Date: Fri, 7 Feb 2014 14:10:06 +0000 (GMT)
From: Adelard Dore <adelardore@yahoo.fr>
Subject: Bons baisers d'Alabama 9

Bons baisers d'Alabama 9


Note: s.v.p. N'oubliez pas une contribution pour Nifty qui nous offre
l'occasion de lire des nouvelles si excitantes.

«Celebrate the self»

La soirée et la nuit qui suivirent cette aventure avec les deux ados
furent consacrées à des gestes romantiques et tendres.
Profondément ému et touché par mes attentions et mon cadeau (la
montre), Dave n'était plus en mode « expérience excitante »
mais en mode « caresse et tendresse ».  Moi aussi d'ailleurs.  Ses
réactions si charmantes, sa grande douceur et la générosité
exceptionnelle de sa personne me plaisaient tant que je souffrais déjà
à l'idée qu'il faudrait bien se séparer.  Je trouvais bien dommage
de trouver si loin de chez moi un être avec lequel j'aurais voulu faire
ma vie.  Je crois qu'il ressentait la même chose aussi et il mourait
d'angoisse à l'idée de retrouver la solitude de son camp militaire
mais aussi celle plus profonde encore de son cœur.

Nous allâmes dîner dans un bon resto cajun de Biloxi et nous
rentrâmes à l'hôtel pour une nuit d'amour cette fois.  On partagea
nos corps en amoureux tendres; chacun étant alternativement le dominant
et le dominé de l'autre.  Je ne jouais plus à être le grand
frère de ses fantasmes et de ses souvenirs, mais son grand ami de
cœur nouvellement rencontré, délicieusement désiré, et qui
n'espérait que devenir un souvenir inoubliable.

Le jour suivant, comme il faisait un temps magnifique, nous avons passé
la journée dans un coin assez retiré de la plage de Long Beach.  On
s'est fait bronzer et on a continué à se raconter nos vies.  De
retour dans la chambre à la fin de l'après-midi, j'ai repris les jeux
de soumission parce que je savais que c'était la dernière occasion de
le faire.  Il se laissa aller merveilleusement et cracha son jus avec une
incroyable pression sous le coup de sa trop grande excitation.  Après,
on a bien ri et on s'est juré de reprendre ça un jour quelque part.
En fait, on le reprit deux ans plus tard à Los Angeles.  Mais ce
soir-là, on ne savait pas qu'on se reverrait deux ans plus tard, et
encore moins si et où l'on se reverrait.

Pour ce dernier soir, on a fait la route de Biloxi à la
Nouvelle-Orléans (environ deux heures) et on s'est accordé un grand
dîner dans un bon resto de la rue Bourbon sur une petite table sise sur
l'un de ces fameux balcons de fer forgé si typiques de la
Nouvelle-Orléans.  On est allé faire un tour dans une boîte de
jazz.  J'ai pensé que je pourrais organiser quelque chose d'ultra sauté
pour lui avec mes copains Antoine et Charles ou au fameux Health Club de la
rue Baronne, mais, comme c'était notre dernier soir, cela aurait pu
briser quelque chose.  Cette dernière était exclusivement pour nous.





C'était dommage que sa permission n'ait pu se prolonger, car nous
aurions vécu sûrement encore de grands moments.  Hélas! Je ne peux
maintenant qu'imaginer tout ça.

On a passé une autre nuit d'amour et j'avoue que, cette fois-ci, il ne
fut pas le seul à pleurer.  Le lendemain, on s'est juré de
s'écrire (ce que nous fîmes vraiment) et de se revoir (ce que nous
fîmes deux ans plus tard).  Puis, je suis allé le déposer à
l'entrée du camp militaire.  Comme on ne pouvait pas s'embrasser devant
la guérite, on a caressé respectivement nos sexes, nos corps bien
enfoncés sur la banquette avant de la voiture pour ne pas être vus.
Il a dû attendre un peu que ça redescende avant de descendre
lui-même de voiture.  Le cœur gros, je l'ai vu franchir la
barrière du camp des Marines.  À ce moment-là, je croyais
sincèrement que je ne le reverrais plus, malgré nos promesses.  Je
sais que la vie est le plus souvent cruelle et qu'on revoit rarement les
grands cadeaux qu'elle a mis sur notre route.  Elle nous laisse les petits,
mais reprend toujours les grands.

Sans Dave, je n'avais plus rien à faire à Biloxi. Comme j'avais
déjà réglé l'hôtel, j'ai pris la route de l'Alabama.  Je
voulais m'arrêter à Mobile et tenter de joindre cette congrégation
vouée au culte du « self » qui faisait de la masturbation, non pas
un acte compensatoire, mais quelque chose qui pouvait être hautement
gratifiant et complet.  En tous cas, Antoine et Charles semblaient y avoir
bien appris leur leçon.  Aussi, la masturbation solitaire n'était pas
la seule forme de sexualité privilégiée par la « secte ».
Ils encourageaient aussi la masturbation à deux ou à plusieurs.
Ça promettait d'être intéressant.

Je suis descendu dans un Motel 6 sur Government Street avant d'entrer dans
le centre ville de Mobile.  C'était moins cher qu'au centre-ville et je
pouvais facilement me rendre de là à l'adresse indiquée par
Antoine.  J'ai passé la soirée à me reposer et à songer à
Dave.  Le lendemain matin, pas trop tôt cependant, j'ai décidé de
trouver ce fameux «cercle» ou cette fameuse secte, je ne sais trop
comment l'appeler, proposée par Antoine.

C'était un curieux endroit situé Rue Royale près de la rue
Saint-Charles.  Un édifice de briques rouges assez simple qui avait dû
jadis abriter des manufactures et qui avait été converti en bureaux
assez modernes.  Une seule plaque à côté de la porte d'entrée
indiquait : CELEBRATE THE SELF (CULTE DU SOI); mot à mot :
Célébrer le soi-même.

Une petite dame était assise à l'unique pupitre de la pièce.
J'étais mal à l'aise de voir une femme.  Je ne voyais pas comment je
pourrais lui raconter ce que je venais chercher là.  Je me voyais mal
lui dire : « Pardon madame, je voudrais savoir si c'est bien ici qu'on
développe des techniques pour bien se masturber? » Je me sentais
ridicule.  Finalement, je me suis résigné à entrer et à
demander simplement le nom de la personne à laquelle on m'avait
référée.

J'ai donc demandé à voir Monsieur John Stanley (nom fictif pour
préserver l'anonymat des personnes impliquées).  Charmante, la jeune
dame m'invita à m'asseoir et m'indiqua qu'elle allait prévenir tout
de suite Monsieur Stanley et me demanda mon nom.  Je la prévins à mon
tour que mon nom ne lui dirait rien mais que j'avais une lettre de
recommandation de Monsieur Antoine X.

Quand la seule porte donnant sur la réception s'ouvrit, je fus surpris
de voir apparaître un très bel homme, grand, mince, début de la
quarantaine, la barbe un peu forte et mal rasée, depuis la veille sans
doute, portant un costume beige et une cravate assortie. Il était
très sexé à mon point de vue.  Il avait des sourcils longs et
épais formant une longue ligne et aussi de longs cils qui lui donnaient
un air très sensuel.  Il avait la lèvre du bas plutôt charnue. Il
portait le front haut et des cheveux bouclés, couleur marron,
légèrement dégagés sur le front.  Début de calvitie oblige,
tout cela le rendait extrêmement séduisant.

 J'ai remarqué aussi qu'il avait de longues mains et de longs doigts
ainsi que de longs et larges pieds chaussés dans des souliers en cuir
marron.  Son sourire était si intense et si englobant qu'on avait
l'impression qu'il allait nous prendre dans ses bras juste à nous dire
bonjour.

Il me fit entrer dans son bureau et je lui ai montré la lettre
d'Antoine.  Il a souri en la parcourant et me la remit en me disant qu'il
se souvenait parfaitement bien de lui et de son fils Charles.  Il ajouta, à
ma grande stupéfaction, comme s'il s'était agi d'une excursion de
pêche ou d'un week-end de camping, qu'ils s'étaient masturbés tous
les trois ensemble et avaient éprouvé beaucoup de plaisir.  Il se
souvenait même, ajouta-t-il, de l'intensité de son orgasme lors d'une
de leurs sessions de branle à cause surtout du regard que Charles
portait sur son père pendant leur « exercice ».  « C'était
d'une telle intensité ! » conclut-il.

Il me parla ensuite des services offerts par leur organisme.  Il me dit
qu'il publiait une revue à tous les mois (j'y ai été abonné
durant plusieurs années par la suite), qu'il distribuait des vidéos
d'amateurs qui souhaitaient diffuser leurs techniques masturbatoires et
leur expérience d'orgasme. .  Il me parla un peu de la philosophie du
groupe.  Mais il s'arrêta rapidement car, disait-il, ce sont des choses
à découvrir et non pas à se faire raconter.  Je lui ai dit que je
ne disposais pas de beaucoup de temps à Mobile et que je craignais fort
de ne pas pouvoir intégrer, en quelques jours, toutes les connaissances
qu'il semblait avoir sur le sujet.  Il sourit admirablement et ajouta,
plein de confiance, que ce que je prendrais ici était une sorte de
semence qui grandirait tout au long de ma vie et que tous les membres du
groupe étaient bien conscients qu'ils étaient tous en cheminement
vers l'infini.

Je ne sais pas pourquoi, mais sa voix chaude et sensuelle projeté par sa
bouche et son sourire, me faisait bander, même s'il ne me disait rien
d'osé ni de vraiment sexuel.  Il a dû s'en rendre compte car, au bout
d'un moment, il m'a dit subitement, que je commençais sans doute à
sentir dans mon pénis l'effet d'une conversation qui portait sur les
bienfaits de la masturbation.  « Vous bandez sans doute, me dit-il en
regardant la braguette de mon jeans.  Vous faites exactement comme le font
tous les gars quand on leur parle de branle ou de maximiser les sensations
dans leurs jeux solitaires ».


J'ai dû convenir qu'il avait raison.  Il me regarda alors droit dans les
yeux et me dit que lui aussi bandait car le fait de savoir que quelqu'un
voulait apprendre à mieux jouir de lui-même, ça provoquait
toujours une réaction de sa part.  « Je sens un picotement dans les
couilles » me dit-il presque en soupirant.

Cependant, il se leva tout de suite après cette remarque, comme s'il
venait de m'annoncer qu'il allait pleuvoir, et me montra des exemplaires
des revues que publiait l'organisme.  Il me parla des groupes de rencontres
qui pouvaient être homosexuels, hommes ou femmes, ou
hétérosexuels, des hommes et des femmes se masturbant les uns devant
les autres.  Les rencontres pouvaient être pour deux, trois, quatre
personnes...ou pour des groupes.  On pouvait aussi avoir l'aide d'une sorte
de mentor pour nous guider dans notre apprentissage.  Il y avait des camps,
des stages, des cours...Bref, tout un réseau de personnes et
d'organisations.

Après m'avoir fait part des divers services offerts par l'organisme, il
me demanda ce que j'attendais et espérais de lui.  J'avais envie de lui
dire « de te baiser tout de suite ici même » mais je me retins et
je lui expliquai que j'avais été très agréablement étonné
de voir combien Antoine et Charles semblaient vivre intensément leur
sexualité avec eux-mêmes et j'ai pensé que je pourrais trouver ici
quelques trucs ou une certaine «formation».

Il me demanda alors si j'avais envie de le prendre comme mentor.
Évidemment que j'ai répondu affirmativement.  Je salivais déjà
juste à l'idée de le voir tout nu.  Il me donna donc rendez-vous pour
le lendemain après-midi, chez lui, vers 15 heures et me recommanda, ou
plutôt m'ordonna, de ne pas éjaculer avant notre rencontre.  Lui
même, me dit-il, en était à sa cinquième journée sans
jouissance.  Cela me surprit et il parut étonné de me voir surpris!

Le lendemain après-midi, je me suis rendu chez lui, les couilles
gonflées et agitées de minuscules picotements.  Il habitait au bout
de la rue Conti, dans une magnifique demeure coloniale de planteur,
propriété indivise, qui avait été partagée en trois
logements. Elle était située dans un vaste jardin où trônaient
des chênes très vieux auxquels étaient suspendues des grappes de
ces fameuses Spanish Moss (mousses espagnoles) si typiques des états du
Sud.  Il y avait un entresol dont l'accès était à l'arrière de
l'édifice, et un rez-de-chaussée et un étage auquel on accédait
par l'entrée principale.  Le vestibule avait été aménagé de
manière à laisser une porte d'entrée pour l'appartement du
rez-de-chaussée pendant que le grand escalier monumental donnait
accès à l'étage lequel était fermé par une porte ajoutée
au moment de la recomposition de la demeure.

Monsieur John habitait l'étage.  C'est avec le cœur qui battait
très fort que je frappai quelques coups sur la porte.  Quel spectacle!
Il était magnifique!  Il portait seulement un peignoir trois-quart de
ratine épaisse et souple, couleur vert pâle, dont le revers portait
un écusson bourgogne brodé d'or.  On voyait dépasser forcément
ses jambes couvertes de légers poils fous et ses magnifiques pieds
étaient nus, ses orteils également couverts d'un léger duvet de
poils.  Il avait mis du gel dans ses cheveux et ressemblait à une sorte
de Star hollywoodienne.  Il m'accueillit avec un large sourire et me fit
entrer dans cet appartement qu'il me faut absolument vous décrire tant
il était exceptionnel.

C'était une sorte de loft éclairé par des fenêtres à
carreaux sur les quatre côtés.  Mais comme il habitait l'étage,
toutes les fenêtres le protégeaient de la vue de l'extérieur
puisqu'elles donnaient sur les feuillages des chênes et dans les mousses
espagnoles.  On eut dit que l'appartement était suspendu dans la jungle.
C'était féerique!

Partout sur les murs, entre les fenêtres, il y avait de grands miroirs
plein pied.  Disposés un peu partout, il y avait des îlots de
fauteuils mais ils étaient curieusement installés.  Là, c'était
une paire de fauteuils ayant l'air de chaises longues capiteuses placés
en face l'un de l'autre pour faciliter la conversation ou autre chose.
Là, c'était un long «Récamier» près d'un large miroir, à
côté duquel se trouvaient une petite table et un tabouret
rembourré.  Là c'était quatre petits lits disposés par terre,
un peu à la Thaï, de manière à former un carré autour d'une
table marocaine très basse dont on avait dû couper les pattes. Sur
cette table se dressait un narguilé, des verres et des théières.

Là encore, il y avait une boudeuse, sorte de causeuse victorienne, où
les invités se retrouvaient dos à dos et côte à côte. Là,
c'était le coin chambre, si je puis dire.  Il y avait un lit au fond
d'une alcôve formée par un angle de l'édifice.  Le lit était
très bas, presque par terre, et entouré de tentures de brocard qui
pouvaient se fermer complètement.  Sur le mur, à la tête du lit,
trônait magistralement une photo de John, tout nu et bandé (ça me
donnait un terrible avant-goût) qui semblait appuyer une épaule à
un cadre de porte et avait l'autre main tendue vers le cadre opposé.  La
baignoire était directement en face du lit et, à côté d'elle,
un lavabo et le cabinet de toilette parfaitement ouvert sur le loft.  Cela
me rappela d'un coup la consigne chez Antoine de ne jamais fermer les
portes même pour les besoins intimes.  C'est peut-être là qu'il
avait pris cette idée?  Enfin, une petite cuisine, ouverte elle aussi
sur l'ensemble de l'appartement. Juste à côté d'elle, se
prélassait une table oblongue aux pattes également coupées. Elle
était entourée de coussins.  Vraisemblablement, on ne mangeait que
couché dans cette maison.

John me laissa admirer l'ensemble en faisant à l'occasion quelques
commentaires surtout sur la splendeur de l'environnement extérieur.  Aux
fenêtres étaient accrochés des stores vénitiens qui
permettaient de diriger la lumière vers le haut ou le bas.  Enfin,
partout sur les murs où il restait de l'espace quand les miroirs ne
l'avaient pas comblé, il y avait des photos de John, à différents
âges de sa vie, depuis l'enfance jusqu'à aujourd'hui.  Aucune photo
ne représentait quelqu'un d'autre, même pas ses parents.  Culte du
soi oblige!  «Celebrate the Self»!

Il m'offrit un jus de fruit car, dit-il, l'alcool est mauvais pour la
jouissance.  « Un peu de vin blanc parfois ou un bon whisky quand il
fait froid, mais autrement, poursuivit-il, il faut vivre le sexe à jeun
».


« Pendant que je prépare le jus de fruit, me dit-il, vous pouvez (il
faut lire : vous devez) enlever vos vêtements et passer le peignoir que
vous trouverez accroché derrière la porte de l'armoire à côté
du lit.  Vous déposerez vos vêtements sur le lit. » J'ai remarqué
que le peignoir qu'il m'offrait était identique au sien sauf pour la
couleur. Il était vert aussi, mais plus foncé.  Inutile de dire que
j'étais déjà bandé sous le peignoir quand je suis venu
m'asseoir dans la grande chaise longue qu'il m'indiqua et en face de
laquelle il vint lui-même prendre place quelques secondes plus tard.

« Alors, vous avez été fasciné par l'aisance d'Antoine et de
Charles à se masturber seuls ou ensemble et à vivre tous les aspects
de la sexualité sans gêne l'un en face de l'autre, me dit-il sur le
ton d'une question? » « Oui!, lui dis-je, c'était la première
fois que je voyais deux personnes aller aussi loin.

Cependant, comme je ne voulais pas laisser croire que j'étais vierge en
ce domaine, je lui ai raconté, et il m'écouta avec attention, mon
aventure avec mon ancien élève (voir la nouvelle Joyeux
Vendredis). Je lui ai raconté aussi mon aventure avec le copain de
Toronto (voir la nouvelle Niagara Falls).  Il se montra ravi et me dit que
mon apprentissage serait donc plus rapide parce que j'avais déjà «
des connaissances de base » ajouta-t-il avec son large sourire.

« Est-ce que vous vous êtes touché hier soir ou ce matin? » «
Non, lui répondis-je, j'ai fait comme vous avez dit. »

_« Bien!  Alors vous devez avoir une grande envie de vous masturber
puisque vous êtes venu ici pour ça! Non? » _ « Oui!, et ce
décor et vous même, tout invite à développer cette envie »
ajoutais-je.

_ « Très bien! Moi aussi, j'en ai envie!  Vous m'excitez depuis que
je vous ai vu dans mon bureau et comme je suis en période d'accumulation
(je vous expliquerai plus tard) depuis cinq jours, je ressens un grand
besoin de me masturber.  Suivez-moi, je vais vous guider!  Mais si vous
sentez, à quelque moment que ce soit, que vous n'êtes pas confortable
à me suivre, dites-le moi et prenez votre propre rythme.  C'est moi
alors qui tenterai de vous suivre.  Il faut s'amuser pour soi d'abord et
ensuite pour l'autre.  Tant mieux si nos plaisirs coïncident.  Mais ils
finissent toujours par coïncider parce que si ça ne va pas, comme
notre méthode consiste à prendre toujours son « pied »,
(celebrate the self), on ne peut pas ne pas vivre un bon moment tout de
même. »

En maintenant son beau sourire et en me regardant droit dans les yeux, il
commença à défaire le cordon de son peignoir tout en disant : «
J'ai très envie de sortir ma queue toute bandée, de l'admirer
quelques secondes et de lui dire combien je l'aime. Je veux aussi rassurer
mes couilles, coincées dans ma poche super tendue qu'aujourd'hui elles
vont enfin pouvoir se libérer en compagnie de celles d'un bel homme du
Nord.

Je mourais d'envie de le voir tout nu et de me retrouver tout nu devant
lui.  J'ai commencé aussi à défaire le cordon de mon peignoir.  «
Ne trouvez-vous pas que les instants qui suivent la décision que l'on
prend de se masturber sont parmi les plus exaltants qui soient? » En
fait, je ne m'étais jamais arrêté à y penser mais
effectivement, je lui avouai que je ressentais toujours, depuis mon
adolescence, une sorte de trémolo dans tout le corps au moment où je
baissais ma fermeture éclair ou quand je détachais ma ceinture.

Il ralentit alors son mouvement et laissa traîner ses mains le long du
peignoir avant d'en rabattre les revers.  Son corps était magnifique,
aussi beau que sur les photos.  Il avait une queue impressionnante; droite,
large, forte, lustrée et brillante comme si elle avait été
huilée. Elle était foncée avec un prépuce à demi dégagé
et replié en bordure du gland.  Il avait des couilles grosses comme des
œufs catégorie supérieure qui pendaient dans un sac aux plis creux
et charnus comme du cuir.

 Il prenait soin de son rasage.  Le poil du scrotum avait été rasé
complètement et, sur le pubis, il avait laissé une belle couronne
brune foncée mais taillée au ciseau fin.  Quand j'ai ouvert mon
peignoir, il a empoigné sa queue dans sa main gauche et l'a pointée
dans ma direction.  « Ma queue est ravie de voir la vôtre » dit-il
en souriant.  « On va se masturber lentement comme des pros! »

Les peignoirs complètement ouverts et les revers rabattus sur les bras
des fauteuils « chaises longues », on se trouvait allongés l'un en
face de l'autre et on se masturbait en se regardant attentivement l'un
l'autre.  Les quatre doigts de sa main droite allaient se placer
derrière sa poche et la relevait pour donner du volume à ses couilles
et bien les faire ressortir.  Il contemplait aussi son sexe durant de
longues minutes.  Sa branle était super érotique.  Il sortait sa
langue en direction de sa queue comme s'il avait envie de la lécher.  Je
tentais de l'imiter et il m'approuvait d'un regard complice et souriant.  «
Ta queue mérite bien que tu prennes soin d'elle.  Elle est magnifique! »
C'était son premier compliment sur mon corps.  J'ai remarqué que le
ton de son « you » changea légèrement, comme s'il passait
subitement du Vous au Tu.  Mais en Anglais courant, on utilise toujours you
de sorte qu'on ne sait jamais si l'on tutoie ou si l'on vouvoie.  Mais, il
y a parfois une légère différence dans le ton, ou plutôt dans
la voyelle, qui indique qu'on désire devenir plus familier.  Ainsi,
quand les Américains veulent être très officiels, ils prononcent
généralement le you avec un `ou' assez clair et quand ils veulent
être plus familiers, le you est souvent remplacé par une sorte de
yaa.

Il releva les jambes et appuya ses pieds à plat sur le fauteuil «
chaise longue » qui comportait un appui-pieds intégré.  Il souleva
son scrotum et me montra son cul également bien rasé.  Je l'ai
félicité sur la qualité du rasage qui donnait à son cul
l'allure d'un beignet glacé qu'on avait envie de bouffer.  Il me
remercia et me dit qu'il avait un raseur en titre.  Un jeune Noir de 20 ans
venait aux deux semaines pour faire sa toilette.

Il me fit remarquer que deux grandes tentures fermaient un coin de la
grande pièce.  Il se leva et vint me montrer ce qui se cachait
derrière.  C'était un attelage de cuir suspendu au plafond par des
chaînes et qui permettait d'y asseoir quelqu'un et d'avoir un plein
accès à son cul, surtout si on attachait ses mains et ses pieds à
des anneaux fixés après les chaînes de suspension.  Il m'indiqua
que c'était son salon de toilette, entre autres usages.  Il s'installait
sur les cuirs, le jeune «coiffeur» fixait ses poignets et ses
chevilles complètement relevés aux chaînes de suspension et son
cul devenait alors tout à fait ouvert et facile d'accès.  Il se
faisait alors raser selon ses goûts et la session de rasage se terminait
toujours par l'introduction d'un gode habilement manipulé par le jeune
Noir jusqu'à éjaculation de son client.  Le salaire du Noir était
en nature.  Après la jouissance de John, le Noir s'installait dans le
harnais et il recevait comme récompense une session de léchage de son
cul, naturellement sans poil dans son cas, que John me décrivit.

Il me détailla le « divin anneau » du Noir, son odeur, sa saveur,
sa couleur...À certains moments durant la séance de léchage, il
prenait ses belles couilles bleues dans sa bouche pour les masser et
donnaient quelques coups de pompe avec sa bouche à son pénis.

Après une longue session pour faire durer le plaisir, John introduisait
l'un de ses longs doigts, le plus au fond possible du cul bien lubrifié
de salive du Noir et lui donnait un massage de prostate.  Le jeune
râlait à chaque fois, me dit-il, comme si c'était toujours la
première fois.  « Et quand ma langue vient tenir compagnie à mon
doigt qui fouille son cul, il ouvre les écluses et des jets puissants de
sperme jaillissent partout sur les tentures arrières, sur sa tête,
sur sa figure et le reste vient atterrir sur sa poitrine.  Je le détache
alors et on prend un bain ensemble.  Voilà comment se déroule, aux
deux semaines, mes séances de rasage! » finit-il par conclure, tout
sourire.

On revint prendre place dans nos fauteuils « chaises longues ».  La
description de la scène de rasage devant le harnais de cuir avait
produit un effet supplémentaire sur mon pénis qui criait pour jouir.
Je le dis à John qui sourit encore plus intensément comme s'il
planifiait quelque chose.  Il sortit deux petits harnais de cuir d'un petit
tiroir de la table qui jouxtait nos chaises.  Il en installa un sur son
pénis de la manière suivante : un anneau de cuir entourait la base du
pénis et du scrotum, ramassant ainsi tout le sexe.  Un autre anneau
serrait le pénis seulement à la base. Deux autres anneaux entouraient
chacun des testicules maintenant très gonflés.  Quand tout fut
fixé, son sexe avait presque doublé de volume, tant le sang s'y
accumulait.  Il me demanda alors d'installer le mien. Mais il a dû venir
à mon secours pour fixer cet «appareil».  Toutes les manipulations
de l'installation avaient ajouté grandement à mon besoin de jouir.
La tête me tournait presque.  Quand je lui fis part que je n'étais
plus très loin de l'éjaculation, il devint sérieux, presque
contrarié, et il me demanda où j'habitais et combien de temps je
comptais rester à Mobile.  « Environ cinq ou six jours, lui dis-je en
riant, le temps de faire quelques apprentissages. »

_ « Très bien!  Alors tu vas t'installer ici!  Comme on ne dispose
pas de beaucoup de temps, je veux que tu sois près de moi pour que je
puisse suivre tes progrès. »

_ « D'accord, dis-je, demain... » Mais je n'eus pas le temps de finir
ma phrase.  « Nous allons tout de suite récupérer tes bagages à
ton motel! »




_ « Mais...j'ai vraiment besoin de jouir ou je vais mourir (I NEED TO
COME OR I'LL DIE!) » lui dis-je en ne souriant presque plus.

Pour toute réponse, il ouvrit encore une fois le petit tiroir de la
petite table et en sortit une sorte d'anneau mi-plastique et
mi-métallique ajustable et il le fixa sur la base de mon pénis juste
au-dessus de l'anneau de cuir.  À ce nouvel anneau était fixé un
petit tube de métal, dans le sens transversal, auquel était relié
un long fil qui aboutissait à une manette minuscule munie d'une pince
pour l'installer à la ceinture.

Cette nouvelle installation terminée, il continua d'ignorer ma demande
et me dit : « Allez! On s'habille et on va récupérer tes
bagages. » J'eus du mal à me vêtir affublé de tous ces gadgets.
Il m'aida et installa lui-même la manette après ma ceinture.  Il me
recommanda de ne pas y toucher moi-même, que cela pourrait être
dangereux si je ne savais pas la contrôler.  En guise d'avertissement,
il appuya sur un bouton et un choc électrique, ou ce qui me sembla
être un choc électrique, traversa ma bite super bandée et provoqua
un terrible chatouillement dans mes couilles.  J'ai cru que j'allais
m'évanouir.  Je crois que j'ai râlé comme si j'éjaculais; la
sensation était semblable à celle qu'on éprouve juste avant de
jouir.

Il m'avertit qu'on prendrait sa voiture et que la mienne resterait dans le
stationnement de la maison.  C'était une décapotable.  À un coin
de rue très achalandée où une foule de personnes, tous des Noirs
(Mobile est une ville peuplée à près de 90% de Noirs) attendaient
l'autobus, il activa la manette.  J'émis un « Ahhhhhhhh! »
prolongé en laissant retomber ma tête sur l'appui-tête.  Ma bouche
et mon regard avaient sûrement l'allure de quelqu'un qui vient de jouir.
Les gens me regardaient, incrédules, mais presque convaincus que je
venais effectivement de jouir.  C'était à la fois douloureux et
extrêmement excitant d'être ainsi surpris par plusieurs, dans une
décapotable, au milieu d'une sorte d'extase sexuelle.  Il souriait, le
regard plein de satisfaction.

Au motel, je fis rapidement mes bagages, ayant droit pendant mes
préparatifs à une autre petite décharge de courant.  À la
réception, un très beau garçon d'une vingtaine d'années
complétait ma note quand une autre décharge me fit gémir encore
une fois tout en faisant un geste vers ma braguette et en roulant les yeux
comme un convulsif.  Le beau réceptionniste ne douta pas un instant que
je venais d'éjaculer et il arbora un large sourire dans ma direction
ayant l'air de dire avec humour : « Je ne savais pas monsieur que je
vous faisais un tel effet ».

_ « John!, lui dis-je en sortant du motel, je n'en peux plus, je me sens
faible... »

_ « Très bien!  Je n'activerai plus la manette jusqu'à notre
retour à la maison.  Mais je suis sûr que tu n'as jamais été si
sexuellement excité durant un si long moment et surtout au milieu
d'occupations qui d'ordinaire ne revêtent aucune dimension sexuelle.



Je voulais que tu apprennes qu'on peut être sexuellement excité tout
le temps ou presque même sans le recours à mon petit appareil.  Tout
est dans la tête.  Mais pour apprendre cela, il fallait que tu le vives.
Ma fabuleuse petite machine est géniale pour l'apprentissage, surtout si
l'on ne dispose pas de beaucoup de temps. »

 Je dus reconnaître qu'il avait raison et que la simple course d'aller
chercher mes bagages avait pris l'allure d'une branle terrible, nonobstant
qui était présent à mes occupations.  Je crois que j'avais envie
d'apprendre à me servir de cette manette et je ne doutais plus que John
fut un très bon maître. Mais j'avais mal au ventre et je voulais
décharger ma cargaison de foutre.

Comme le dit si bien le titre d'un vieux tube bien connu de Peggy Lee, The
best is yet to come ( Le meilleur est à venir) and coming, I was dying
for!  Et de `venir', c'est ce donc je mourais d'envie.

À suivre...Une grande leçon pour un premier cours

Alexandre