Date: Thu, 4 Feb 2016 05:05:06 +0000 From: Zesty Mordant <harmoniousdysfunction@hotmail.com> Subject: Le Pape de Verdun Le Pape de Verdun A Montréal, a la fin des années 80, mon boulot d'agent de sécurité m'occasionnait d'utiliser régulièrement le réseau d'autobus de nuit pour rentrer a Verdun. A cette époque André Brabant, alias le Pape de Verdun était bien connu des habitants de ce patelin. Je le voyais assez souvent, surtout les Vendredis, revenant des bars gais de la rue Sainte Catherine Est, accompagné de son jeune acolyte. Incontournables dans leurs divers accoutrements, leur folie a deux, ils la partageaient avec tout a chacun. Il arrivait que j'échange quelques paroles avec eux, en attendant l'autobus au Carrée Atwater. C'est ainsi qu'un soir d'hiver, ils m'expliquèrent que le couvre-chef qu'ils portaient; quelque espèce de képi rond et plat, sans visière, duquel pendait deux bandes de tissus qui leur tombait sur les épaules, semblables a ce que portent les légionnaires en pays désertique, leurs permettaient de supporter le froid sans manteaux; parce qu'il leur couvrait les oreilles. Je regardai l'acolyte qui grelottait un peu a coté de son maître, malgré que ses oreilles fussent couvertes. Il n'avait pas l'air tout a fait convaincu. J'esquivai quelques mots a l'effet que j'ignorais de quel phénomène il pouvait s'agir. Sur ce, l'autobus arrivant, nous sommes tous montés a bord. Nous avons continués a bavarder pendant que l'autobus presque vide sillonnait les rues enneigés, quasi-désertes, de Saint Henri, direction Verdun. Rue Wellington, alors que j'allais descendre, André m'offrit un café, a la Maisonnée, ce que j'acceptai. Je restai donc a bord jusqu'au prochain arrêt. Descendant ensembles nous nous sommes dirigés vers le dépanneur. Une fois servis, en se dirigeant vers la sortie, André me demanda ce que j'allais faire maintenant. Je répondit que je ne savais pas trop, un peu de lecture peut-être, avant de dormir. Disant habiter a proximité, il m'offrit alors de les accompagner a la maison, histoire de continuer notre conversation. Curieux et n'ayant rien de mieux a faire, j'acceptai. Nous nous sommes dirigés vers leur logis. La neige crissait sous nos pas et le froid cristallisait notre souffle, mais ils habitaient effectivement très proche et nous sommes arrivés rapidement chez eux. Sans trop savoir a quoi m'attendre je pénétrai dans l'appartement avec eux. Le salon était meublé de façon plutôt ordinaire, exception faite d'un trône blanc a l'extrémité de la pièce. Divers crucifix, reliques et images saintes ainsi qu'un vieux Carillon-Sacré-Cœur, un peu effiloché, ornaient les murs et les tablettes de l'unité murale. Je n'ai perçu aucun signale entre eux mais l'acolyte, qui n'avait pas pris de café, expliqua qu'il était fatigué et se déroba vers la chambre a coucher en disant bonne nuit. Sa Sainteté alla se dévêtir et revint en fringues civiles. Pantalon rouge en polyester et un chandail noir a manches courtes. André et moi étions seuls, assis sur le divan a boire notre café. Pendant que nous parlions ensembles, l'atmosphère devint chargée, tendue. Bientôt la conversation prit une inflexion décidément charnelle. Il m'expliqua que Dieu n'avait aucun rancoeur contre les homosexuels. Que l'important s'était de ne faire de mal a personne. Il me demanda soudain si j'avais une blonde. Je répondit oui. Ce qui était vrai, mais point dépourvu de complications. Ma réponse affirmative initia un changement d'attitude chez mon hôte et le courant érotique sembla refroidir. En réalité, mes sentiments étaient ambivalents, me troublaient. Je songeait a Martine, qui m'avait trompée avec un de mes amis le soir de mon anniversaire. Quelle fidélité lui devais-je en réalité? A vingt et un ans, quoique circonspecte a ce sujet, je me savais depuis longtemps déjà, attiré par les deux sexes. Ayant fait mes premières explorations sexuelles avec deux petits copains a l'age de six ou sept ans. J'avais tôt fait de comprendre que, peu importe le sexe du partenaire les attouchements pouvaient être agréables. Nous avons parlés encore un peu de je ne sais quoi. Je sentais le moment passer. Après quelques instants de débat intérieure je me suis décidé a saisir l'occasion. Manifestant ma curiosité vis a vis l'attitude Divine face a l'homosexualité je lui demandai de mieux m'expliquer de quoi il s'agissait. J'observai immédiatement le revirement dans ses yeux. Il me regarda attentivement et je soutint son regard. Je sentais déja mon penis se durcir dans mon pantalon soudainnement trop serré. Me fixant d'un regard affamé, il répéta que Dieu ne voyait pas de mal a ce que deux hommes ne partageant un plaisir sexuel. «Qu'est-ce que t'en pense» «Il faudrait qu'on me convainquent.» Lui répondis-je en le regardant droit dans les yeux. «T'est-tu déjà fait sucer?» Me demanda il ostensiblement. «Ta blonde, elle te suce?» «Oui. Bien sur.» Répondis-je immédiatement. Nous étions assis côte a côte sur le divan. «Eh bien, c'est pareil. Tu veux essayer?» «Oui, d'accord. Montrez moi.» Répondis-je. Mon coeur battant maintenant très, très fort. S'approchant encore plus de moi, je me suis laissé faire alors qu'il détacha le bouton et descendit la fermeture éclaire de mon pantalon, abaissa mon caleçon et libéra mon pénis en érection. Il se pencha pour le prendre immédiatement dans sa bouche; le suça doucement pendant quelques instants, puis se releva pour voir ma réaction. J'en profitai pour détacher son pantalon et sortir a mon tour le pénis du Pape. Je vis qu'il était très gros malgré qu'il ne soit que partiellement turgide et n'avait pas été circoncis. Je le pris dans ma bouche a mon tour et le sentit durcir immédiatement. Quand je me suis relevé, il m'a dit, «T'en as une belle.» Je répondit honnêtement. «Toi aussi.» «On pourrait s'étendre ici, par terre.» Me dit il ensuite. «OK.» Répondis-je. Il se leva et alla dans la chambre, revenant avec quelques couvertures qu'il étendit par terre, devant le divan. Nous nous sommes dévêtis ensemble. Je frémis un peu en le voyant retirer ses dents et les poser sur la table. Une fois nus, face a face nous nous sommes caressés un peu. Dans la cinquantaine, il était plus grand et plus corpulent que moi. Son ventre surplombait son beau gros pénis qui raidissait entre mes mains. Je sentais monter en moi une vague de chaleur et de passion en réponse a ses attouchements. Le désir grandissait en nous et nous nous sommes étendus par terre. Sur le cote, face a face en position «soixante-neuf». J'ai pris son pénis dans ma main. Il était tellement gros que mes doigts n'en faisaient pas complètement le tour. J'ai léchée le bout en chatouillant l'ouverture de son prépuce a petit coup de langue. Pendant ce temps, André me suçait aussi en me masturbant doucement. Ses mains caressant mon corps tremblant de désir. Sans dents, André pouvait faire une pipe absolument sensationel. A mesure qu'il bandait, le prépuce se retirait, révélant le gland, mouillé de liquide pré-jaculatoire. Je lapait se précieux nectar. Je caressait ses fesses d'une main, étirant la bouche toute grande pour avaler son membre immense, chaud et salé, je l'ai sucé goulûment. Quel bonheur j'ai ressenti ce soir la, j'en rêve encore, parfois. Quant a Martine, mes expériences érotiques subséquentes m'ont fait comprendre qu'elle était en réalité une amante tout a fait quelconque. Beaucoup trop vite, j'ai senti André éjaculer dans ma bouche. Ayant avalé son sperme, je l'ai sucé encore un peu, j'appréciais la sensation de son phallus qui dégonflait tranquillement, je le caressait de la langue. Après un certain temps André arrêta de me sucer et me dit. «Crosse toi.» Quand le Pape te dis de te crosser, tu te crosse. J'ai pris ma verge dans ma main et commençai a me masturber. Il me regardait faire et cela m'excitait énormément. Après quelques minutes j'ai éjaculé copieusement. Il m'a essuyé avec la couverture sur laquelle nous étions étendus. Nous sommes restés par terre quelques temps, a contempler le moment que nous avions passé ensemble. Nous levant ensembles, nous nous sommes étreints, il s'est penché pour m'embrasser et j'ai levé la tête pour accepter son baiser. Nos langues ont dansé ensemble un trop bref moment. Ses bras forts autour de moi, son gros ventre contre le mien, je me suis senti chéri et désiré par cet homme d'age mûr. Ensuite nous nous sommes rhabillés tous les deux. Il m'a invité a revenir lui rendre visite quand je voudrais. Je l'ai remercié de son hospitalité et pour le café, l'ai salué et suis sorti, regagnant mon propre logis après une courte marche. La gravité potentielle de mes actes, m'a immédiatement choqué. Le souvenir de mon bon copain Joe, qui souffrait du SIDA lorsqu'il s'est fait poignarder a bord d'un autobus quelques années plus tôt me hantait toujours. Malgré mon désire manifeste, je ne suis donc jamais retourné chez lui et bien que nous nous croisions occasionnellement dans la rue ou dans quelque commerce, nous n'échangions que de brefs saluts. Un an plus tard je quittai Verdun pour m'établir ailleurs. Je n'ai eu depuis, que deux amants homosexuels. Et ce seulement que récemment. Libre de choisir mon orientation sexuelle, j'ai préféré, a ses deux exceptions près, me limiter aux femmes. Pour moi, la crainte du SIDA était beaucoup trop grande et dans ce cas ci, du moins, plus que justifié puisque André en est décédé, a peine cinq ou six ans plus tard. Suivi du disciple, quelques années après, fidèle jusqu'à la mort. Je n'ai partagés ses événements avec personne jusqu'à maintenant. Malgré tout, je pense souvent a André quand je me masturbe et j'ai pris un très grand plaisir a revivre et partager avec vous, ses souvenirs de ma jeunesse lubrique. J'espère donc qu'il vous aura fait aussi plaisir de les lire. Fin