Date: Sun, 29 Dec 2013 21:10:52 -0500
From: Normand Doré <normand.dor@videotron.ca>
Subject: Les mystères du Nil 6

Les mystères du Nil 06
Au fil du Nil

Il était environ 11 heures du matin quand j'atteignis le quai
d'embarquement du bateau qui devait me conduire à Louqsor.  C'était
un très beau bateau de croisière conçu pour la navigation sur une
rivière calme comme le Nil.  Contrairement à plusieurs des navires
qui font régulièrement cette croisière, le mien était plutôt
petit.  Il ne devait pas accommoder plus d'une centaine de passagers.
Mais, pour ce que je qualifiais déjà « ma croisière », il
était loin d'être complet.  Une soixantaine de personnes seulement
prenaient place à bord.  Ce serait donc encore plus chouette ainsi.

Les passagers étaient presque tous des Français qui faisaient la
croisière aller-retour Louqsor-Assouan. .  Pour ma part, je ne faisais
qu'un seul itinéraire.  Les tables dressées pour six personnes
avaient donc été préalablement retenues pour eux et je me
retrouvais seul, assis isolément à une table pour six.  Ma solitude
fut toutefois de courte durée car deux jeunes hommes, grands et
parfaitement blonds, avec un profil et un style qui auraient plu à
Hitler (ils semblaient de purs Ariens) furent invités par le maître
d'hôtel à prendre place à ma table.  Deux jeunes femmes
s'ajoutèrent, l'une d'elles était mignonne. Quelle chance!  Je
m'attendais au pire.

Tous me saluèrent poliment.  Les deux garçons, et les deux filles,
commencèrent à converser dans une langue dont je n'avais aucune
idée de la provenance.  J'ai su plus tard que les garçons étaient
Suédois et les filles qui étaient danoises parlaient étrangement
le danois.  Quand le service commença, j'ai tenté de leur parler en
Anglais pour «briser la glace» et pour ne pas rester isolé durant
quatre jours à table.  Tous le parlaient parfaitement bien, et même
beaucoup mieux que moi.  Je venais donc d'améliorer l'atmosphère de
ma croisière.

L'un des deux garçons, qui disait s'appeler Brian, curieux prénom
pour un Suédois, était vraiment, et de loin, le plus beau.  Il
s'avéra aussi être le plus tendre, le plus réservé et le plus
timide également.





L'autre, dont je ne me souviens plus du prénom, était loquace,
curieux et charmant mais terriblement coincé, affichant des idées de
droite et des principes moraux un peu dépassés pour quelqu'un de son
âge.

La conversation fut d'abord faite, comme toujours, de banalités.  J'ai
su qu'ils habitaient Stockholm, qu'ils étaient venus en Égypte un peu
pour des vacances, ayant obtenu de leur superviseur de stages en Israël,
une bonne douzaine de jours de repos après avoir travaillé durant
deux mois presque sans congé.  Ils étaient allés jusqu'à Abou
Simbel et, comme moi, étaient sur leur remontée vers le Caire.

Ils étaient deux bons copains.  Je comprenais mal qu'ils fussent si mal
assortis quant au caractère.  J'ai compris plus tard quelle sorte de
complicité les rapprochait.  Brian ne me parlait presque pas mais il me
regardait avec beaucoup de douceur.  L'autre, que l'on va nommer Alan pour
les circonstances, avait l'air froid mais n'arrêtait pas de me
questionner sur ma vie en général, sur mon travail, sur ma vision des
choses tant philosophiquement, politiquement que socialement.  Ce sont ses
propos qui m'ont permis de me rendre compte qu'il était de droite et
même un peu fasciste sur les bords.

Nous nous quittâmes sur l'évidence que notre prochaine rencontre
aurait lieu inévitablement le soir même autour de cette même
table_ ce qui nous fit rigoler_ et que ce serait sans doute aussi
agréable que ce midi_ ce qui nous fit sourire.

Le repas du soir, bien arrosé de vin (les bateaux touristiques
échappent aux règles sur l'alcool qui prévalent en Terre d'Islam),
fut véritablement très agréable.  On le prolongea.  Quand il ne
resta plus que nous dans la salle à manger, on songea à monter sur le
pont pour s'allonger dans les transats et respirer l'air du Nil et du
désert durant la nuit.

C'était délicieux et ultra sensuel!  J'aurais tellement voulu être
dans les bras de quelqu'un pour savourer davantage ce moment.  Voir les
djebels rocheux s'avancer parfois de l'horizon et le découper par une
sorte de ligne brune et bleue qui semble imiter, dans les cieux, le
mouvement lent des petites vagues du Nil, tout cela me plongeait dans des
temps immémoriaux où ce pays de sable et de roc, traversé par une
rivière, était la terre d'une très puissante nation, voire une
civilisation, dont la longévité dans le temps se mesure en
millénaires.  Mais, en même temps qu'elle semblait évanescente et
légère dans ses mouvements, cette ligne sombre était menaçante
parce qu'on sait qu'elle est constituée par un rocher inaccessible de
front.







Je fis part à mes deux compagnons de mes sensations presque
contradictoires.  J'étais émerveillé par le spectacle des rives du
Nil durant la nuit.  Sincèrement, je songeais aussi à tout ce que
j'avais fait justement sur ces mêmes rivages du Nil, quelques jours plus
tôt, avec mes compagnons de felouque.  Je leur dis que j'étais triste
aussi de ne pas pouvoir prolonger ni partager ces beaux moments dans les
bras de quelqu'un avant de m'endormir.  Timidement, Brian rougit.  Alan le
regarda fixement, puis, prudemment, ajouta sur le ton de la blague pour
être en mesure de se reprendre si je le prenais mal : « Nous, on ne
vit pas ce déchirement.  On passera la nuit dans les bras l'un de
l'autre ».  Jouant le naïf, je dis : « Non! Pas vrai!  Vous
êtes ensemble?  Je ne l'aurais pas cru.  Vraiment? » En fait, je n'en
étais pas certain du tout.

Brian était de plus en plus rouge et Alan ajouta : « Non!  Pas
vraiment ensemble.  Nous avons chacun une petite amie à Stockholm.  Mais
elles sont loin d'ici et on est des mecs.  Faut bien faire quelque chose
pour ne pas imploser.  Alors, on a mis au point quelques jeux.  Voilà
tout!  En Israël, la situation est guère plus facile qu'ici pour se
taper des filles.  Alors, on a développé nos propres petits
plaisirs. »

Je leur ai répondu que leur honnêteté me touchait et qu'en guise
de partage de vérités, je leur raconterais une histoire récente.
Et je leur ai raconté, presque en détails, mes aventures sur le Nil
avec mes compagnons de felouque en précisant que la nostalgie était
au c?ur de ma tristesse présente en revoyant, du pont de ce bateau, les
mêmes rives qui avaient abrité mes 'amours' récentes.  Mes deux
compères écoutaient avec la salive aux commissures des lèvres.
Faut dire que j'éprouvais un plaisir évident à les réchauffer.
La lumière des petites lanternes qui éclairaient le pont du navire
faisait des ombres avec les plis du pantalon blanc d'Alan et je voyais
clairement une bosse évidente sous la braguette.

À la fin de mon récit, après un long moment de silence, Alan
regarda Brian puis se tourna dans ma direction en disant : « C'est super
bandant ton histoire.  Écoute!  Si tu ne veux pas rester tout seul cette
nuit, et si tu as envie de partager nos jeux, tu peux venir passer quelque
temps avec nous dans notre cabine.  Mais, je te préviens, tu dois
être ouvert à toutes sortes de fantaisies.  Brian et moi, on a des
jeux très personnels. » Sans savoir en quoi consistaient ces jeux,
j'étais tout de suite preneur uniquement par le fait qu'ils avaient
l'air étranges, inconnus et mystérieux.  J'acceptai tout de suite et
je leur dis que généralement j'étais ouvert à beaucoup de
choses.







Alan riait en se mordant les lèvres de plaisir anticipé et Brian
baissait la tête, tout rouge encore, n'osant pas me regarder en face.

Après un assez long moment de silence à contempler l'horizon, Alan
donna le signal du départ et on s'achemina tous les trois vers la cabine
que Brian partageait avec Alan.  Elle était plus grande que la mienne
étant donné qu'ils étaient deux voyageurs.  On leur avait
concédé une cabine de pont, beaucoup plus spacieuse que la mienne,
bien que la mienne fut correcte et très confortable pour une seule
personne.

À peine étions-nous à l'intérieur qu'Alan, sur un ton qui ne
tolérait aucun retard, ordonna à Brian de faire ce qu'il devait
faire.  Ce dernier, qui n'avait toujours pas dérougi complètement,
reçut une seconde poussée d'écarlate sur les joues.  Il prit un
sac dans une valise et se retira dans la salle de bain.  Sans perdre un
instant, Alan se déshabilla et m'indiqua que je devais faire la même
chose.  On se retrouva tout nu sauf qu'on n'enlevât pas le slip.  Alan
paraissait tout contrôler et précisa que je devais le garder.

Brian sortit bientôt de la salle de bain, rouge de honte cette fois-ci
et non pas de timidité.  Il portait un sous-vêtement de femme en
nylon transparent qui laissait voir son sexe bandé que le pré-jus
avait commencé à souiller.  Il portait aussi des bas de nylon de
femme retenus sur la cuisse par des jarretelles de cuir attachées à
une ceinture de cuir mince et décorée de breloques et de fantaisies
féminines.  Il avait mis du rouge sur ses lèvres et du rimmel à
ses cils.  J'ai failli éclater de rire, mais Brian avait l'air si
troublé que mon rire eût provoqué une syncope, du moins
semblait-il en être au bord.

Alan lui ordonna de venir vers nous en imitant la démarche d'une
gonzesse de rue.  Nous étions tous les deux, Alan et moi, étendus
chacun sur un des lits jumeaux de la cabine et Brian s'avançait entre
les deux lits en se déhanchant d'une manière d'autant plus grotesque
que cela ne lui convenait pas du tout.  Brian était un très beau
mâle.  Il avait un 'body' à faire courir les photographes de revues
porno.  Le voir ainsi, humilié et dénaturé, c'était
nécessairement grotesque.  J'avoue que cela ne m'excitait pas du tout
et, nonobstant la déclaration péremptoire que j'avais faite sur le
pont d'être ouvert à toutes sortes d'expériences sexuelles, je me
serais réfugié dans ma cabine, les abandonnant à leurs jeux
vraiment très curieux.



Mais, étrange réversibilité des choses du monde, et surtout des
choses du cul, tout à coup, voyant Alan se caresser et bander fortement
devant les mouvements de Brian, j'ai commencé à ressentir un
titillement dans mes couilles et la queue me remonta sur le ventre.

Brian parut rassuré quand il me vit bander.  La rougeur diminua un
peu. La syncope était évitée.  Alan lui ordonna alors de s'occuper
de nos slips et de les lécher jusqu'à ce qu'ils soient devenus
transparents de salive et de pré-jus.  En hôte poli et hospitalier,
Alan ordonna à Brian de commencer par moi.  Voir ce mâle magnifique,
vêtu en pute de bas étage, me lécher le slip et me mordiller la
queue pour lui faire couler un peu de son jus, c'était, de minute en
minute, de plus en plus excitant.  Alan se régalait du spectacle.

Quand mon sous-vêtement fut bien humide, Alan demanda à Brian de me
l'enlever avec ses dents et de bien laver ma queue et ma poche avec sa
langue.  C'était un ravissement.  Il travaillait en vrai professionnel
du sexe, ce que son accoutrement contribuait à renforcer comme si, tout
à coup, « l'habit faisait le moine ».

Il changea de partenaire et alla honorer Alan pendant que je me masturbais
en regardant le spectacle.

Quand nos queues furent bien lavées par la bouche de Brian, Alan
reprocha à ce dernier son manque d'habileté à retirer son slip
avec ses dents.  Il n'avait pas trouvé cela aussi doux que la fois
précédente.  Cela lui valait donc une punition qu'il recevrait
immédiatement.  Soumis, Brian déposa son torse sur le lit, souleva
ses fesses éblouissantes de beauté et exposa son cul relevé au
pied du lit.  Alan, pendant ce temps, était allé chercher une
lanière de cuir dans la valise.  Il me demanda de m'étendre sur le
lit, les jambes en l'air, le cul à la hauteur de la bouche de Brian qui
allait devoir me le lécher pendant qu'il recevrait la fessée d'Alan.
J'avais perdu toutes mes réticences et cette folle situation me faisait
bander au max.  Le souffle de Brian sur mon cul, l'entendre me le sniffer
d'abord, absorbant toutes mes petites odeurs personnelles, puis le
lécher ensuite pour en déguster toute la saveur originale, ça me
conduisait aux nues.











Je ne me branlais pas malgré l'envie folle de le faire parce que
j'aurais joui tout de suite. À cette sensation tactile de la langue de
Brian sur mon cul, s'ajoutaient les claquements de la lanière se
rabattant périodiquement sur ses fesses et les petits cris
étouffés de Brian, étouffés parce qu'il avait la langue dans
mon trou, tout cela créait un environnement sonore ultra excitant.
J'étais étonné de prendre du plaisir à ce genre de
situations. Moi, d'ordinaire si doux et pas du tout agressif.

C'était la première fois aussi que, mis à part les gémissements
pré-éjaculatoires, je constatais le pouvoir érotique des sons.
Après une bonne vingtaine de coups, la lanière avait besoin de se
reposer.  Alan s'installa dans la même position que moi sur l'autre lit
et ordonna à Brian de venir lui manger le cul comme il me l'avait, tout
cela pour le remercier des coups de lanières qu'il avait si gentiment
reçus de la part de son maître.

Alan râlait pendant son léchage et moi je bavais devant ce spectacle.

Satisfait du travail de son pupille, Alan me demanda la partie du corps de
Brian que j'aimais le plus.  Je ne savais que répondre car il était
beau de partout.  Finalement, après avoir expliqué les raisons de mon
hésitation, je me résolus à conclure que son cul, au sens
général, c'est-à-dire tout son fessier, était ce qui m'excitait
le plus, surtout retenu comme il l'était dans un slip de femme en nylon
transparent.

Alan me demanda si je souhaitais lui rendre hommage à son beau
fessier. Cela me donnerait alors le droit de lui retirer sa petite culotte.
Je commençais ma phrase pour demander à Brian ce qu'il en pensait
quand la voix sèche et forte d'Alan me rappela à l'ordre me disant
que Brian ferait comme on le lui dirait et non pas comme il pouvait le
souhaiter, s'il pouvait encore avoir le droit de souhaiter quelque chose.
Sexuellement, il était son esclave.  Pour le reste, dans la vie, il
était son meilleur ami.

Il m'avertit que Brian ne s'était pas lavé depuis deux jours.
C'était une punition et une humiliation qu'il lui avait imposée.  Il
savait que Brian souffrait de sentir mauvais ou malpropre.  C'était donc
très humiliant pour lui, voire très excitant pour les deux, de lui
faire vivre ce qu'il abhorrait le plus.  J'avais remarqué qu'il sentait
fort et un peu négligé, même à table. Chacun de ses mouvements
pour prendre un plat de service par exemple, ou pour avaler son café,
dégageait une subtile fragrance, parfois pas subtile du tout.









 Il sentait des aisselles et de l'entrejambe; ce qui était paradoxal
pour un si beau garçon toujours bien peigné et vêtu avec
élégance.  Il bougeait donc toujours avec une lenteur excessive pour
éviter que le vent qu'il déplaçait en marchant ou en faisant un
mouvement trop rapide, ne propageât dans l'entourage des miasmes dont il
rougirait et qui susciteraient en lui une honte terrible.  Je comprenais
mieux pourquoi maintenant je lui trouvais une démarche si féline.  On
aurait dit un grand fauve.  En réalité, il en avait aussi l'odeur et
la tignasse dorée.

Si la cabine était déjà envahie d'une odeur de gars, cela
n'était rien en comparaison du cul de Brian quand on s'en approchait.
C'était poignant à la gorge.  La chaleur augmentait la fermentation
et les bactéries s'en donnaient à c?ur joie.  Aussi tentant que soit
le cul de Brian, je savais que je n'arriverais pas à le lécher.  Le
sentir c'était très excitant, mais y goûter!  Ce n'était pas
comme pour un pénis.  Quand on arrive, par exemple, à dépasser la
première répugnance provoquée par une odeur un peu forte, en
sachant que le goût sera de loin bien supérieur et différent de
cette odeur, on arrive à surmonter une première répugnance. Mais
je ne pourrais pas faire la même réflexion pour un cul sale.  Alan
comprit mon malaise et le partagea.  Il me recommanda de laver moi-même
le cul de Brian, ce qui constituait une autre humiliation pour lui.  Je
m'appliquai amoureusement à mon travail.  Je parcourais tous les coins
et recoins.  Il me semblait que les odeurs qui remontaient de son cul, tout
en le lavant, me révélaient sa timidité et sa douceur.  Je
l'aimais.  Il me faisait penser à mon beau soldat, Dave, de Biloxi (voir
la nouvelle : Bons baisers d'Alabama).

Quand le nettoyage fut terminé, j'ai enfoncé ma face entre ses deux
fesses et j'ai emmagasiné toutes les saveurs restantes comme autant de
raretés introuvables qu'on me laissait subitement choisir sans
restriction.  Alan me regardait faire en se masturbant lentement.  Il
semblait prendre son pied.













Quand je me suis senti repu, Alan proposa qu'on bouffe chacun un pied de
Brian à-travers ses bas de nylon.  Cette idée saugrenue au début,
m'apparut ensuite comme une fantaisie superbe.  Allongé, Brian sachant
ses pieds également mal lavés, avait terriblement honte.  Alan s'en
amusait et je me suis rendu compte que moi aussi ça m'amusait; serais-je
en train de devenir sadique?

Finalement, quand nous eûmes bien profité de son corps, Alan remercia
Brian de sa collaboration et proposa qu'on se masturbe ensemble tout en se
regardant.  Il ne me fallu pas beaucoup de temps pour sentir la jouissance
monter en regardant ces deux jeunes hommes, grands et forts, beaux
spécimens suédois, avec une queue superbe tous les deux, se branler
avec passion et abandon devant mes yeux.  Je crois que ma présence
contribua aussi à les conduire plus rapidement à l'orgasme.  Presque
en même temps, on ouvrit les écluses et nos giclées de foutre
allèrent de tous les côtés pour nous asperger l'un l'autre sans
distinction ni choix.

 Satisfait de ce début de nuit, j'ai regagné ma cabine après avoir
remercié grandement mes deux copains.  Brian était redevenu plus
normal et plus confiant au cours de la conversation qui a suivi notre
baise.  Alan était moins acide et plus chaleureux.

Reconnaissant des plaisirs qu'il venait de nous procurer, Alan autorisa
Brian à prendre une douche, à se bien savonner et à se parfumer.
C'est une fleur sauvage qui sortit de la douche; une fine fragrance de
jasmin le suivait dans la pièce.  Il paraissait heureux de son nouvel
état olfactif.

Le jour suivant, nous avons repris nos jeux sexuels; une fois nous nous
sommes bien amusés au milieu de l'après-midi durant la sieste.  Alan
voulait que je sois celui qui joue le rôle d'esclave.  Je ne m'y
résolvais pas.  C'est seulement une semaine plus tard à Louqsor que
j'ai accepté de jouer ce rôle.















La douceur de la peau de Brian, son odeur très particulière, même
quand il était propre et fraîchement douché, cette odeur de
timidité que j'avais perçue, lors de notre première rencontre,
derrière les relents de sueur sale, cette odeur me troublait
profondément.  Je ne sais pas pourquoi, elle réveillait en moi de
vieilles images qui n'arrivaient pas à se préciser dans ma
mémoire.  L'odorat étant le plus vieux des sens chez les
mammifères, il est directement situé, dans le cerveau, près du
lobe limbique où se conservent les souvenirs les plus anciens.  On parle
de « mémoire d'éléphant » précisément parce que son
appendice nasal lui permet de capter et d'enregistrer les moindres
variantes dans l'environnement olfactif.  L'animal se souvient de tout ou
presque.  Notre cerveau aussi enregistre et associe odeurs, sensations et
souvenirs.  Reste à trouver le moyen ou l'occasion de les faire sourdre
à nouveau.

L'escale à Edfou me rappela les délicieux souvenirs de Kom Ombo que
j'ai partagés en détails avec mes nouveaux compagnons.  Cela les
excita tellement que le retour à bord fut célébré par une
intense session de masturbation et de léchage de bite.

L'escale à Esna ne fut pas aussi glorieusement célébrée, mais
ce fut un beau moment de bonheur, de fraîche camaraderie et de joie de
vivre. Alan avait perdu complètement sa sécheresse et sa
sévérité.  Brian devenait plus sûr de lui et imposait davantage
son point de vue.  Mais c'était toujours fragile. Quand Alan se
souvenait qu'il était sexuellement le maître, Brian s'inclinait et
redevenait temporairement timide et soumis.

À notre descente du bateau à Louqsor, nous avons convenu d'habiter le
même hôtel.  Même si nos intérêts touristiques allaient
peut-être diverger, nous aurions ainsi la possibilité de nous
retrouver en soirée.  C'est donc avec une grande allégresse et ravis
de la magnifique croisière qui s'achevait, que nous avons franchi la
passerelle pour se diriger vers l'hôtel que nous avions repéré
dans le guide.



À suivre??.Prochain épisode : Les « obélisques » de Louqsor

Alexandre