Date: Sun, 9 Feb 2014 01:05:48 +0000 (GMT)
From: Adelard Dore <adelardore@yahoo.fr>
Subject: Bons baisers d'Alabama 10

Bons baisers d'Alabama  10


Note : Nifty nous permet de lire de fascinantes histoires.  S.v.p une
contribution à Nifty serait très appréciée. Merci!

Une grande leçon pour un premier cours

De retour à la maison, John m'indiqua deux tiroirs profonds dans une
commode où je pouvais ranger mes vêtements.  Mais, avant que je
défasse mes bagages, il vint détacher la pince de la manette de ma
ceinture, descendit ma fermeture éclair, baissa mon pantalon et mon slip
et retira non seulement l'anneau électrique mais aussi le harnais de
cuir.  Inutile de dire que j'étais toujours bandé et que son geste a
réveillé mon besoin impérieux d'éjaculer.  Mais il remonta
gentiment mon slip et mon pantalon, me donna un chaste baiser sur la joue
et me laissa défaire ma valise.

Attentif à ranger mes choses, je ne lui ai pas porté attention durant
quelques minutes.  Quand je me suis adonné à regarder dans sa
direction, il était debout devant une glace plein pied entre deux
fenêtres, celle qui se trouvait près du fauteuil Récamier.  Il
avait enlevé sa veste et s'apprêtait à retirer sa cravate.  Il se
regardait attentivement faire son strip-tease dans la glace.  Il enleva
ensuite sa chemise, qu'il déposa par-dessus sa veste sur une chaise.  Il
caressa ses mamelons durant quelques instants, les mouilla de salive, leva
alternativement ses bras au-dessus de sa tête et tenta de sentir et de
lécher ses aisselles.  Le spectacle qu'il se donnait, car il ne semblait
tenir compte aucunement de ma présence, continua de ranimer activement
ma libido.  Je me suis rapproché et je me suis installé dans la «
chaise longue » qu'il avait occupée avant notre départ pour le
motel.  Je lui faisais face directement et me je trouvais à quatre de
mètres de lui à peine.

Il retira ses chaussures de cuir et ses chaussettes de soie.  Il prit un
soulier dans ses mains et il en sniffa l'intérieur quelques instants.
Il ramassa ses bas de soie et les sniffa à leur tour.  Ces derniers
semblaient l'exciter beaucoup.  Il les mit même dans sa bouche pour les
sucer.  Il se colla au miroir et vint coller sa vraie langue sur sa langue
virtuelle reflétée par la glace.  Il s'embrassa longuement, j'aurais
envie de dire passionnément.  La langue sur le miroir, il approcha une
chaussette de soie sur son nez et sur sa bouche.  Il y goûta avidement.
Il se regardait droit dans les yeux et se parlait : « Tu es beau, dit-il
au miroir.  Tes pieds sentent bon et la sueur de tes pieds est excitante.
Je vais te les lécher tout à l'heure.  Mais laisse-moi d'abord voir
ta queue et ton cul. »

L'entendre ainsi se parler, en se faisant l'amour à lui-même en
quelque sorte, me donna le désir de l'accompagner.  J'ai enlevé
baskets, chaussettes, pantalon, t-shirt et slip et, tout nu, je me suis
réinstallé sur la `chaise longue'.

Un peu comme au Health Club de la rue Baronne de la Nouvelle-Orléans,
j'allais assister à un spectacle de masturbation qui, je l'espérais,
ne serait pas interrompu cette fois-ci et me mènerait à l'orgasme.

Il détacha sa ceinture avec une lascivité et un érotisme
incroyable.  Il se souriait.  Il se prenait comme complice.  Il lécha la
boucle de sa ceinture et la laissa tomber par terre.  Il baissa son
pantalon qu'il plia correctement et le plaça sur la chaise où
s'étaient déjà accumulés ses autres vêtements.  Puis, il
contempla sa puissante érection à-travers son slip. Elle était
d'autant plus visible qu'il n'avait pas encore retiré son harnais de
cuir. Il se retourna pour regarder ses fesses que moulaient son slip et
passer sa main dans la raie de son cul.  Il se donna quelques bonnes
claques retentissantes sur les fesses en émettant des petits « Ahhh!
Ahhhh!  Ahhhh! ».  Finalement, il baissa lentement son slip et, les bras
de chaque côté de lui, il admira quelque temps sa magnifique queue
ultra bandée qui laissait couler par terre de long filaments de liquide
pré.  Il détacha le harnais et le sniffa avidement.  Il le laissa
ensuite retomber par terre.

Il se retourna encore et regarda ses fesses.  Il se pencha, écartant ses
fesses avec ses mains, et il contempla son cul.  « Comme tu es beau, se
complimenta-t-il encore une fois.  Je sais que tes couilles sont pleines à
craquer et je vais te donner tout à l'heure la permission de les vider »
dit-il encore à son corps.  Mais je comprenais que le message
s'adressait aussi à moi.

Il se déplaça un peu et se pencha vers le petit tapis sur lequel il
était debout devant la glace et le roula complètement vers la
chaise. Oh lala!  Je n'en croyais pas mes yeux_ décidément cette
maison avait plein de secrets_ il y avait par terre un autre miroir
encastré solidement dans le plancher, recouvert par le tapis et qui
devait être de la grandeur et de la largeur d'un corps d'homme.  Il
monta sur le miroir et se regarda admiratif.  Il contemplait son corps
comme d'en-dessous.  Comme il était face à moi, j'arrivais à le
voir parfaitement s'admirer mais je ne voyais pas ce qu'il voyait dans le
miroir.  C'était encore plus excitant ainsi.  Il se branlait avec
douceur en savourant chaque montée et chaque descente de son poignet.
Il fléchissait par moment les genoux et se regardait le cul en
s'approchant du miroir comme s'il se fut agi de la figure d'une personne.
Par l'arrière, il enfonçait un doigt dans son cul et le caressait
amoureusement.

Puis, il vint à s'asseoir sur le miroir.  Il commença par remonter
ses pieds vers sa bouche. Il se lécha les pieds et se mangea les
orteils.  J'entendais les bruits de succions et ma branlette augmentait
d'autant.  Je ne m'essayais pas à le suivre.  De toute façon, il ne
semblait pas s'occuper de moi.  Je prenais mon plaisir à être un
voyeur privilégié.  Je me branlais sans trop de variétés dans
les gestes, mais je peux vous dire que le spectacle était fantastique et
que je devais ralentir mes mouvements pour ne pas éclater tout de suite.






Il remonta ensuite les genoux vers sa poitrine, et entreprit de sentir et
de goûter à son cul sur ses doigts.  Chaque fois que ses doigts se
portaient à son nez ou à sa bouche, il émettait des « Ahhhhhhh!
» longs et profonds de sa voix toute sexuelle.  Il se tourna vers la
glace du mur et se parla de nouveau.  « Je t'aime, se dit-il en se
regardant droit dans les yeux.  Tes pieds sont magnifiques et ils
goûtent bon.  Et ton cul est un délice!  C'est le meilleur que j'aie
jamais sentie ni goûté!  Si je pouvais le fourrer et le
pénétrer jusqu'au fond, je serais au paradis avec toi pour toujours.
Tu es chanceux d'avoir un si beau corps et de me le donner complètement
pour en jouir. »

 À chaque fois que j'entendais sa voix et que je prenais conscience
qu'il se parlait à lui-même, je devais lâcher ma branlette sinon
j'aurais éjaculé.  Jamais je n'avais pensé qu'on pût être
ainsi amoureux de soi et qu'on pût se donner du plaisir avec tant de
conviction et de passion.  J'étais admiratif.  J'avais l'impression de
mieux comprendre le mythe de Narcisse mourant de désir pour son propre
corps.  John était sans doute un des piliers du groupe « Celebrate
the self ». Faut dire qu'il avait un corps qui facilitait le désir.
Je mourais d'envie de le posséder et je me retenais à ma chaise
longue par l'unique conviction que c'était ce qu'il attendait de moi.
Autrement, je lui aurais sauter dessus.

Enfin, après plus d'une bonne demi-heure de jeu, Il se parla de nouveau
en disant à son corps qu'il allait enfin lui permettre de jouir car,
après cinq jours sans débander ou presque, il avait bien mérité
un tel soulagement.  Il se leva, se dressa devant le miroir du mur,
écarta les jambes, enfonça un doigt dans son cul par l'arrière,
augmenta la vitesse de sa branle et dans un gémissement long et presque
déchirant, il lâcha huit longs jets de foutre sur le miroir.  Il prit
une minute pour reprendre son souffle et entreprit de tout bouffer ce qu'il
avait craché sur le miroir.  En l'entendant jouir, mes écluses
lâchèrent également et des jets puissants, je crois sincèrement
que ce sont les plus puissants que j'aie jamais ressentis, lancèrent mon
foutre hors de mon pénis.  Il atterrit partout dans ma figure, dans mes
cheveux, et même derrière moi sur le dossier de ma `chaise longue'.

John est venu s'étendre dans le fauteuil Récamier et je crois que
tous les deux on a dormi un peu.

On a ouvert les yeux pour se sourire.  Enfin, il semblait tenir compte de
ma présence.

On a pris un bain ensemble.  C'était très érotique.  Cependant il
faut dire que j'étais satisfait et apaisé.  Je pouvais profiter
pleinement du plaisir sensuel de me laver avec lui dans la même
baignoire parce que j'étais soulagé de la tension sexuelle qui
m'obsédait depuis la veille.

Quand je lui fis part de cela, il parut contrarié.  Il m'expliqua alors
la raison de ses abstinences durant plusieurs jours.  Justement, la tension
sexuelle ne devrait pas nous empêcher de vivre pleinement la sensualité
avec un autre ou avec soi-même.  Elle devrait l'augmenter.

 C'était justement un des objectifs de leur organisme : amener les gens
à vivre pleinement toute la dimension sexuelle de leur personne sans
avoir à s'en « débarrasser » par l'orgasme pour pouvoir en
jouir calmement.

Vu l'heure tardive, il me proposa d'aller dîner en ville dans un
charmant resto français qu'il connaissait bien près du fort Condé
et où il était un habitué.  On s'habilla de vêtements frais et
plutôt décontractés : jeans, t-shirt, baskets...

Le patron du resto vint personnellement le saluer et nous offrir une
très bonne table à l'étage avec une belle vue sur les
fortifications.

Le garçon de table, un Noir, début de la vingtaine, beau comme un
dieu, s'approcha de nous avec un sourire à faire tomber une veuve d'un
jour.  John me le présenta comme étant Corbin et précisa qu'il
était, aux quinze jours, son toiletteur.  WOW!  J'ai failli
m'écraser.  C'était ce dieu d'ébène qui venait aux quinze jours
lui raser le cul et se faire récompenser par un massage de la
prostate!!!!!!!  C'était trop beau!  Pincez-moi si j'existe!

 Je ne savais plus si j'avais faim et la tension sexuelle me reprit en
commençant par un chatouillement dans les testicules.  «
Détend-toi, Alex!  Je vois que tu es impressionné par sa beauté.
Au fait, tu n'as pas à être tendu parce que je vais lui demander de
venir demain pour te raser.  Je suis sûr, car j'ai vu comment il t'a
regardé, qu'il sera pleinement d'accord.  Au lieu de me détendre,
cette incroyable surprise qui deviendrait demain un incroyable cadeau, ne
fit qu'augmenter ma tension.  Je bandais déjà à la seule idée
de le voir tout nu le lendemain.  John s'en aperçut et me dit qu'il
trouvait merveilleux que je bandasse, mais dommage que je n'arrive pas à
me détendre quand j'étais bandé.  «Faudra travailler ça! »
me dit-il donnant son avis comme un maître à son élève.

Le repas, marqué par les nombreuses distractions que me causaient
Corbin, me permit de mieux connaître John.

Il était né à Atlanta en Georgie et avait fait des études en
philosophie et en sexologie.  Il avait travaillé quelque temps comme
chargé de cours à l'UCLA (University of California in Los
Angeles). C'est là qu'il avait entendu parler qu'un groupe existait à
Mobile en Alabama qui se donnait pour mission de revaloriser l'amour de soi
en déculpabilisant, voire en prônant et en encourageant, la
masturbation.  Il avait fréquenté ce groupe et il y avait connu
quelques personnes intéressantes avec lesquelles il était resté en
contact.  Tout un réseau s'était peu à peu mis en place entre Los
Angeles et Mobile.  Il y avait des adresses postales dans plusieurs villes
du sud des États-Unis et c'est par une de ces adresses, publiée dans
des revues locales, qu'Antoine et Charles avaient fini par entrer en
communication avec lui.

Ils avaient contacté d'abord un responsable local de la
Nouvelle-Orléans.  Mais comme Antoine et Charles (en fait, Antoine
seulement) n'arrivait pas à se défaire de l'image négative du
père incestueux, le responsable local, connaissant la formation de John
en sexologie, lui avait recommandé de les prendre en charge.  John alla
d'abord chez eux à la Nouvelle-Orléans pour bien s'imprégner du
milieu où ils vivaient.  Puis, il les invita pour une `formation' de
deux semaines à Mobile.  Il n'eut pas de difficulté à me
convaincre qu'il avait changé la vie des deux compères.  Ils
semblaient désormais heureux et vivaient une sexualité satisfaisante
et épanouissante.

Quand son père mourut, John était encore professeur à Los Angeles.
Comme son père était veuf, il hérita d'une bonne petite fortune,
assez pour ne plus avoir à travailler pour vivre.  C'est alors qu'il
décida de déménager à Mobile, de s'investir pleinement dans le
groupe Celebrate the self et d'y vivre sa vie.

Il ouvrit un bureau pour faciliter les contacts et les services et
décida d'y travailler quelques avant-midis par semaine.  Il m'annonça
que, comme il avait travaillé ce matin, demain il serait en congé et
entièrement disponible pour ma formation.  Wow!  C'était tout un
programme!

À la fin du repas, le patron nous offrit des Cognac servis par Corbin.
John profita de l'occasion pour lui demander s'il ne viendrait pas me
toiletter le lendemain après-midi.  Il accepta tout sourire pendant que
je me sentais rouge comme une tomate trop mûre. Il fut convenu qu'il
serait là vers 14 heures...

Dès midi, le lendemain, je ne tenais plus en place.  J'avais à la
fois hâte de vivre cette expérience toute nouvelle et
j'appréhendais en même temps ce qui allait se passer...c'était la
gêne sans doute.  John me rassura en me disant que la gêne était
l'épice principale dans la sexualité et que plus on était
gêné, plus l'excitation était grande.

Quand Corbin arriva enfin, il me sembla encore plus beau que la veille.
Faut dire qu'il ne portait pas la livrée des garçons de table, mais
la tenue `casual' (d'occasion) des jeunes gens de son âge : shorts de
lin beige, t-shirt blanc et baskets sans chaussettes.  Il était à
croquer!

Fidèle à sa théorie du sexe sans alcool, John nous servit un jus
de fruit qu'on prit allongés sur les lits à la Thaï placés
autour d'une table basse.  La position de nos corps sur ces lits était
inévitablement lascive et érotique.  Nous étions beaux tous les
trois, chacun à sa manière_ je l'étais moins que les deux autres,
je crois, d'où la nécessité de cette formation_ et tous les trois
différents, presque incomparables.  S'il fallait mettre un ordre,
Corbin, à cause de son jeune âge peut-être, était le plus
spontanément désirable.  John était le plus séduisant et le
plus sexé des trois. Et moi, à cause de mon regard concupiscent et de
ma fébrilité sexuelle, je devais apparaître comme le plus branché
sur le cul.

On échangea durant une quinzaine de minutes sur Mobile et ses principaux
attraits touristiques. Puis John déposa son verre, me demanda de me
lever et de me mettre tout nu devant eux.  J'étais sidéré.  Je ne
voyais pas comment je pourrais faire cela, comme ça sans préparation.
Si la gêne peut se décrire comme une tempête intérieure, elle
se manifesta soudain en moi comme un véritable tsunami.  J'ai dû
prendre toutes les couleurs de l'arc-en-ciel.  John, voyant mon malaise, me
vint curieusement en l'aide en me disant : « Je vois que tu es surpris
et gêné Alex, mais plus on est mal à l'aise, plus c'est excitant,
tant pour le voyeur que pour celui qui est vu.  Allez! Tout nu! »

En avalant ma salive, ce qui me rendit la bouche toute sèche, je me suis
levé et, de côté par rapport à eux, j'ai commencé d'enlever
mes vêtements.  Quand il ne me resta plus que mon slip, John ajouta : «
Pour le dernier morceau, tu dois nous faire face, Alex!  Pas de secret pour
les copains!» tout en souriant d'un air amusé.  J'ai glissé les
doigts dans la bordure de mon slip et, d'un seul coup, je l'ai descendu
jusqu'à mes chevilles. J'étais déjà bandé.  Mes deux
compères me scrutèrent lentement et complèrement.

John et Corbin me conduisirent ensuite sur l'attelage de cuir et lièrent
mes poignets et mes chevilles avec les anneaux de cuir accrochés aux
chaînes qui retenaient l'attelage.  Je me retrouvais les bras et les
jambes en l'air fixés aux chaînes d'angle et, si mon dos était
bien appuyé sur l'attelage de cuir, mon cul était ouvert et tout à
fait accessible à mes deux compères.  Soudain, je me suis mis à
penser que tout ceci n'était peut-être qu'une folle mise en scène
pour me violer voire m'assassiner après le viol.  Mais, je fus un peu
rassuré quand je vis John apporter tout ce qu'il fallait pour le rasage.

Je leur dis que je me sentirais mieux si tous les deux se déshabillaient
aussi.  La réponse de John fut claire, nette et sans appel. « NON! »
Je devais être rasé en étant seul tout nu devant eux.  Mon unique
consolation fut de l'entendre dire que je devais savoir que tous les deux
aussi étaient déjà bandés devant le spectacle que je leur
offrais et qu'ils prenaient un grand plaisir à me voir seul tout nu et
bandé devant eux.

John invita alors Corbin à vérifier ma propreté avant de mettre la
crème à raser.  Je croyais qu'il s'approcherait et se contenterait de
regarder.  Mais mon excitation augmenta d'un cran, et même de plusieurs
crans, quand je le vis approcher son nez et prendre de grandes sniffées
de mon cul et de ma queue.  « Il a eu un peu chaud, conclut-il, et sent
un peu l'entre jambe, mais ça ira.  Ce sera plus excitant que s'il
sentait l'eau de rose » ajouta-t-il en riant.  Puis j'ai senti la
fraîcheur des ciseaux sur la peau autour de mon trou.  Il enlevait les
poils les plus longs.  Il s'appliquait à son travail.  Il tailla ensuite
les poils trop longs de ma poche en frôlant les testicules qui
sursautaient dans leur enveloppe au toucher de l'acier des ciseaux.  Il
faisait exprès.  Il laissait traîner la pointe des ciseaux sur les
plis du scrotum et riait du sautillement des couilles.

Il raccourcit les poils du pubis pour en faire une belle couronne.  Puis,
une serviette très chaude vint atterrir sur ma poche dont les couilles
sursautèrent à nouveau.  Après la surprise agréable de l'eau
chaude, j'ai senti la crème à raser venir caresser toutes les parties
secrètes de mon corps qui avaient perdu maintenant leur secret et
étaient devenues publiques en quelque sorte, du moins offertes à la
vue de mes deux contemplateurs.

Corbin s'appliquait doucement et magistralement à sa tâche.  Le
rasoir offrait cette angoissante sensation de douceur et de fraîcheur.
Je dis `angoissante' parce que, à tout instant, à cause d'un geste
maladroit ou criminel, je pouvais être transformé en eunuque en une
seule seconde.  J'avais l'impression de marcher sur la corde raide et mon
érection était d'autant plus forte que j'avais un peu peur.

John qui voyait tout, s'en aperçut.  Il s'approcha de Corbin, attrapa
une de mes couilles dans sa main et la tirant vers le bas, il dit à
Corbin de raser de plus près.  Corbin ne semblait pas comprendre cette
recommandation qui avait l'apparence d'un reproche.  Il s'exécuta tout
de même et je sentis la lame du rasoir mordre davantage la surface de la
peau.  Mon cœur faisait des bonds dans ma poitrine.

Les couilles complètement lisses comme aux premiers jours de ma
puberté, Corbin entreprit son voyage vers mon cul.  L'aide de John lui
était plus utile.  Il soulevait mon scrotum pour en faciliter l'accès
à Corbin.

Avant de le masquer de crème à raser, Corbin se délecta encore un
peu en le sniffant de nouveau et en le léchant.  Voir ce très beau
jeune Noir me sentir et me lécher le cul, c'était une grâce.
J'avais l'impression d'être ultra désirable et je redevenais comme à
vingt ans.

Un flot de crème vint rafraîchir mon trou et j'ai ressenti de nouveau
l'inquiétant crissement de la lame de rasoir sur ma peau.  Il en fit le
tour avec une maîtrise rare.  Sans la moindre égratignure.  Quand mon
trou fut aussi virginal que ma poche à ma naissance, une autre serviette
chaude vint absorber les restes de crème et suscita une sorte de
brûlure tant j'avais été rasé de près.  John lui recommanda
de terminer son travail pendant qu'il allait chercher ce qu'il fallait pour
éteindre le feu du rasoir.  Corbin profita de l'absence de John pour
enfoncer sa langue dans mon cul de bébé.  Quand John revint avec la
poudre, il surprit Corbin qui n'avait pas terminé ses pénétrations
linguales.  Il le félicita de son initiative qui devait sûrement
contribuer à calmer son client, lui dit-il en plaisantant.

Une douce poudre de talc vint couvrir toutes les surfaces rasée et elle
fut étendue avec habileté par Corbin et John qui se relayaient à
l'ouvrage.  Quand tout fut terminé, les deux s'amusèrent à me
caresser la raie du cul et le sac à couilles avec leurs mains douces et
insistantes.  Mon érection recommençait à me faire mal comme la
veille et j'avais une grande envie de jouir.

Un dernier coup de ciseau et de rasoir vint peaufiner la ligne de poils de
la couronne du pubis et on me détacha.  Je fus conduit devant un miroir
pour contempler le résultat qui était très satisfaisant, du moins
à mon point de vue...et au leur aussi, je crois.

Après l'examen collectif dans le miroir, John me dit qu'il était
maintenant temps pour moi de récompenser Corbin qui avait déjà
commencé à se déshabiller.  Le garçon, une fois dénudé,
s'installa à ma place dans le harnais et John fixa ses poignets et ses
chevilles aux chaînes dans la pose de mon rasage.

C'était un dieu africain, d'une rarissime beauté!  Sa peau était
comme un velours noir satiné.  Elle était tendue sous la pression de
ses muscles.  Par endroits, comme dans le David de Michel-Ange, on voyait
des veines gonflées qui faisaient des tracés le long des muscles.
Ses yeux noirs, agrandis par l'excitation, formaient comme des puits au
milieu d'un blanc vif traversé par des reflets jaunes.

Ses cheveux crépus, coupés très courts, trouvaient leur pendant
dans sa couronne pubienne elle-même toute crépue et courte.  Quant à
son sac de couilles et à son anus, ils avaient dû subir un traitement
semblable aux miens car ils étaient lisses, doux et glissants comme une
peau de cerise.

Je n'avais qu'une envie, le pénétrer de mon membre désormais
rajeuni par le rasage.  J'en fis part à John qui me recommanda le
massage d'abord et, plus tard, avec le consentement possible de Corbin, je
pourrais peut-être????????

Mais je ne pouvais me soustraire au plaisir de préparer l'introduction
de mon doigt par un bon léchage lubrifiant.  Comme à chaque fois
qu'il me fut donné de lécher le cul d'un Noir, tel celui qui lavait
les vitres de l'hôtel à la Nouvelle-Orléans, je fus étonné
de l'odeur opaque, sombre mais commune à tous qui se dégage de leur
cul.  Mais c'était délicieux.  On avait l'impression de s'enfoncer
dans une jungle humide et obscure, une sorte de paradis inconnu et plein de
promesses.

Il gémissait de plaisir durant mon traitement buccale mais je savais
qu'il prendrait davantage son pied quand mon doigt s'enfoncerait à
l'intérieur.  C'était son fantasme.


Je l'enfonçais et le je le retirais lentement, puis plus rapidement et
enfin assez rudement.  Il criait de plus en plus.  Sentant que son trou se
laissait prendre, j'ai ajouté un doigt, puis deux doigts.  J'ai poussé
vers le haut pour atteindre la prostate et je l'ai tout à coup sentie
réagir comme si je venais de presser un bouton électrique.  I was on
the spot (J'étais sur la cible).  Mon massage dura une bonne dizaine de
minutes durant lesquelles il émit des gémissements semblables à
ceux d'un moribond.  Je ne savais plus par moments si je lui faisais du
bien ou du mal.  Je croyais entendre cette phrase du film Hiroshima mon
amour qui revenait comme un leitmotiv : « Tu me tues, tu me fais du bien
».

Finalement, presque à bout de souffle, je l'entendis murmurer ce que
j'espérais depuis la veille : « Fourre-moi! » J'ai retirai mon
doigt assez rapidement et pendant que ma queue s'apprêtait à
remplacer mon doigt, j'ai vu que John était nu également et se
masturbait lentement tout en regardant le spectacle.

Son cul était du satin en dedans comme en dehors.  Il enveloppait ma
queue comme dans un manchon de tissus soyeux et doux.  Mais en même
temps, les muscles forts de son anus me serraient fortement.  Je n'avais
jamais trouvé aussi parfaitement « chaussure à mon pied ».  Je
serais resté là jusqu'à la fin de mes jours.  Mais nos deux corps
en décidèrent autrement.  Les coups que ma queue donnait sur sa
prostate déjà très sensible finirent par provoquer sa jouissance
qui éclata comme un orage au milieu d'un jour calme.  Sa voix résonna
comme le tonnerre et des jets de foutre jaillirent de son méat comme des
éclairs traversant le ciel.  Au même moment, il serra si fort ma bite
avec son cul qu'elle ne put se retenir et j'ai éjaculé en lui comme
une fontaine.  Faut dire que le harnais dans lequel il était installé
augmentait l'aisance de la pénétration.  Aucun effort n'était
nécessaire pour se maintenir en position.  On n'avait qu'à prendre
son plaisir.  Et c'était vrai pour les deux partenaires.  Je
bénissais John et ses merveilleuses installations.

John ne jouit pas.  Il était au bord d'éjaculer mais il s'arrêta à
temps.  On resta tout nu quelque temps; Corbin et moi collés de sperme à
souhait, John bien sec et toujours bandé dans son cas.

On s'allongea de nouveau sur les lits à la Thaï et cette fois-ci,
John nous offrit un Bourbon.  On plaisanta et John donna rendez-vous à
Corbin pour la semaine suivante pour son propre toilettage.  On s'amusa
encore une bonne demi-heure, puis Corbin nous annonça qu'il devait se
rafraîchir un peu avant d'aller reprendre son service au restaurant.

John le raccompagna à la sortie puis m'annonça que nous resterions
nus et à la maison durant les prochaines 24 heures.  Il avait des
projets pour le lendemain et les quelques jours suivants. « Ce sera
encore une journée d'enfer », dis-je. « Oui! Mais elle te conduira
au paradis » ajouta-t-il avant d'aller à la cuisine nous préparer
quelque chose à manger.


À suivre...Épisode 11 : Un peu de cinéma maison

Alexandre