Date: Sat, 21 Dec 2013 13:03:01 -0500
From: Normand Doré <normand.dor@videotron.ca>
Subject: Les mystères du Nil 01

Les merveilles du Nil 01

Une rose espagnole au Caire


L'avion qui me conduisait de Madrid au Caire faisait une escale à
Barcelone en début de soirée.  Je ne remarquai pas d'abord les
passagers qui montaient.  Étant déjà épuisé par une attente
de 12 heures à Madrid laquelle avait suivi un vol de 6 heures depuis
Montréal, je m'étais endormi.  Je fus réveillé par l'agent de
bord qui me demanda de m'installer correctement pour le décollage.

 Après l'extinction des signaux interdisant les déplacements, je vis
se lever d'un siège, en diagonale avec le mien, un très bel homme,
fin de la vingtaine ou début trentaine, vraisemblablement espagnol,
extraordinairement excitant.  Il correspondait au modèle d'homme qui me
ferait faire des folies.  Normalement grand, les cheveux noirs jais, la
taille très fine et une paire de fesses imposante accrochée haut à
la taille et formant une croupe aussi galbée que celle d'un pur sang.
Sa figure était parfaitement dessinée : front haut, sourcils minces
et longs, yeux bleu pâle, lèvres minces sur une bouche longue et
souriante et un léger hâle formé par une barbe sans doute rasée
du matin mais rendue foncée par la forte teneur en testostérone du
mâle qui la portait.

D'ailleurs, quand il passa près de moi, une odeur de mâle qui a eu
chaud se dégagea promptement et, malgré la fatigue, ou à cause
d'elle justement, j'ai senti quelque chose se dresser dans mon pantalon.
J'avais une envie folle de lui.  Je l'aurais baisé là subitement dans
l'avion.  Le laisser partir sans tenter de le retenir ou de communiquer
avec lui me semblait la pire des bêtises.  Mais, en même temps, je ne
voyais pas comment je pouvais lui parler.  J'avais peur de lui paraître
idiot, ou pire encore, une sorte d'obsédé sexuel incapable de se
retenir.  Je ne savais pas, en effet, ses préférences sexuelles mais
quelque chose me disait qu'il ne devrait pas négliger quoi que ce soit
de gentiment offert.

En revenant à son siège, comme les fauteuils près de lui
étaient inoccupés, il installa un oreiller près du hublot, se
recroquevilla un peu et, le cul dans ma direction, s'endormit.

J'aurais bien voulu dormir aussi mais j'étais incapable de détacher
mon regard de son cul.  C'était le plus beau cul que j'avais vu dans ma
vie.  J'imaginais que je le déshabillais, que j'enlevais son
sous-vêtement et que je pouvais enfin contempler ses fesses.  Je les
caressais, je les léchais, je les mordillais, je les écartais, je
découvrais sa craque et son trou que je sentais et que je léchais
goulûment.  Et je recommençais le manège dès que mon
imagination ne pouvait plus aller plus loin.

Il ne fut réveillé que par la turbulence importante imposée à
l'avion par les vents du désert à cette heure de la nuit et à
cette période de l'année_ nous étions en avril_ mais nous
atterrissions au Caire.

C'est avec un immense regret que je le vis prendre une direction
différente de la mienne après les formalités égyptiennes de
l'immigration.  Je me demandais ce qu'il venait faire au Caire, s'il venait
rejoindre une personne aimée et s'il n'allait pas baiser une partie de
la nuit alors que je me morfondrais seul dans ma chambre d'hôtel.

Il était près de deux heures du matin quand j'arrivai enfin à
l'hôtel situé dans Centro Cairo.  C'était l'hôtel Windsor: un
vieil édifice qui fut célèbre au temps de la présence anglaise
en Égypte.  Il avait vu défiler des célébrités surtout
autour des années '20 à '40.

Il était maintenant un peu décrépit mais gardait encore tout le
chic et le charme de son ancien prestige.  Il était bien tenu et
affichait une sorte de gentillesse élégante derrière des murs et
des comptoirs de bois usés et des tentures un peu élimées par les
ans.  Il était un des rares établissements égyptiens du Caire à
avoir un bar où l'on servait de l'alcool. Pays musulman oblige!  Ce bar
était magnifique, garni de meubles et de canapés anciens et décoré
de toutes sortes d'objets hétéroclites comme au temps de Carter.  On
eut dit justement que le célèbre archéologue, découvreur du
tombeau de Toutankhamon, était venu y prendre un whisky la veille.

Il y avait un lift, juste à côté de la réception, avec une
grille en fer forgé extrêmement travaillée au rez-de-chaussée.
Le lift avait une banquette de marqueterie recouverte de velours rouge
pourpre.  Mais le velours était usé.  Toutefois, si l'âge avait
enlevé au velours et au lift toute sa fraîcheur, la jeunesse
resplendissante et la beauté du liftier redonnait à cette cage d'un
autre âge une nouvelle jeunesse en provoquant de nouveaux désirs.  Ce
jeune liftier qui allait devenir mon « petit copain » de branle au
Caire, était le frère du gérant de nuit, aussi beau que son
frère le liftier, qui s'aperçut sans doute à mon regard, que son
petit frère et lui-même ne m'étaient pas indifférents.  Cela ne
sembla pas lui plaire du tout, du moins dans un premier temps.  Il regarda
d'un mauvais ?il le démarrage du lift vers les étages livrant le
corps de son petit frère à la très grande proximité d'un
étranger.  Même seulement pour une minute, cela devait lui
paraître trop long.

Le garçon, intimidé, me montra ma chambre, m'indiqua les
installations utiles et me pria, dans un Anglais bizarre et pas facile à
suivre_ mais il faisait des efforts très louables_ de ne pas me gêner
si j'avais besoin de ses services.

Il se disait 'disponible' pour moi pour 'tout'.  Comment devais-je
comprendre ce 'tout'?  Ce soir-là, j'aurais voulu qu'il courre et me
ramène le passager du vol Barcelone-Le Caire auquel je pensais sans
arrêt, mais, plus tard, comme nous le verrons, j'ai beaucoup apprécié
ses gentils et délicats services.

Le lendemain, j'ai passé la journée au Musée du Caire à
contempler les chef-d'?uvres de 5000 ans d'histoire pour parodier un peu la
célèbre phrase de Napoléon à la bataille des Pyramides.
Revenant à l'hôtel à la fin de l'après-midi, j'ai remarqué
que, juste en face, il y avait un café avec terrasse extérieure où
l'on pouvait déguster un bon thé à la menthe et fumer un narguilé
de shisha (tabac mêlé de morceaux de pommes caramélisés).  Je
suis entré prendre une douche et j'ai bu une bière au bar en
passant. Puis, avant de dîner vers 18h30, je suis allé prendre un thé
à la menthe au café d'en face.

J'étais déjà assis depuis une bonne demi-heure quand je vis sortir
de mon hôtel la merveille rencontrée la veille dans l'avion.
C'était à peine croyable!  Dans une ville de dix millions
d'habitants, je le retrouvais, sans le chercher, dans mon hôtel.  Il
semblait pressé car il descendit les quelques marches rapidement.  Mon
esprit s'agita, et vite me vint à l'esprit un moyen de le retenir.  Si,
dans l'avion, je ne disposais d'aucun argument pour lui adresser la parole
sans paraître étrange, là j'en avais un enfin mais il ne fallait
pas le laisser passer.  Je lui fis un grand signe de la main.
Étonné, il me demanda également par des signes si c'était bien
à lui que je m'adressais.  Lui répondant par l'affirmative, il
s'approcha de ma table.

Dans mon mauvais espagnol, je lui ai parlé de la proximité de nos
sièges dans l'avion de la veille et de ma surprise de le retrouver
encore une fois très près de moi dans le même hôtel.  Il
souriait généreusement, et ne pouvait pas savoir que son sourire
était si beau qu'il me brûlait de désir.  Je me consumais de
l'intérieur.  J'eus toutefois le courage de l'inviter à s'asseoir.
Ma surprise fut qu'il acceptât spontanément.  On engagea la
conversation sur ce qui nous rapprochait, c'est-à-dire le voyage.

Il me raconta qu'il était journaliste à Bilbao en pays basque et
qu'il était au Caire pour faire deux reportages : l'un sur la situation
de plus en plus difficile des coptes dans la montée de l'intégrisme
islamique, surtout autour d'Assiout, et le deuxième, qui excita ma
curiosité, sur les comportements des hommes, voir l'homosexualité,
dans les hammams ( sortes de bains collectifs pour hommes semblables aux
saunas occidentaux) eux aussi de plus en plus surveillés par les
intégristes.

Il n'habitait pas mon hôtel, trop cher pour son budget me dit-il
(quoique le Windsor ne soit pas un hôtel luxueux, mais plutôt
modeste) et il s'était trouvé une chambre dans une sorte de pension
près de la place El Tahir.  Il était venu à mon hôtel pour
rencontrer un journaliste du Caire qui devait lui fournir des adresses à
Assiout et les adresses de deux hammams au Caire.  « Justement, me
dit-il, ce soir je vais à l'un de ces hammam ». J'ai failli lui
demander de l'accompagner.  C'eut été une merveilleuse occasion de
lui voir le cul.  Au même moment, il m'offrit de venir me raconter son
expérience du hammam le lendemain soir où il disposait de tout son
temps.  Compte tenu qu'il semblait voyager avec un très petit budget et
compte tenu que la table à mon hôtel était vraiment correcte et
abondante, je l'ai invité à dîner pour le lendemain.  Il accepta
mon invitation avec son sourire à faire mourir.  On convint d'une heure
et il partit.  Je le voyais s'éloigner en songeant qu'il venait sans
doute de me poser un rancart.  J'avais envie de courir après lui.  J'ai
très mal dormi cette nuit là.  Je le voyais au hammam se faire sucer,
se faire peloter et peut-être même se faire baiser!  Et je ne pouvais
pas voir ça!  J'aurais voulu être cet Arabe qui plongerait sa face
dans son cul et en retirerait les derniers effluves de Bilbao.

Le lendemain soir, nous avions rendez-vous à 19 heures Dès 18 heures,
j'étais à la terrasse du café d'en face.  Plus l'heure
avançait, plus j'étais persuadé qu'il ne viendrait pas.  À
18h55, il tourna le coin de la ruelle qui menait à mon hôtel.  Il
était venu!  Merci mon Dieu!  Je ne savais pas quelle force du Temps et
de la Destinée je devais invoquer pour la remercier.

À table, il me raconta?.un peu?. sa soirée au hammam.  Je sentais
qu'il ne disait pas tout.  Il me parlait d'une atmosphère tendue, de
surveillance tacite, de regards fuyants et n'abordait rien de plus
confidentiel.  Finalement, devant mes questions pressantes, il finit par me
dire qu'il avait dû provoquer quelques hommes pour tester leur
réponse.  Enfin!  C'était parti!  Il me parla d'attouchements
discrets, de mains galopantes, de caresses furtives, de doigts glissés
entre les jambes??.Je finis par lui dire que cela devait être très
excitant de vivre cela mais très frustrant de devoir en rester là.
Il comprit le message.  Il m'indiqua qu'il n'était pas gay (fierté
mâle espagnole exige!) mais que?.en effet, se faire toucher comme
ça?..ça éveille des besoins?.quand pas de femmes autour??une main
est une main??.  « Mais une queue n'est pas un vagin, ai-je failli lui
dire, et si tu as eu envie de baiser ce n'était certes pas avec une
paire de seins. »

Il m'avoua son trouble et qu'il était resté sur son désir.
Serait-ce la raison pour laquelle il était venu dîner avec moi ce
soir?  « Mon Dieu!, je me disais, si Vous me l'accordez, je ferai des
tas de pèlerinages!!!!! Eh! Eh »!

À mes questions de plus en plus pressantes et pointues auxquelles il
semblait prendre de plus en plus de plaisir à répondre en évoquant
de plus en plus de détails, il finit par avouer qu'il s'était
masturbé en revenant à sa chambre tant il était excité par sa
soirée au hammam.  Pour le rassurer et pour lui proposer indirectement
une suite, je lui ai dit que moi aussi je m'étais masturbé en pensant
à la soirée excitante qu'il avait dû passer.  Il eut l'air
étonné.

Je l'ai invité à venir prendre le café dans ma chambre où il y
avait une causeuse ancienne et une petite table.  On y faisait le service
de boissons.  Il accepta.

Dans la chambre, j'ai ouvert les volets et fermé les tentures de
manière à laisser entrer le bruit insistant et quelque peu lubrique
des rues du Caire à-travers la pénombre de la chambre mal
éclairée par une lampe de faible intensité et les reflets d'un
réverbère.  L'atmosphère était exotique et rare.  Les plafonds
hauts élargissaient nos ombres et sa belle tête avait l'air de
s'alourdir comme si elle eut été envoûtée par le charme sensuel
des odeurs et des bruits du Caire qui entraient dans la chambre.

Au moment où il semblait rêver et me parler d'autre chose, je lui ai
demandé, tout doucement, si sa masturbation de la veille l'avait
complètement satisfait.  Il me fit signe que non mais resta silencieux
et comme paralysé.  Je lui dis alors que toute cette conversation
(c'était vrai, mais c'était plus lui que la conversation qui m'avait
excité) m'avait réchauffé et que j'avais un grande envie de me
masturber mais avec lui comme compagnon.  Je pris soin d'ajouter : «
comme si on était au hammam ».

« On pourrait bien finir ce qui était si bien commencé hier soir
au hammam et qui a dû être interrompu pour des raisons de
sécurité, si je comprends bien » ai-je ajouté.

Sans lui laisser le temps de se forger une réponse négative, j'ai
détaché ma ceinture et j'ai baissé lentement mon pantalon tout en
accordant à la bosse qui pointait dans mon slip quelques petits
attouchements.  Il ouvrit la bouche et demeura comme figé.  J'ai sorti
ma queue et je l'ai pointée dans sa direction tout en entreprenant des
mouvements de va-et-vient avec mon poignet recourbé.  Lentement ses
jambes s'allongèrent en glissant les talons sur le parquet.  Il
commença à se caresser, puis détacha les boutons de son jeans,
l'ouvrit et il en sortit un magnifique morceau, un régal pour les yeux
et sans doute aussi pour le palais.  Quand je le vis empoigner sa belle et
grosse bite, j'ai mis de la pression sur la mienne avec ma main et je l'ai
dirigé dans sa direction en caricaturant presque le geste de la
branlette tellement j'avais écarté les jambes, rentré le ventre et
projeté mon bassin vers l'avant.

Tout en se souriant avec une sorte de complicité mâle, on enleva le
reste de nos vêtements et tout nus, on s'assied l'un en face de l'autre
sur le canapé, ses pieds touchant les miens, et on débuta une vraie
et généreuse séance de branle, ultra professionnelle.  On se
regardait dans les yeux, puis on se regardait se branler?.puis dans les
yeux?? puis se branler??.puis?.. Finalement, j'ai commencé à me
caresser le cul avec les doigts et j'ai relevé les hanches pour qu'il
ait une bonne vue.  Il apprécia sans doute car il fit la même chose.
J'étais tellement excité. Le c?ur me débattait à tout rompre.
Je n'arrivais pas à croire en ma bonne étoile.  Les probabilités
que je me retrouve là, deux jours plus tard, avec cet objet de désir
croisé par hasard dans un avion, étaient à peu près nulles.
J'avais pour une fois gagné le gros lot au Loto.  Il semblait calme,
rassuré, confiant et abandonné complètement à sa branlette.
Quand il me vit sentir mon cul sur mes doigts, ses yeux
s'écarquillèrent. J'ai pensé que je venais de l'effaroucher.  J'ai
donc passé à l'attaque!  « Tu n'as jamais fait ça? « lui
demandai-je.  « Si! dit-il, mais jamais devant quelqu'un ».

  Fort des leçons que j'avais apprises à Mobile (voir la nouvelle :
Bons baisers d'Alabama), je lui ai parlé de l'importance de se
révéler à soi-même ses fantasmes; que les montrer à un autre
était une excellente façon de les assumer et d'accepter de les vivre.
Il sembla acquiescer car il m'imita.  Mais il fit une grimace comme pour
montrer qu'il n'appréciait pas beaucoup cette odeur.  Je lui ai dit que
moi j'apprécierais sans doute et que je pouvais lui procurer un grand
plaisir.  Pour toute réponse, il s'allongea sur le canapé et releva
les jambes vers son torse me révélant enfin ce que mon esprit avait
tâché d'imprimer dans ma mémoire par la simple imagination.  Mais
ce que je voyais était au-delà de mes souvenirs.  Dieu! Qu'il avait
un beau cul!  Plus merveilleux encore que ce que j'avais imaginé.  Il
était glabre. Juste quelques poils noirs et raides se détachaient de
la partie supérieure allant vers le péroné.  Il était brun
comme le centre d'un '?il de tigre' (pierre semi-précieuse) et entouré
d'une corolle caramel qui s'étirait entre ses deux fesses.  Le pli de
ses cuisses s'enfonçait dans ceux plus profonds de ses fesses et
celles-ci jaillissaient de son dos comme s'il reposait sur un ballon.
C'était vraiment le plus beau cul que j'avais jamais vu et,
sincèrement, j'en avais vu plusieurs et j'en verrais de nombreux autres,
mais, aujourd'hui encore, je reste toujours persuadé que c'était mon
plus beau.

J'ai approché ma face de cette merveille avec la lenteur et la grâce
qui convient à un tel chef-d'?uvre.  J'y ai touché comme si je posais
mes doigts sur la Joconde, et je l'ai senti comme si j'eusse été
autorisé à respirer l'unique fleur d'un cactus centenaire.
C'était la « Rose du Caire », une icône unique et
éphémère qui ne repasserait peut-être jamais plus et qui
finirait sans doute ses beaux jours dans une maison ignorée de Bilbao.

Vous dire le parfum de cette merveille, c'est indescriptible.  C'était
au-delà de ce que j'avais imaginé dans ma branlette du premier soir
quand je l'imaginais quelque part dans la nuit chaude et sensuelle du Caire
ouvrant son cul à la douce brise qui venait du désert pour
transporter ses effluves jusqu'au sommet des pyramides.  Je délirais
comme vous constatez que je délire maintenant en vous le racontant.
Mais c'était tellement bon!

Je l'ai léché lentement?.doucement??âprement parfois??parcourant
tous les coins?.essayant d'être partout à la fois???plongeant dans
les abîmes de son intimité comme Dante aux enfers et voyant
apparaître dans les 'cercles' tracés par les saveurs et les odeurs
diverses, les formes obscures et diaphanes de ses désirs les plus
secrets.

J'étais au Paradis en pénétrant dans son Enfer.  Je l'ai
'honoré' durant une bonne heure.  Il ne semblait pas se lasser.  On eut
dit que ma langue était du 'sur mesure' pour son cul.  Il râlait.  Il
gémissait.  Il soupirait des « plus profond si tu peux encore ».
Ses poings serraient le tissu du canapé.  Il se mordait parfois le bras
pour taire un cri.  À un moment, il eut besoin de péter.  Il
m'avertit et, croyant que je m'étais retiré à temps, se laissa
aller.  Quand il vit que j'étais toujours là et que même ça, de
lui, je le buvais comme un cadeau, il reprit sa masturbation plus
rapidement et, la langue enfouie dans son trou, je sentis qu'il se vidait
les couilles aux contractions que son cul exerçait sur ma langue.

Remis de son orgasme, il voulut me voir jouir et exigea que je vienne dans
sa bouche.  Il avait l'heur d'avoir compris mes explications sur
l'importance de vivre ses fantasmes.  Il me lécha les couilles durant ma
branlette, ouvrit la bouche au bon moment et il but mon nectar comme une
gorgée de vin de messe.

Je lui ai demandé son slip en souvenir.  Il me l'accorda mais à la
condition que je lui donne le mien.  On causa encore une bonne demi-heure
puis il m'annonça qu'il devait rentrer à sa chambre pour
récupérer ses bagages car il prenait le train de nuit pour Assiout.
Je savais que je ne le reverrais plus.  Mais je ne pouvais pas trop
demander à la vie.  Elle venait de me donner un incroyable cadeau que je
n'oublierais plus jamais.

Après la mort récente de ma mère et la rupture précipitée
avec un grand amour, la vie devenait soudainement miséricordieuse.  Elle
avait mis sur le perron de mon hôtel ce que je voulais bien croire
être la seule rose espagnole qui ne poussât jamais vraiment au Caire.


À suivre??..Prochain épisode : Les garçons de Gizeh


Alexandre