec tout le monde?.à des Thaïs
bien sûr, car les étrangers (farang) se tenaient le plus souvent en
retrait, bardés dans la solitude de l'univers clos de leur groupe de
voyage, de leur famille, de leur compagne ou compagnon de voyage ou de leur
propre isolement culturel occidental.  Moi, je m'amusais.  Je me faisais de
nombreux amis de tous ces garçons, mais parfois aussi des filles, avec
qui je badinais, je plaisantais et, compte tenu qu'ils me posaient toujours
leurs indiscrètes questions, je construisais des tas de réponses
fantastiques.  Souvent elles si exagérées, qu'ils finissaient par
rire aux larmes en prenant conscience tout à coup que je me payais leur
tête avec sympathie et tendresse.  J'étais invité partout?à
toutes sortes de rencontres après leur boulot.  Quand je ne recevais pas
l'un ou l'autre de mes petits jardiniers, je répondais presque toujours
positivement à ces invitations.  C'est ainsi que je me retrouvai, par
exemple, dans une party de sourds-muets.  Je n'avais pas prévu cependant
que je me retrouverais aussi au milieu de sons incongrus proférés par
leur gorge dont ils ne contrôlaient pas le mécanisme.  Aussi
s'échangèrent-ils durant toute la soirée des billets écrits en
Thaï.  Ils faisaient aussi des signes que je n'arrivais pas du tout à
interpréter.  La soirée fut longue; mais ils étaient si
chaleureux, si hospitaliers, si contents que je sois parmi eux que la
souffrance de mes oreilles n'avait d'égal que la joie de mon c?ur.









Parmi ces copains thaïs qui me tenaient le plus à c?ur, il y avait ce
petit groupe de vendeurs de parasols et d'éventails peints, dont deux
d'entre eux étaient Birmans, avec lesquels je passais des heures à
chanter.  L'un d'eux avait une guitare et ils chantaient en ch?ur des airs
thaïs qu'ils m'apprenaient.

Le plus souvent je n'arrivais pas à comprendre ce que je chantais et mes
erreurs de tons, autant dans la langue que dans la musique _ le
Thaïlandais étant comme le Mandarin une langue à tons_ les
faisaient se tordre de rire.  En effet, je devais travestir les paroles au
point de chanter parfois des choses horribles.  Cela devait avoir l'allure
de «cadavres exquis» à la André Breton, tout à fait
surréalistes, ou alors cela devait être carrément grotesque ou
terriblement grivois.  Parfois, mon erreur devait revêtir un tel double
sens qu'ils éclataient de rire jusqu'aux larmes, pliés en deux,
incapables de me raconter la bêtise que je venais de dire.  Mon air
innocent, presque insipide, ajoutait à leur délire.  Mais je passais
de merveilleuses soirées en leur compagnie.  Je leur apprenais aussi des
airs de Bob Dylan qu'ils avaient déjà entendus, qu'ils adoraient mais
dont ils n'arrivaient pas à trouver les paroles.  Ils les apprenaient
par c?ur avec moi et les chantaient avec joie et fierté.  Mais,
l'Anglais n'étant pas une langue à tons, ils pouvaient toujours faire
des erreurs de prononciations, ils n'étaient jamais ridicules, ce qui
n'était pas mon cas en Thaïlandais.

 Un soir, l'un d'eux, un Birman qui se nommait Sack, était fiévreux.
Il faisait très frais car les vents de mousson cachent parfois des
nuages chargés de bises fraîches.  Comme il dormait sur le sol et
n'avait aucun médicament pour se soigner, je suis allé lui en acheter
à la pharmacie et je l'ai invité à venir dormir chez moi.
J'allais dormir seul ce soir-là car je n'attendais aucun visiteur
«horticulteur». Hé! Hé!

J'étais ravi qu'il accepte car c'était de loin le plus beau.  Il
était d'une innocence et d'une douceur incroyable.  Je crois qu'il
n'avait aucune idée qu'un homme de mon âge puisse entretenir des
intentions «perverses».  Son sourire était une blessure tant il
était pur.  Il me faisait beaucoup penser à un jeune Tahitien que
j'avais connu, il y avait déjà quelques années, dans un tamaharaha
(souper-fête) à Bora-Bora en Polynésie.  Ils avaient environ le
même âge (18 ou 19 ans) et possédaient tous les deux ce même
sourire d'innocence et de pureté, ce même regard d'abandon et de
bonté naturelle, ces mêmes dispositions de «bon sauvage» à
la Jean-Jacques, tout cela retenu dans un corps d'une beauté parfaite,
farouche voire primitive.  Il avait le teint sombre, les muscles durs et
tendus, parfaitement découpés, le blanc des yeux vert-jaune où
flottait un iris marron foncé qui envahissait presque toute la
cornée.





Il avait des sourcils épais, des cheveux noirs jais et un peu de poils
sous les bras. Il portait seulement un sarong couleur terre de Sienne.
Mais son sarong était si ajusté qu'il faisait ressortir ses
magnifiques fesses comme deux fruits verts qu'il nous donnait envie de
consommer sur place et tout de suite, bien avant qu'ils ne mûrissent.
Sa queue faisait une bosse sur le devant mais restait toujours assez
discrète comme intimidée par la présence d'autrui.

Elle ne devait se déployer majestueusement que lorsqu'il se retrouvait
tout seul, ce qui devait arriver très rarement.  La promiscuité est
toujours de rigueur dans ces pays émergents.

Arrivé au bungalow, sa présence se fit très discrète.  Il
parlait très bas, chuchotant presque et se déplaçait timidement.
Effectivement, la nouveauté de la situation et l'inconnu qui
l'attendait, tout cela l'indisposait.  Il demanda à prendre une douche
et s'enferma dans la salle de bain.  Quand il en ressorti, il avait remis
son sarong et s'était couvert de cette fameuse poudre blanche dont les
Thaïs s'enduisent le corps encore humide après la douche laquelle
poudre colle à la peau et leur donne l'impression d'être tombé
tout humide dans un baril de farine.  Ainsi était-il moins beau, je veux
dire moins plastiquement beau, mais il était divinement sexé comme un
«sauvage» préparé pour une initiation.  Il s'allongea sur le
lit et je me suis allongé près de lui.  Lentement, j'ai commencé à
caresser ses cuisses puissantes et ultra-douces.  Il me dit doucement :
«No!  no, no, no» mais avec un tel sourire que j'entendais le
contraire.  Quand j'ai touché à son sexe sous le sarong, il soupira
profondément et redit «Oh! No, no, no, no, no?!» mais il était
déjà bandé solidement et commençait à juter du liquide
pré.  J'ai détaché le sarong et j'ai commencé à le sucer.
Sa respiration était celle d'un mourant.  Elle venait par saccades et
restait suspendue entre les mouvements du diaphragme.  Quand j'ai relevé
ses jambes pour lui bouffer le cul, il a encore hurlé doucement : «
Oh no, no, no, no, no,» mais il n'a pas résisté à mon geste et
son souffle devint presque comme celui d'un asthmatique sous un
respirateur.  Il cria tout à coup : «coming» et un puissant jet de
foutre fut propulsé jusque sur le mur par-dessus sa tête.  J'ai
bouffé ce que j'ai pu de ce dîner si gracieusement offert pendant
qu'il répétait toujours, mais cette fois-ci comme un reproche et non
plus comme une mise en garde : « No, no, no, no?» Il semblait ne pas
arriver à croire qu'il venait de jouir avec un homme.







 Pendant qu'il se remettait, je me suis allongé près de lui et je me
suis masturbé en le contemplant.  Je savais que je ne pouvais rien lui
demander.  Il se redressa cependant, s'assit à côté de moi et
observa ma branlette en émettant des bruits d'approbation et de support.

Le soir suivant, il me dit en souriant : « Me, sick! (Moi, malade)»
pour que je l'invite encore à dormir et à??.  Je ne pouvais pas car
j'avais la visite de Suthaï.  Mais il revint la nuit suivante et
quelques autres nuits où je n'avais pas de visiteur ou lorsque je
m'arrangeais pour ne pas en avoir.  Il ne me toucha qu'à la dernière
nuit, attrapant ma queue pour la branler à ma place.  Il exécuta un
travail parfait : ni trop lent, ni trop vite et la pression n'était ni
trop forte ni trop relâchée.  Quand j'eus joui, il ria tendrement et
me dit à l'oreille : « Phom pen kengn reu plao khauwpt?  Chak wao ruu
djack dii mach! (Ne suis-je pas habile?  La masturbation, je connais cela
très bien!).  Puis, il éclata de rire comme un enfant.  On dormit
dans les bras l'un de l'autre.

Je me rendais compte qu'il avait raconté à son frère et à ses
copains ce que nous faisions sexuellement car ils le taquinaient quand il
partait avec moi pour aller «dormir».  Ils lui disaient combien il
était chanceux de venir avec moi. Et les soirs quand je devais rentrer
seul, ils me demandaient pourquoi je n'amenais pas Sack; il m'aimait
beaucoup, m'assuraient-ils.

Quand vint le moment de quitter Patong et de retourner à Bangkok pour
tenter, entre autres choses, d'obtenir des nouvelles de David à la poste
restante, ils m'annoncèrent qu'ils allaient devoir aller à Bangkok
eux aussi quatre jours plus tard pour régler des affaires avec la tante
des deux frères qui demeurait en banlieue de la capitale.  Ils
manifestèrent le désir de venir me voir pour que je leur fasse
visiter Bangkok, car ils n'y étaient jamais allés.  Je les ai
aussitôt invités à venir me voir à mon hôtel, mais je
doutais qu'ils viennent.

Or, une semaine plus tard, je faisais la sieste à Bangkok au milieu de
l'après-midi quand on sonna de la réception de l'hôtel pour
m'annoncer que j'avais la visite de trois jeunes hommes qui souhaitaient
monter.  Après m'être assuré de leur identité, j'ai accepté
qu'on les laissât monter.  Ils étaient tout sourire et ravis de me
revoir.  Sack était le plus mal à l'aise et rougissait un peu.  Il
devait se rappeler nos nuits de branle à Patong.







Nous avons causé et ri durant deux bonnes heures autour de bières que
j'avais fait monter.  Là, j'eus la certitude cette fois que Sack avait
tout raconté aux deux autres suite à une remarque qui me laissait
présumer de confidences complètes.  Ils me demandèrent d'abord,
mais cela ne signifiait rien, de rester pour la nuit étant donné
qu'ils voulaient bien que je leur fasse découvrir les quartiers chauds
de Bangkok et que les bateaux-bus de la Chao Praya jusqu'à Nontaburi
cessaient leur activité à 21 heures.

Ils ajoutèrent, et c'est cela qui me mit la puce à l'oreille, qu'ils
avaient bien hâte aussi de recevoir un bon massage du type de celui que
je donnais à Sack à Patong.  Et ils se mirent à rire.  C'était
vrai que, certains soirs, j'avais donné un massage à Sack.  Cela me
permettait de caresser son beau corps.  Mais, comme ils riaient de si bon
c?ur en me disant cela, je percevais qu'ils savaient bien d'autres choses
encore.

J'ai prévenu la réception que mes invités resteraient à dormir
et j'ai payé le supplément.

Vers 18 heures, la faim commença à se faire sentir.  Ils
rejetèrent ma suggestion d'aller au resto.  Ils iraient, par souci
d'économie disaient-ils, chercher à manger dans les restos ambulants
de l'avenue Suriwong.  On ferait la fête dans la chambre et cela
coûterait moins cher.  Je subodorais qu'ils craignaient que je les
amenasse dans un resto étranger, genre français ou italien ou
allemand.  Ils ne voulaient prendre aucun risque. Seule la cuisine thaïe
leur plaisait.  Qu'à cela ne tienne, je l'adorais aussi cette cuisine.

Au moment de prendre les sous pour aller chercher à manger, Sack
annonça que son ami Nan adorerait que je lui fasse un massage.  Il irait
avec son frère Sun chercher ce qu'il fallait pour le dîner et ils
prendraient tout leur temps pour que je puisse rendre service à Nan.  Il
y avait du complot là-dessous.

À peine étaient-ils sortis que Nan devint très nerveux et me
demanda s'il devait se déshabiller complètement.  Je lui ai
recommandé de garder son slip.  Il s'allongea sur le lit, ventre contre
le matelas et me montrait son adorable petit cul qui me narguait presque
avec indécence.









J'ai commencé par son cou, ses bras, son dos, ses jambes et, à la
fin, j'ai glissé mes doigts sous le slip pour masser ses fesses.  De
lui-même, il enleva son slip.  Je vis que sa queue était toute
bandée ce qui produisit un solide effet sur la mienne.  Quand j'eus
terminé avec le dos, il se retourna me montrant ostensiblement sa belle
queue tout droite, raide, longue et mince comme un fin bambou.

Il me regarda avec un sourire empreint d'inquiétude et me dit doucement
comme pour me faire une invitation : «You like? (Tu aimes?)»
Évidemment que j'aimais.  Je n'attendais que ça.  Mais j'ai prolongé
le plaisir de l'attente.  J'ai massé ses épaules, ses bras, sa
poitrine, de nouveau ses jambes, puis, j'ai doucement manipulé ses
couilles.  Je l'ai sucé en passant un doigt sur et dans son cul.  Il
fermait les yeux en serrant les paupières comme s'il appréhendait une
catastrophe ou comme un enfant obéissant qui résiste à les ouvrir
de peur de faire fuir le Père Noël quand on va le chercher dans son
lit au milieu de la nuit pour qu'il puisse ouvrir ses cadeaux.  Il
soufflait fort.  Son ventre se creusait et se gonflait et, finalement il
cracha son jus dans ma figure sans m'avertir.  Mais je fus plutôt
content de cette négligence.

Quand il eut repris ses esprits, il me dit : « Thank you vely much!  My
friend Sack say you vely goood in sek. You semoke goood!» Il fallait
comprendre et traduire: « Merci beaucoup! Mon ami m'a dit que vous
étiez très bon côté sexe.  Vous sucez (smoke) _quelle image_
bien!» Puis, il fonça sous la douche.

Il en sortait à peine quand les autres arrivèrent avec le lunch.
L'odeur du sperme les fit rire, sauf le frère aîné de Sack qui
parut plutôt dégoûté.  J'ai entendu Sack demander à Nan s'il
avait aimé ça et si je l'avais sucé.  Il répondit avec
enthousiasme et encouragea Sun à subir mon «outrage».  C'était
fantastique disait-il!  L'autre se montra fermement résolu à ne pas
m'essayer.

On bouffa en plaisantant et en parlant d'autres choses.  Ils me
demandèrent où je les conduirais pour voir des filles.  J'avais ma
petite idée là-dessus.  Je connaissais un bar mixte à Silom.  Je
ne voulais pas d'un bar à filles qui m'aurait coûté une fortune.
Les Thaïs étant incapables de dire «Non!», les filles auraient
commandé des tas de rafraîchissements qu'il m'aurait fallu payer.  Le
bar mixte était naturellement plus discret.  Mais les spectacles
étaient aussi cochons que ceux des bars à filles ou à garçons
et souvent davantage.  Ils demeurèrent bandés toute la soirée.



Ne serait-ce que pour voir la tente énorme qui se dressait dans leur
jeans, la soirée valait le coût qu'elle représentait.  Ils en
bavaient.  Ils rougissaient, blêmissaient et se poussaient en riant et
en passant des commentaires sans doute salaces que je ne comprenais pas.
Ils tentaient de garder une certaine contenance mais une éjaculation
dans la figure d'une fille par son partenaire durant le spectacle leur
faisait ouvrir la bouche comme si leur mâchoire se décrochait.

C'était merveilleux à regarder.  Ces puceaux de la campagne
débarqués en ville qui constataient pour la première fois que le
sexe qu'ils croyaient réserver pour les grandes occasions quand on
n'était pas marié, se vivait tous les jours, par tout le monde et à
tout moment du jour ou de la nuit, dans les grands centres.  Ils avaient
les narines ouvertes tant ils cherchaient à respirer profondément
pour ne pas perdre le contrôle de leur corps.

Vers minuit, comme ils étaient assez ronds des bières qu'ils avaient
ingurgitées et sûrement assez réchauffés pour accepter bien des
propositions afin de soulager la pression qui s'exerçait dans leurs
couilles qui devaient sûrement être au bord de l'explosion, et comme
mon porte-monnaie s'était délesté de ses dernières pièces de
monnaie, j'ai donné le signal du départ.

De retour à l'hôtel, mon problème était de les empêcher
d'aller se soulager tour à tour aux toilettes.  En entrant, j'ai donc
improvisé un vrai branle-bas de combat, tout à fait exagéré,
pour organiser notre installation pour le dodo.  J'ai suggéré pendant
qu'on se déshabillait de leur donner un massage pour les soulager des
tensions accumulées durant la soirée.

Les regards se portèrent sur Sun qui n'avait jamais bénéficié
de mes services.  J'avoue qu'il m'excitait beaucoup.  Il était moins
beau que Sack, son frère, mais beaucoup plus racé que lui.
C'était un jeune homme court, voire petit, mince et sombre.  Les cheveux
noirs qui lui tombaient un peu sur la figure formaient une large mèche
lui cachant parfois un ?il.  Il semblait avoir de merveilleuses petites
fesses du genre de celles qu'on adore tenir dans chacune des mains.  Son
pénis faisait une bosse devant son jeans et n'avait rien perdu de sa
rigidité, même durant le chemin du bar à l'hôtel.  Il devait
être épuisé tel celui qui a pris une dose trop importante de
Cialis ou de Viagra.





Aussi, quand les autres insistèrent pour qu'il accepte un massage de mes
mains lui disant qu'ils allaient rester dans la chambre, ce qui lui parut
une garantie de préservation de sa virginité mais qui ne me
paraissait, quant à moi, rien d'autre qu'un leurre, finit-il par
accepter mais en spécifiant qu'il garderait ses vêtements.  Cela
était impossible.  J'ai donc réussi, à l'aide de son frère et
de son ami, à le convaincre de retirer ses fringues sauf son slip auquel
il tenait comme un moine médiéval à son silice.  Je lui ai
répété, pour le rassurer, qu'ainsi court vêtu, il était
toutefois tout aussi recouvert que lorsqu'il allait à la plage en
maillot de bain.  Cela eut l'heur de le calmer un peu probablement parce
qu'il était trop inquiet pour penser correctement.  Car, à la plage,
personne ne le caressait pendant qu'il était allongé sur le sable.
Dans cette chambre, ce serait bien différent.

Mais l'alcool, la fatigue et les images de cul qu'il avait emmagasinées
toute la soirée et les commentaires de ses copains sur mes bons
«services», tout cela avait finit par faire son effet.

Nan s'installa, revêtu de son seul slip, dans le fauteuil qu'il approcha
près du lit.  Sack se plaça sur le lit assis sommairement en position
du lotus, lui aussi ne portant que son slip.  Et finalement Sun accepta de
s'allonger sur le ventre pour recevoir son premier massage.

J'ai utilisé de l'huile à massage pour rendre le contact plus
sensuel.  Son corps était très dur et ses muscles tendus?.il fallait
s'y attendre.  La tension se lisait dans ses yeux et aux commissures de ses
lèvres.  Mais ce petit corps était une merveille.  Il était bien
le frère de son frère, si je puis dire une telle bêtise.

La peau sombre et douce comme de la soie thaïe, même s'il était
Birman, les muscles fermes et découpés, les pieds larges et solides,
des fesses découpées comme une sculpture sous le slip et une odeur de
jeune mâle excité qui a eu un peu chaud, bref, de quoi faire chavirer
une embarcation de «folles».

J'ai bandé dès les premiers contacts avec sa peau.  Comme j'étais
aussi en slip??pour le confort bien sûr?..Sack et Nan s'aperçurent de
mon état mais se contentèrent de sourire en pointant mon slip avec un
doigt relevé afin de ne pas attirer l'attention de mon fragile client.
Ils bandèrent eux aussi lentement en constatant mon excitation.











J'ai massé tout son dos, son cou, l'arrière de ses bras, ses pieds
qui sentaient les solides pieds de gars, mais les flip-flop qu'il avait
portés atténuaient l'odeur.  J'ai massé également l'arrière
de ses jambes, ses cuisses et, en passant lentement et sensuellement entre
elles, j'atteignis le périnée.  Il sursauta quand, par hasard (Humm!
Humm!), j'ai touché à son scrotum.

À ce stade du massage, Sack et Nan se caressaient le sexe sous leur slip
et, durant quelques secondes, ils ne dédaignèrent pas de le sortir
pour le branler un peu puis pour le remettre ensuite dans son étui de
coton afin que Sun ne se rendît compte de rien.  Mais moi, je voyais, je
regardais, je caressais et je me caressais aussi entre les étapes en
sortant ma queue de mon slip comme le faisaient mes deux autres copains.
J'étais surpris de voir que Sack et Nan semblaient à l'aise de se
masturber l'un devant l'autre.

J'ai appris le lendemain qu'ils avaient eu des jeux sexuels durant leur
adolescence qu'ils n'avaient pas vraiment repris depuis longtemps.  Ça
les branchait de voir ce que le sexe de l'autre était devenu et de
reprendre ce jeu, abandonné mais jamais vraiment oublié, et qui
n'avait jamais cessé de les intéresser non plus.

Parvenu aux fesses, mon excitation me poussa à tenter de retirer le slip
de Sun.  J'ai glissé mes doigts dans les élastiques de la taille,
mais par un geste brusque, il a saisi mes poignets et les a retirés des
bords de son slip.  J'ai alors simplement glissé mes mains sous le tissu
du slip et j'ai massé ses fesses sans l'enlever.  Il m'a laissé
faire.  J'étais presque étonné.

Mais, pendant que je caressais, pardon, massais ses fesses, il émettait
des bruits de contentement et de plaisir.  Quand je lui ai fait signe de se
retourner, il ne bougea pas.  Il a fallu plusieurs tentatives avant qu'il
ne cède et ne se retourne avec une extrême lenteur.









C'est alors que nous apparut un sexe magnifique confiné difficilement
sous le tissu du slip, prêt à exploser et qui émettait de longues
coulées de liquide gluant, signe avant-coureur d'une éjaculation
imminente.  Je comprenais alors son hésitation à se retourner.  Il ne
pouvait plus cacher que mes gestes lui plaisaient grandement et
réveillaient son appétit sexuel.

Sa queue faisait une masse énorme dans le slip de telle sorte que les
coutures repliées près des cuisses, un peu élimées, étaient
si distendues qu'on voyait inévitablement son sexe par les ouvertures
qu'elles faisaient.  C'était ultra-bandant!  En se retournant, il ne put
manquer la vision de mon sexe bandé dans mon slip et celui de ses
copains qui se caressaient maintenant sans gêne.  Sack avait enlevé
son slip et se masturbait sans réserve avec lenteur, les yeux fixés
sur son frère.  Nan enleva son slip dès que Sun fut retourné et se
masturba devant nous sans complexe.  Sun ouvrit la bouche toute grande
d'étonnement quand il vit son frère et Nan se branler sans gêne
devant tout le monde.  Mais, il la referma en même temps que les yeux et
tenta de s'abandonner lui aussi au plaisir qu'il ressentait.

J'ai massé son cou encore une fois et sa figure en insistant autour des
lèvres et sur les tempes pour enlever les tensions.  J'ai refait ses
épaules et ses bras, ses mains et ses doigts, sa poitrine et ses jambes.
Arrivé à ses cuisses, j'ai insisté sur l'intérieur de celles-ci
provoquant des respirations profondes et des mini-râles chez mon
«patient».  Dans un suprême effort, après avoir consulté du
regard mes deux témoins et avoir obtenu leur approbation, j'ai tenté
une nouvelle attaque du slip de Sun.  Cette fois-ci, il ne résista pas
longtemps et avec moins d'énergie.  Il fit un mouvement raide et vif de
contraction bien légitime en se voyant abandonner la partie, mais il se
détendit et me laissa emporter le morceau de coton qui servait de
fragile rempart à sa pudeur, peut-être même à sa virginité.
Triomphant, j'ai enlevé ce qui me restait également de protection et
ma queue se dressa toute victorieuse devant le corps de Sun.  Nos deux
«obélisques» jouxtaient côte à côte comme des gloires de
Louxor.











Sa queue était plus courte que la mienne mais plus large et plus
massive.  Elle était un morceau de choix, bleuâtre et marron avec un
gland mauve entouré d'un cerne rose où traînaient quelques
débris blanchâtres de jouissances récentes involontaires dont
l'odeur était assez discrète pour ne pas repousser mais assez
présente pour réveiller une envie de cul même chez un moribond.

Les garçons qui assistaient à mon triomphe, qui était aussi un peu
le leur, ne se gênèrent plus pour reprendre activement leur
branlette.  Mon «patient» gardait les yeux fermés attendant la
suite de son plaisir et pour éviter de prendre peur devant le spectacle
qu'il se savait offrir à l'assistance.

J'ai commencé par caresser ses couilles en lui manipulant la poche avec
douceur et fermeté.  Puis, j'ai aspiré chacun de ses testicules dans
ma bouche en le massant avec ma langue.  Sun ne retenait plus ses bruits de
satisfaction.

Enfin, j'ai aspiré toute sa queue dans ma bouche et je me suis appliqué
à mon travail avec une attention rare et quasi professionnelle.  Car je
ne voulais pas qu'un geste provoque une sensation désagréable qui
l'aurait sorti de son bonheur et ramené à ses réserves.  Ses
râles devinrent plus soutenus et plus profonds.  On aurait dit un
dormeur rêvant aux anges.

Quand j'ai voulu relever ses jambes, à ma très grande surprise, il ne
résista pas.  Cependant, je n'ai fait aucun geste qui pouvait laisser
croire que je voulais l'enculer.  Je n'ai donc pas remonté ses jambes
sur sa poitrine?..juste assez élevées pour pouvoir rejoindre son cul
avec ma langue.  Quel beau petit cul il avait!  Une belle rondelle mauve et
rose sans poil entouré d'un cercle jaune et marron.  Et cela sentait le
cari et la citronnelle.  Un vrai délice!  Quand ma langue s'enfonça
dans sa cavité secrète, il émit un grand gémissement qui ne
s'arrêta que pour reprendre quelques secondes plus tard.  Il semblait au
paradis.  Il commença lui-même à se masturber durant mon
«traitement».  Sa respiration devenait de plus en plus rapide et
saccadée.  En jetant un ?il sur mes voisins de gauche et de droite, je
vis qu'ils approchaient d'un point de non-retour.  La chambre était
pleine des odeurs de gars qui se branlent, de cul, de pieds et de sueur.
Les phéromones emplissaient l'espace.







Soudain, Sun se redressa, ouvrit les yeux, regarda à droite et à
gauche son frère et son copain qui étaient au bord de jouir.  Il
regarda avec une sorte de «surprise» ma queue prête à
éclater et, poussant un cri qui semblait venir de très loin,
remontant peut-être même jusqu'à l'origine du monde, il poussa
sept bons jets de sperme. Quelques uns lui «lacérèrent» la
figure tandis que d'autres atterrirent dans la mienne.  Les garçons
crièrent aussi en explosant et je n'eue rien à toucher pour
éjaculer partout sur le lit et sur mon cher «client».

Je suis retombé sur le lit, le bras tendu sur la poitrine de Sun.  Sack,
couvert de son sperme s'est allongé près de moi et Nan est venu se
placer entre mes jambes et celles de Sun. Sans prendre soin d'éteindre
la lumière, on s'est endormi ainsi jusqu'à l'aube sans dire un seul
mot.

En m'éveillant, je craignais que Sun n'éprouvât une bonne
culpabilité.  Je fus étonné de constater que je me trompais.  Nan
et moi nous éveillâmes en premier.  Nan empoigna aussitôt sa queue
toute bandée par les rêves récents et entreprit de se branler.  Il
me regarda en m'invitant à le suivre.  Le mouvement de nos queues
réveilla Sack qui fit la même chose que nous.

Sun, secoué par le mouvement du matelas où trois gars se branlaient,
finit par se réveiller.  Il nous regarda un peu consterné se
demandant quelques instants où il pouvait bien se trouver et ce qu'il
avait fait la veille.  Puis, en souriant, ce qui était rare dans son
cas, ajouta : « iik tham aray? (Alors on le fait encore?)».  Puis il
prit sa queue toute bandée qui se souvenait sans doute du plaisir
qu'elle avait eu la nuit dernière et il nous accompagna sans réserve
cette fois-ci.  On se branlait à l'unisson, Nan et Sack avec un doigt
dans le cul.  Voyant qu'ils avaient l'air de bien s'amuser, et se souvenant
des sensations de la veille, Sun les imita.  On cracha notre foutre les uns
après les autres à quelques instants d'intervalle.

On alla à la douche deux à deux; Sack avec son frère Sun et Nan
avec moi.  Puis ce fut le déjeuner et les adieux.  Je suis allé les
reconduire au quai de l'Oriental sur New Road près de Silom.  Nos adieux
furent assez émouvants car je ne croyais pas les revoir avant quelques
années peut-être, ce qui s'avéra être la vérité.





Je suis retourné à l'hôtel le c?ur gros mais plein d'une nouvelle
espérance car j'avais reçu une lettre de David à la poste
restante.  Il arrivait dans deux jours avec un nouvel ami, me disait-il,
sans rien préciser davantage.  Bah!  On verra bien.

Entre temps, ayant un peu de temps devant moi, je suis allé au Wat Po
pour remercier Bouddha de ses bontés et recevoir un bracelet de chance
d'un moine Phra en tunique marron.  Je ne croyais pas à tout cela; mais
l'environnement et cette étrange culture avaient agi sur moi comme un
dressage et je me surprenais à accomplir des rites qui me semblaient
tout naturels, à moi qui ne les comprenaient pourtant pas très bien.

Alexandre

À suivre : Bangkok Blues 8 : Le retour de David