Date: Sun, 05 Jan 2014 18:26:20 -0500
From: Normand Doré <normand.dor@videotron.ca>
Subject: Les mystères du Nil 8
Les mystères du Nil 08
Le sanctuaire de Montou à Karnak
Brian et Alan aimaient beaucoup flâner et prendre du soleil près de
la piscine de l'hôtel. Je comprenais qu'ils étaient en Égypte
pour se reposer de plusieurs mois de travail. Ce n'était pas mon cas.
Aussi, ma passion pour l'architecture me poussait-elle à investiguer ces
lieux exceptionnels qui s'étendent sur toute l'Égypte. Je n'étais
jamais rassasié de toutes les merveilles que je découvrais pour la
première fois en dehors des livres d'art ou d'histoire.
Au tout début d'un après-midi, je pris une calèche sur la corniche
pour me faire conduire à Karnak (environ 5km de Louqsor). Le temple
d'Amon à Karnak est certainement le plus gros complexe religieux de
l'Égypte ancienne. Il fait près d'un kilomètre de profondeur, de
l'allée de Khnoum jusqu'au sanctuaire de Thoutmosis III. Il s'étend
aussi sur les côtés rejoignant le temple de Louqsor par le domaine de
Mout sur sa gauche en sortant tandis que sur sa droite se déroule le
grand domaine de Montou. Ce dernier est en bonne partie effondré et
ensablé sauf pour les petits temples de Maat au fond du domaine tout
près du petit temple de Ptah.
Tout au fond du long temple principal de Karnak, dédié au dieu Amon,
se trouve la salle des fêtes érigée par Thoutmosis III. Elle
contient un véritable herbier de la flore égyptienne et un bestiaire
sculptés en bas-relief sur les murs et les colonnes. C'est magnifique!
Comme cette salle est située, ainsi que je viens de le mentionner, tout
au fond du grand temple, elle procure ce rare privilège de pouvoir
être admirée en toute tranquillité car beaucoup de touristes
abandonnent la visite avant d'y parvenir. Je me suis donc retrouvé
là, au milieu de l'après-midi, en pleine chaleur, les rayons ardents
du soleil traversant les larges ouvertures de cette salle, admiratif,
ébloui par la beauté du lieu. Je n'ai pas tout de suite remarqué
la présence d'un surveillant, grand bonhomme mince, avec une
légère barbe, un turban et portant la traditionnelle djellaba, mais
de couleur bleue pâle, couleur caractéristique des surveillants du
temple.
Figé derrière une colonne, il me regardait regarder et portait sur
moi un regard soupçonneux comme si j'eusse eu la mauvaise intention de
voler quelque chose, de ramener un morceau de l'herbier arraché au mur
avec un burin que j'aurais préalablement dissimulé dans mon sac à
dos.
J'étais mal à l'aise de me sentir ainsi épié et surtout
jugé. Quand je me déplaçais, il changeait de colonne pour
poursuivre son inquisitoriale observation.
Ce n'est qu'une vingtaine de minutes plus tard que je me suis rendu compte
qu'il fixait mon short kaki de voyageur et que sa djellaba formait une
tente sur le devant. C'était donc ça! Il ne m'épiait pas, il me
draguait. Nous étions seuls dans la salle des fêtes, mais je ne
voyais pas comment on pouvait faire quoi que ce soit là. À tout
moment quelqu'un pouvait venir.
Peut-être aussi, vieille et vaine superstition, je n'imaginais pas faire
des choses sexuelles dans cette salle située juste derrière le plus
profond sanctuaire de Karnak. Il me semblait que la malédiction de Ré
me poursuivrait le reste de mes jours. Je lui souris. Il répondit
gentiment et délicieusement. Son sourire était splendide, puisque
j'avais pris l'initiative de le saluer. Je lui fis signe que je me
dirigeais vers le domaine de Montou. À mon grand étonnement, car je
croyais qu'il ne devait pas s'éloigner de son poste, il se mit à me
suivre de loin.
J'ai remonté l'allée du temple jusqu'au quatrième pylône où
j'ai tourné à droite en direction du domaine de Montou. Entre le
grand temple et le temple de Ptah, il y a un véritable champ
archéologique. Des milliers de pierres jonchent le sol du désert et
s'empilent les unes sur les autres dans un incroyable enchevêtrement.
Je n'arrive pas à imaginer comment les archéologues réussissent à
relever tout ça et à redonner à toutes ces roches, avec les
années, la forme d'un édifice complet du temps des pharaons.
Parvenu au temple de Ptah, je me rendais compte que mon surveillant me
suivait toujours. Juste à côté du temple de Maat, il y avait une
sorte de remise fermée par une porte de bois verrouillée par un
cadenas. Mon surveillant accéléra le pas et se dirigea dans la
direction de la remise. Il fouilla dans la poche de sa djellaba et sortit
un trousseau de clés, en choisit une et ouvrit la porte sans
difficulté. Il me fit alors signe de le suivre à l'intérieur.
J'hésitais. Encore une fois, des idées noires envahissaient mon
cerveau. J'imaginais qu'on retrouvait mon cadavre desséché comme
celui d'une momie des semaines après que mon surveillant m'eut assassiné
dans cette remise. La « folle du logis », l'imagination, s'en
donnait à c?ur joie avec la peur. Finalement, l'excitation et la raison
finissant par dominer le délire, je le suivis dans la remise.
À peine étions-nous à l'intérieur, il alluma une bonne lampe de
poche et s'approcha de moi avec un large sourire plein de concupiscence.
Il attrapa ma queue à-travers mon short, glissa sa main par l'ouverture
de la cuisse et saisit ma poche dans sa main. Je n'avais aperçu jusqu'à
présent qu'une forme globale, mais voilà que je découvrais un bel
homme. Il devait avoir dans la quarantaine. Comme la plupart des
Égyptiens du sud du pays, il était grand et mince. Il devait faire
de l'exercice car ses muscles étaient fermes et bien développés.
Des yeux noirs profonds lui remplissaient le visage et lui donnaient
beaucoup de charme. J'ai baissé mon short pour lui donner libre
accès à mon sexe. Son comportement était nouveau pour moi depuis
que j'étais en Égypte. En effet, tous voulaient toujours se faire
caresser et qu'on s'occupe d'eux. Lui, curieusement, se précipitait sur
moi et entreprit de me sucer. Il savait très bien comment faire. Il
suçait divinement bien. Ce n'était certes pas la première fois.
À un certain moment, il s'arrêta pour ouvrir grand la bouche et
engouffrer mes deux couilles, leur donnant à la fois un bain de salive
et un massage de langue. C'était délicieux.
Après un bon moment de toute cette pratique, je l'ai relevé et je me
suis penché pour lui rendre le même service. Il releva sa djellaba,
geste ultra courant, et me présenta un superbe morceau de « marbre »
beige et brun, au sommet mauve, qui sentait un peu le fromage de chèvre,
pas trop fort cependant, mais qui était digne des plus beaux «
obélisques » de Louqsor. Je me suis appliqué à lui rendre un
service de qualité semblable au sien, négligeant de respirer pour ne
pas laisser mon nez freiner l'ardeur de ma bouche. C'était ultra
cochon.
Il se retourna finalement, à ma très grande surprise, pour se faire
enculer. Je me suis penché pour le préparer avec ma langue, mais
l'odeur cette fois eut raison de ma volonté. Je me suis contenté
d'enfiler un condom et de l'enduire de salive. Il reçut mon totem
canadien avec hospitalité et chaleur. Je l'entendais gémir de
plaisir et il se frottait les fesses sur mon ventre comme pour en demander
davantage. Il cracha soudainement son foutre sur une pierre en forme de
plume (un attribut de la déesse Maat sans doute) qui devait avoir
quelques milliers d'années. Il me remercia très gentiment et je
m'aperçus alors qu'il parlait assez bien l'Anglais.
Il me raconta que l'Anglais était très pratique pour faire visiter
les temples aux touristes. Il me dit aussi qu'il habitait dans un logement
à Karnak avec deux copains qui aimaient bien le sexe entre hommes. Il
m'invita à venir les visiter au cours de la soirée du lendemain.
Rendez-vous fut donné sur la corniche de Louqsor devant l'hôtel Merry
Land pour le lendemain vers 20 heures. Je me demandais si je n'allais pas
inviter Brian et Alan à m'accompagner. Puis, en réfléchissant,
j'ai décidé d'y aller seul. Je ne voulais pas intimider mes hôtes
que la présence de trois étrangers aurait pu 'refroidir'.
Un peu avant 20 heures, j'étais installé debout devant l'entrée de
l'hôtel Merry Land. Contrairement à ce que je croyais, je n'eus pas
à attendre longtemps. Hamed, c'était le nom de mon surveillant de
Karnak, arriva par ma droite comme je m'y attendais. Il avait l'air
radieux et très heureux de constater que je ne lui avais pas fait faux
bond. Je lui offris de prendre une calèche jusqu'à Karnak, ce qu'il
accepta de bon c?ur pour ne pas avoir à remarcher le trajet qu'il venait
de faire dans l'autre sens.
Je fus surpris de découvrir son logement. C'était une sorte de
grande pièce couverte de tapis modestes mais propres sur lesquels
reposaient quelques matelas semblables à des tatamis. Un coin de la
pièce était aménagé en cuisine et une table basse entourée
de coussins devait servir de salle à manger. Une salle de toilette
munie d'une douche, le tout très propre, était derrière une porte
située dans l'autre coin de la pièce. Il remarqua ma surprise car il
me dit que j'avais l'air surpris, que je m'étais sans doute fait une
autre image de ce qu'aurait dû être son logement.
J'acquiesçai avec un sourire. Il comprit que je reconnaissais mon
erreur et que je l'avais jugé vivant dans un lieu beaucoup plus modeste
que celui que je découvrais présentement. Il m'offrit à boire un
jus de fruit et il alluma un narguilé. Le parfum onctueux et velouté
du shisha embauma très vite toute la pièce. Après quelques
bouffées, il ajouta un petit morceau de kif sous les éclats de
charbon. Me souvenant de l'effet merveilleux de cette drogue lors de ma
nuit aux pyramides, je ne refusai pas d'en reprendre. Il ne fallut pas
beaucoup de temps avant que l'effet se fasse sentir. Comme cela avait
été le cas à Gizeh, cette drogue augmenta subitement mon
appétit sexuel et j'ai senti sourdre une envie folle de baiser mon
compagnon sur le champ.
Je ne me souvenais plus qu'il m'avait dit que nous serions cinq. Il ne fit
rien non plus pour me rafraîchir la mémoire. Au contraire, voyant
mon excitation, il s'approcha de moi et entreprit de me déshabiller. Il
retira mon t-shirt, mon short et mon slip. Mes sandales étant
restées sur le seuil de la porte, j'étais donc tout nu devant lui.
Il me fit signe qu'il appréciait ce qu'il voyait et se leva pour retirer
sa djellaba d'un trait. Il était tout nu en-dessous.
Il était encore beaucoup plus beau que je ne l'avais vu au temple.
D'abord, il sentait très bon. Il sortait vraisemblablement d'une douche
qu'il avait prise avant de me recevoir et il s'était parfumé avec une
huile dégageant une odeur d'héliotrope. Cette odeur lui allait aussi
très bien. Généralement plus appropriée pour les femmes
mûres, l'héliotrope donnait à ce mâle adulte, mince, filiforme,
à la taille de guêpe et aux yeux noir ébène d'Afrique, une
grâce, un charme et une sensualité peu commune. Il avait quelque
chose d'un fauve également, mais ce n'était plus Bastet, la déesse
chatte; c'était plutôt Sekhmet, la déesse tigresse.
Je trouvais singulier de faire ce rapprochement et la drogue m'a sans doute
aidé à poursuivre mes étranges réflexions. Je me disais que si
Sekhmet était reconnue à Memphis comme une force destructrice
associée au dieu Ptah, le dieu des enfers, à Thèbes où je me
trouvais présentement, elle était curieusement associée à Mout,
la déesse du domaine près duquel j'avais rencontré Hamed. Elle
était ici, différemment de Memphis, une force de guérison tant des
blessures du corps que de celles de l'âme. Je me suis rappelé
ensuite les raisons de ma venue en Égypte : me remettre d'un double
deuil, la mort de ma mère et une grande peine d'amour. Le rapprochement
que je m'étais autorisé à faire entre Hamed et Sekhmet d'abord et
entre Hamed et Mout ensuite, produisit dans mon c?ur une sorte d'apaisement
que je n'ai pas manqué plus tard d'associer aux pouvoirs merveilleux de
l'ancienne Égypte.
On prit une position 69. Sa langue sur ma queue était comme du velours.
Elle semblait tout aspirer et tout recouvrir d'un liquide gras et enrobant.
Il lâchait par moments mon pénis pour engouffrer mon scrotum et me
laver les couilles dans son bain de salive. Je me régalais aussi
intensément de son beau morceau de mâle que j'avais déjà
préalablement dégusté la veille mais que, le kif aidant, je ne me
rappelais pas d'avoir trouvé si délicieux.
Nous étions trop absorbés à tremper nos 'pinceaux' dans nos 'pots
de salive' pour porter attention aux pas qui remontaient dans l'escalier.
Soudainement donc, puisque nous ne nous étions rendus compte de rien, la
porte s'ouvrit et deux jeunes hommes entrèrent.
Ils étaient stupéfaits du spectacle que peut-être ils ne
s'attendaient pas à voir, du moins en entrant. Quelques instants, on
eut dit qu'ils se demandaient s'ils allaient rester ou ressortir. Hamed
prit finalement conscience de leur entrée, leur souhaita la bienvenue et
les invita à nous rejoindre. C'étaient ses deux colocataires.
C'étaient aussi deux gamins. Quand il m'avait dit qu'il habitait avec
deux copains, comme il devait avoir lui-même dans la quarantaine,
j'avais tout naturellement imaginé que ses copains avaient à peu
près le même âge. Or, ils avaient tout au plus une vingtaine
d'années. C'étaient deux très beaux gosses; pas très grands
mais parfaitement découpés avec des tailles et des cuisses de
nageurs. Celles-ci étaient d'ailleurs facilement visibles car,
contrairement à la plupart des jeunes hommes que je croisais à tous
les jours, ils ne portaient pas de djellaba. Ils avaient une tenue très
occidentale : bleu jeans, baskets et chemisette de coton. Les cuisses
tendaient le tissu du jeans et les muscles en dessinaient les formes.
Ils répondirent prestement à l'offre de Hamed et, en un clin d'?il,
sautèrent les bleu jeans, les chemisettes (les baskets étaient
déjà sur le seul de la porte) et le slip à l'occidental. Ils se
retrouvèrent tout nus et superbes. Les queues s'élançaient dans
les airs en s'étirant comme des chats au réveil. Elles n'étaient
pas non plus des petits minous, mais des morceaux de gros matous. Larges,
foncées, veineuses, bien circoncises avec le frein bien dégagé,
elles s'étiraient lentement devenant de plus en plus lustrées en
prenant du volume.
Pas gênés le moins du monde de se dévêtir, les garçons, une
fois nus, ne semblaient pas savoir où se mettre. Hamed les invita à
s'approcher et me les présenta : « Hanni et Dodi » me dit-il avec
un sourire plein d'affection à leur égard. Constatant ma surprise de
les voir si jeunes, il m'expliqua que les garçons travaillaient comme
chasseurs dans un hôtel international et faisaient de bons pourboires.
Comme ils adoraient se vêtir à l'occidentale, une partie des recettes
allait pour l'achat de quelques fringues. Ils avaient besoin d'aide pour
partager un loyer car leurs parents habitaient à Edfou. Hamed les avait
connus par l'entremise d'un manager de l'hôtel qui était son ami et
qui savait qu'Hamed cherchait des colocataires. Le manager, marié et
père de famille, gardant une certaine nostalgie du temps où il
pouvait plus aisément satisfaire ses tendances homosexuelles, compensait
ses frustrations en facilitant les rencontres de ses amis plus disponibles
avec des garçons qu'il aurait lui-même désirés. C'est ainsi
qu'Hamed, Hanni et Dodi se sont retrouvés partageant le même 'tapis'.
Ce brin de conversation faisait relâcher mon érection et celle de
Hamed, mais les deux garçons ne débandaient pas et semblaient
pressés qu'on se « remette à l'ouvrage ». N'en pouvant plus
après cinq minutes, Dodi, se jeta sur moi et entreprit de me faire une
bonne pipe. Cette initiative déclencha une mise en place spontanée
et collective. Hamed prit Hanni dans sa bouche et ce dernier prit son
copain Dodi dans la sienne, et moi je fermais la chaîne en suçant
Hamed. Si le cercle n'était pas parfait dans sa forme, il était
parfait dans le plaisir qu'on y prenait. Je ne me souviens plus quel
écrivain français a trouvé cette phrase magnifique et tout à
fait de circonstance : « Il suffit de caresser un cercle, pour qu'il
devienne vicieux».
La pièce était enrobée du bruit ouateux de nos succions et des
plaintes sourdes émanant de nos agréables frissons sensuels.
Après un bon dix minutes de pompe, on a inversé la chaîne. Puis,
on a refait la chaîne par le milieu de sorte que chacun ait pu sucer
chacun. Ils goûtaient bon les garçons et ils sentaient bon aussi,
comme Hamed. Ce n'était pas une odeur d'héliotrope cependant. Ils
sentaient le garçon. Mais, on voyait bien qu'ils s'étaient douchés
en sortant du travail. Il y avait encore une odeur de gel de douche qui
traînait sur leur peau. Cette odeur de savon frais fut encore plus
présente quand je lâchai la queue de Hanni pour aller explorer son
champ arrière.
En écartant ses jambes, j'ai vu que ses fesses étaient aussi
magnifiques que les cuisses que j'avais remarquées dans le jeans
précédemment. En enfonçant mon nez et ma langue entre elles,
c'est là que je me suis rendu compte que le gel de douche affichait une
présence plus importante encore que sur le reste du corps. Mais, au
fond, derrière cette odeur de gel, il y avait toujours celle plus
singulière et toujours très personnelle de son merveilleux trou de
cul.
Mon initiative anale réveilla les instincts de mes camarades de jeu qui
se mirent à m'imiter. Chacun plongeait le nez et la langue dans le cul
de l'autre. Le bruit se modifiait et devenait plus sourd inversement à
l'excitation qui s'intensifiait. On fit une fois encore une ronde
complète et chacun bouffa le cul de chacun jusqu'à satiété,
s'il est possible de se rassasier jamais de ce genre de plaisir.
Hamed manifesta le désir de m'enculer. Je ne pouvais pas ne pas lui
faire ce plaisir. On s'est installés, Hamed et moi, de profil aux
garçons assis par terre et appuyés sur des coussins posés contre
le mur. Hanni et Dodi furent les spectateurs de ce 'show live' que nous
leur donnions. Ils se branlaient comme des fous devant ce que nous leur
offrions comme spectacle. Hamed qui avait rarement l'occasion d'enculer
quelqu'un (ses colocataires voulaient bien jouer avec lui mais refusaient
la pénétration) prenait son temps pour faire durer le plaisir. Il me
pénétra lentement, se rendit doucement au fond, se délecta d'avoir
atteint son objectif et entreprit un aller-retour sensuel, lent, glissant,
juteux et ultra cochon.
Il gémissait tout en grimpant vers son orgasme et je l'accompagnais en
m'emplissant les yeux du spectacle des deux garçons qui, ne voulant pas
être enculés, ne s'en ramonaient pas moins le cul avec un doigt et
même deux dans le cas de Hanni.
La pièce sentait le sexe de gars avec un arrière fumet de gel de
douche et d'huile d'héliotrope. Hamed se régalait dans ma
'casserole'. Il y prenait son pied. Les garçons étaient ravis de
voir un occidental se faire enculer et dominer par un Africain. Et moi,
j'exultais de délire sous l'action tantôt 'soft' et tantôt 'hard'
de Hamed et au spectacle exotique des jeunes Égyptiens qui se
branlaient. Chacun avait de quoi faire bouillir son jus dans ses
'réservoirs'. La pression montait et le liquide suivait les serpentins.
Après un bon dix minutes de creusage, la chaudière de Hamed est
arrivée au bord de l'explosion. Dans un cri bref, intense et profond,
il lâcha son jus dans mon derrière et la chaleur du liquide a eu
raison de mes dernières résistances. J'ai aussi craché en
direction des tapis en prenant soin de ramasser le plus de liquide possible
dans ma main. Les garçons se sont précipités pour lécher ma
main et, en même temps, ils se sont aspergés de leur propre foutre.
Repus, on a dormi quelque temps, accrochés les uns aux autres. À mon
réveil, j'ai songé à cet étrange bas-relief d'Abou Simbel où
l'on voit Ramsès II, victorieux après la bataille de Kadesh, se faire
présenter les pénis et les mains coupés de ses ennemis sur un
chariot où tout est entremêlé. Dans la position où nous
étions, les corps, les mains et les sexes étaient mêlés, mais
la seule victoire allait non pas à pharaon mais à la force du
désir et de la vie. Le dieu Amon, le maître de la Vie, reposait dans
son temple à quelques 500 mètres de nous. Il avait favorisé nos
rencontres comme il pacifiait notre repos.
Avec ces images quasi mystiques en tête, j'ai quitté mes amis de
Karnak et j'ai hélé une calèche en direction de Louqsor. La nuit
était douce, calme et pleine de volupté.
À suivre???.Prochain épisode : le liftier du Caire
ALEXANDRE