Date: Wed, 12 Mar 2014 13:39:09 +0000 (GMT)
From: Adelard Dore <adelardore@yahoo.fr>
Subject: Souvenirs de Baie des Pins 6

Souvenirs de Baie des Pins 6

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Note : S.V.P. : Un petit commentaire serait grandement apprécié.

Et si l'on partageait le champion

Le Regroupement des Loisirs et Sports de Baie des Pins organisait, à
chaque été, des tournois de badminton pour toutes les catégories
d'âge.  Les équipes étaient composées indifféremment de
résidents à temps complet et d'estivants.  André Mélisson, dont
j'étais devenu le bon ami, et même beaucoup plus, suite à ma
visite chez lui pour obtenir des renseignements sur sa relation avec Mike
L., faisait partie d'une de ces équipes de badminton.  Jamais,
auparavant, je n'étais allé le voir jouer.  Mais notre nouvelle
complicité et la tendre affection que j'éprouvais pour lui, contribua
à me transformer en un fan inconditionnel du badminton.

Les soirs de demi-finales et de finales, quand son équipe était en
compétition, je ne manquais aucune partie.  C'est à l'occasion de
l'une d'elles que je me suis rendu compte qu'il semblait connaître assez
bien un autre joueur du nom de Robert B.  Ce Robert avait nourri mes
fantasmes de jeune ado depuis mon arrivée à Baie des Pins.  Aussi
continuait-il toujours d'amener de «l'eau au moulin» c'est-à-dire
des images mentales pour mes branlettes.  Je l'avais toujours trouvé
séduisant et sexé.  C'était un gars plutôt petit dont le corps
semblait avoir tout naturellement des proportions parfaites. Ni trop
costaud, ni baraqué, juste parfaitement et harmonieusement développé
comme ces travailleurs des champs qui dégagent un air de santé et de
grande forme sans jamais avoir mis les pieds dans un gym et sans jamais
avoir soulevé des altères.  Il avait les cheveux bruns, de grands
yeux bruns, un sourire à la Brad Pitt et sa voix avait quelque chose de
sourd et d'enveloppant qui vous faisait ramollir les deux jambes et souvent
durcir la «troisième».  Il jouait au badminton comme un dieu.  Il
était la vedette sportive de Baie des Pins.  Tout le monde parlait de la
dernière partie où Robert, comme d'habitude, avait été d'une
agilité incroyable.  Il gagnait toutes les parties.  Depuis quelques
années, il remportait tous les trophées.  André était aussi un
bon joueur mais incomparable à Robert.  Il n'était donc pas
étonnant cependant qu'ils se connussent assez bien.

Un soir toutefois, j'ai remarqué qu'il semblait exister entre eux une
sorte de «fraternité» et d'intimité qui me parut un peu louche.
Cela me paraissait cependant assez curieux parce que Robert était connu
comme un tombeur de filles.  Faut dire qu'il ne faisait pas partie des
estivants.  Ses parents résidaient à Baie des Pins depuis des
lustres.  Ils avaient déjà possédé une ferme sur la grand'
route dont ils avaient vendu presque la totalité de la terre en lots
séparés.  Ils n'avaient gardé qu'un lopin de terre pour un jardin
familial près de la maison ancestrale.

La mère de Robert tenait le bureau de poste à Baie des Pins.  Ce
dernier était situé dans une petite pièce vitrée à
l'entrée de sa maison.  Pendant mes premiers étés dans cette
localité, j'offrais quotidiennement mes services à tous les voisins
pour prendre ou déposer leur courrier à la poste.  Ma
générosité n'était pas totalement
désintéressée. J'espérais ainsi pouvoir apercevoir Robert, ne
serait-ce qu'un court instant, suffisamment de secondes toutefois pour me
faire une provision d'images fraîches pour mes branlettes nocturnes.  Je
ne l'apercevais que très rarement.  Mais je ne rendais pas les armes.
Une seule rencontre par mois semblait justifier grandement mes
allers-retours quotidiens chez sa mère postière. Il était vraiment
tout à fait mon « genre ».  Je rêvais de pouvoir un jour
baisser son pantalon pour sniffer ce qu'il contenait.  Je voulais le voir
tout nu et le toucher. Au temps de mes «navettes postales», il devait
avoir environ 17 ans; il était donc mon aîné d'environ trois ans.

Au cours des jours qui suivirent cette joute où j'avais cru remarquer
cette complicité entre André et lui, j'ai questionné André,
encore une fois, sur la « nature » de sa relation avec Robert.  Il a
fini par m'avouer qu'il avait eu une petite aventure avec Robert, deux ans
plus tôt.  Ils avaient célébré un peu fort une victoire de
badminton en «l'arrosant » un peu trop.  La fête avait eu lieu
dans un vieux bâtiment de ferme désaffecté ayant déjà servi
de grange sur la terre familiale des B.  Les fêtards étaient
rentrés chez eux vers deux heures du matin.  André, ayant trop bu, se
sentait incapable de faire le kilomètre qui le séparait de chez lui.
Robert l'avait donc invité à dormir dans sa chambre et même dans
son lit qui était assez grand pour deux.

Vers le petit matin, André avait senti la queue bandée de Robert
s'appuyer fermement sur ses reins. Puis, la main de Robert avait lentement
attrapé son pénis pour le branler.  André retourna les faveurs.
Ce fut le début d'une série de jeux sexuels qui se
répétèrent quelques fois durant le reste de l'été.

À l'automne, André revint à la ville avec sa mère.  Les jeux
cessèrent.

L'été suivant, quand les deux compères se retrouvèrent, ils
étaient tous les deux un peu gênés de leur passé commun et se
contentèrent de sourires complices et de sous-entendus
indéchiffrables pour qui n'était pas dans le secret.  De même, il
y avait parfois quelques caresses, à peine esquissées, lorsque
l'occasion se présentait.

C'est sans doute l'un de ces rares moments privilégiés que mon
œil, déjà bien averti pour mon âge, avait dû saisir lors de
la joute de badminton à laquelle j'avais assisté.

André m'avouera plus tard que, ce soir-là, Robert avait ramassé
son courage et lui avait proposé de reprendre leurs jeux sexuels.  Sans
lui avouer qu'il vivait une relation avec moi, André avait décliné
l'offre en prétextant qu'il était un peu confus dans ses sentiments
depuis quelques mois.  Robert n'avait pas insisté mais lui avait dit
avec humour qu'il restait cependant ouvert à toute proposition «
malhonnête » qu'André voudrait bien lui faire, si jamais il
changeait d'avis.

J'étais sidéré! Moi qui désirais Robert depuis toujours, je
n'arrivais pas à mesurer la chance d'André.  Lui, si timide et si «
bon garçon », si doux, pas du tout dragueur, avait réussi à se
taper une grande vedette de la chanson, le sexe-symbole de Radio-Canada et,
le plus simplement du monde, sans aucun effort non plus, il s'était
amusé avec la queue du fils de la «maîtresse» de poste, vedette
à sa manière des courts de badminton locaux.  Pendant ce temps-là,
moi, j'avais pris des risques énormes et je m'étais complètement
compromis pour séduire Michel et Jean-Marie.  Vraiment, il n'y avait pas
de justice!

Quand je fis part à André que j'enviais sa chance, tout en
précisant que ma relation avec lui était très satisfaisante, ce
qui était d'ailleurs tout à fait exact, j'en ai profité pour le
remercier d'avoir refusé l'offre de Robert.  C'était une preuve de
plus de son honnêteté.  Il parut ému.  Il me confia que, pour lui
aussi, notre relation était grandement satisfaisante et qu'il ne
souhaitait pas la compromettre pour une branlette ou deux avec Robert.  Il
me confia alors que Robert ne baisait pas vraiment. Il prenait son plaisir
à se branler avec un gars en lui demandant de prendre des poses
excitantes et en offrant lui-même un bon « show ».

Ces paroles d'André, loin de calmer mon excitation, la
réveillèrent.  Je voulais, encore une fois, tout savoir.  Avait-il
une belle queue?  Quelles poses prenait-il de préférence à
d'autres?  Qu'est-ce qui l'excitait le plus? Ma curiosité était sans
limites.  .  André souriait à toutes mes questions et il y
répondait à peine, mais avec complaisance cependant. Voyant mon
désappointement, quand il ne trouvait pas ou ne voulait pas trouver une
réponse à mes questions, il se permit de me proposer une possible
solution à mon vieux désir qui ne désarmait pas.  Il m'avoua que
Robert verrait certes d'un bon œil une rencontre à trois.  Ainsi, me
dit André, je n'aurais pas l'impression ni de te trahir ni d'être
trahi.  Ce serait un cadeau sexuel que je te donnerais, ajouta-t-il.

Je lui ai sauté au cou et je l'ai embrassé passionnément. Que je
l'aimais donc ce garçon si sensible aux autres, si soucieux de leur
faire plaisir et si sincère dans ses sentiments!

Deux jours plus tard, vers 20 heures, André et moi attendions Robert
chez André dont la mère, encore une fois, était allée passer
une semaine chez sa fille.  Elle m'avait de nouveau recommandé de voir
un peu aux besoins d'André et de ne pas le laisser trop seul.  Elle
savait maintenant que nous étions devenus de bons amis mais elle
ignorait à quel point j'étais capable de lui rendre service. Elle
n'avait non plus aucune idée que je me faisais un devoir de pourvoir à
tous ses besoins.

Robert arriva à l'heure convenue. Il portait un t-shirt couleur pêche
et un short marron.  Il avait enfilé des baskets sans chaussettes.  Il
arborait un léger duvet de barbe que les Américains appellent
gentiment un « five o'clock shadow » (une ombre de dix-sept heures).
Il sentait un peu l'eau de Cologne.  Il apportait des bières et une
demi- bouteille de whisky.

André fit les présentations pour la forme car elles n'étaient pas
vraiment nécessaires. Il me voyait régulièrement aux joutes de
badminton et il avait cru comprendre que je venais encourager André.
Plus tard, durant la soirée, il devint plus à l'aise et me confia
qu'il avait remarqué depuis des lustres que je le désirais parce que
je ne cessais pas de lui « regarder le cul » surtout quand il se
penchait pour ramasser le volant ou renouer les lacets de ses baskets.

On a pris un petit verre pour se « réchauffer » et pour enlever le
trop plein d'inhibitions qui, de mon côté surtout, me donnait presque
la nausée tant je désirais Robert.  On était assis chacun dans un
fauteuil autour d'une table à café ronde sur laquelle traînaient
nos verres, un cendrier (Robert était fumeur), mais aussi un tube de
lubrifiant, une boîte de papier-mouchoirs et quelques revues de cul. On
avait tiré les tentures et verrouillé la porte.  La chaîne
stéréo murmurait une musique douce et quelques bougies,
déposées sur la table entre nos « indispensables »
complétaient l'atmosphère.

C'est Robert qui a ouvert les jeux.  Tout en racontant les bons coups de sa
dernière joute de badminton, il a commencé à caresser la bosse qui
devenait de plus en plus évidente dans son short.  Puis, tout à coup,
il nous a posé cette question équivoque tout en arborant un large
sourire : « Savez-vous pourquoi j'aime tant le badminton? » Sans
attendre de réponse de notre part, il ajouta : « C'est parce que
j'adore tenir un manche dans la main et jouer avec mon « moineau »
(c'est ainsi qu'on appelle vulgairement un volant de badminton).  Il acheva
sa phrase en faisant le geste de la masturbation.  J'ai bandé
instantanément en voyant son geste tellement j'avais envie de le voir se
masturber.  J'en avais rêvé intensément depuis deux jours, que
dis-je, depuis quelques années.

André, pourtant si timide, trouva le mot juste pour lui répondre :
«Comme de nous trois c'est vraiment toi le meilleur joueur, tu devrais
nous montrer comment tu t'y prends. » C'était le genre de réponse
que Robert attendait.  Il nous regarda droit dans les yeux comme un chat
qui va bondir.  On voyait qu'il anticipait déjà le plaisir qu'il
aurait à nous montrer son jeu comme à découvrir le nôtre
d'ailleurs.

Souriant nerveusement, il ajouta : « C'est vrai que je suis un pro »,
tout en refaisant le geste de la masturbation.  Il détacha très
lentement la boucle de sa ceinture, baissa tout aussi lentement sa
fermeture éclair et, en introduisant ses pouces de chaque côté du
short pour le baisser, il nous annonça : « Je vais dégager le
terrain de jeu pour la partie ».

Comme il n'avait pas de slip, une belle grosse bite de 17 cm environ se
dressa droit devant nous.  Elle a rebondi sur son ventre en faisant un
bruit sourd.  Il l'attrapa solidement de la main, le poing fermé. En
nous la montrant, il déclara : « Comment trouvez-vous le manche de ma
raquette?  Il a souri ensuite, d'un air qui affichait à la fois la
gêne et l'arrogance.

André et moi étions sans voix.  André avait déjà vu son
sexe, mais la singularité de la situation augmentait sa tension et son
excitation.  Pour moi, c'était une première.  Robert le savait, bien
sûr.  Il s'adressa donc à moi : « Alex! Trouves-tu que je la tiens
aussi bien que ma raquette de badminton?  Et il ajouta : Tu peux venir la
regarder de proche. Elle ne mord pas.  Même qu'elle aime bien ça
qu'on l'examine...et moi aussi j'aime ça. »

Je me suis levé très lentement après un bon moment
d'hésitation, rivé au fauteuil par la gêne.  Quand je me suis
retrouvé à genoux devant lui, il a posé sa main derrière ma
tête et l'a gentiment approchée de sa queue.  Il a arrêté mon
nez à trois centimètres de son gland.  « Regarde comme elle a une
belle couleur, dit-il.  Elle est toute rose avec de petites veinules bleu
tendre et un beau frein bien allongé que j'adore examiner avec un petit
miroir quand je m'amuse tout seul à la maison. Ça me permet de la
voir de tous les côtés et d'en apprécier les contours.  Tu peux la
sentir aussi ma belle queue. Je n'ai pas pris de douche ce matin en
prévision de ce soir.  J'ai mis un peu d'eau de Cologne avant de venir
juste pour vous tromper un peu.  Hé! Hé! Mais les régions basses
sont restées dans leur état naturel. » Et il se mit à rire
doucement.

Je n'ai pu résister à l'invitation.  Cela sentait un peu le poisson
qui aurait légèrement mariné dans la menthe poivrée.  Je
reconnaissais bien sûr une odeur assez commune chez tous les gars un peu
négligés, Mais il s'en dégageait aussi, comme dans chaque cas, une
fragrance unique, incomparable, ineffable qui était exclusive à
Robert et qui me livrait, par le biais de mon imagination, quelques uns de
ses secrets les plus intimes.

Curieusement, l'odeur du pénis de Robert, et bien plus encore celle de
son cul que je découvrirais un peu plus tard, me révélait tout
naturellement qu'il adorait s'exhiber et voir.  L'odeur d'André, au
contraire, le révélait tendre et secret, enfouissant au fond de
lui-même les images qui le troublaient sexuellement.  Pourquoi en
était-il ainsi?  Je ne trouvais pas encore d'explication.  Il me faudra
attendre des années avant d'en trouver une qui me satisfasse.

« Tu peux la lécher aussi si ça te plaît et joindre le goût
à l'odeur. » Ma langue se précipita et remonta sa queue avec de
grandes lippées tout le long de la hampe.  André, contemplant le
spectacle ne restait pas inactif.  Il avait enlevé ses vêtements et
se masturbait lentement en savourant la scène.  Robert qui l'observait
de son fauteuil tout en appréciant mon service l'invita à se joindre
à moi pour rendre hommage à sa « raquette » et pour jouer avec
son « moineau » dit-il encore en riant.

André vint donc me rejoindre sur le sol, à genoux devant Robert.
Tous les deux, la bouche entrouverte et les lèvres saillantes, on
léchait de bas en haut les côtés du pénis de Robert qui
émettait des gémissements de plaisir. Entre les séries de coup de
langue, j'enlevais mes vêtements.  Quand je fus enfin nu et que Robert
s'aperçut que ma queue dégoulinait de liquide, il nous repoussa
lentement et nous dit d'une voix presque éteinte, chuchotant dans notre
oreille, comme s'il allait nous demander de commettre un crime :
Mettez-vous devant moi tous les deux et crossez-vous comme si vous étiez
tous seuls devant votre miroir! » (Au Québec, on dit vulgairement
«crosser» pour branler)

Debout, l'un à côté de l'autre, devant Robert, les jambes bien
écartées, André et moi nous se branlions avec un mouvement lent et
courbe du poignet qui semblait exciter terriblement notre invité qui
nous fixait avec des yeux exorbités.


Il s'avança sur son fauteuil et vint alternativement sentir nos queues
autour de nos glands.  Il remplaça nos mains par une des siennes pour
nous branler et en utilisa l'autre pour tripoter nos sacs de couilles.  Il
sniffait derrière nos bourses et dans l'aine.  Il nous léchait et
enfonçait son nez dans notre poil pubien.

Après de longues minutes de cet exercice, il se mit à genoux sur le
fauteuil, le dos dans notre direction.  Il se pencha vers l'avant,
écarta ses fesses et nous cria : « Allez les gars!  Mangez-moi le
cul! Goûtez-y tous les deux en même temps! » En hôtes
responsables, on a obéi à sa demande. Ayant chacun une joue
appuyée sur l'une de ses fesses, à tour de rôle d'abord, puis les
deux ensembles ensuite, on est parti à la découverte du paradis
«sud» de notre ami.

Il avait dit vrai.  Le climat humide de son «sud» avait gardé
l'odeur suffocante de sa journée de travail au fond de la forêt
tropicale de poils qui entourait son trou du cul.  C'était si intense
que je me sentais étourdi. Peut-être aussi était-ce à cause de
mes trop fortes respirations.  Je ne voulais tellement rien
manquer. J'attendais ce moment depuis tant d'années.  Je m'étais
masturbé un nombre incalculable de fois en rêvant de ce moment que je
n'avais pas cru possible. Pouvoir sentir et lécher le cul de Robert
avait été mon fantasme le plus tenace depuis mon adolescence.  Tant
de joutes de badminton avaient nourri ces fantasmes.  Et voilà que
c'était du réel!  Il était là pour vrai. C'était bien son
cul que je respirais à plein poumon, ses fesses que j'écartais.  Et
tout cela était devenu possible à cause de ce garçon, André,
qui m'aimait assez pour avoir fait les démarches nécessaires à sa
réalisation.  C'était le bonheur!

Comblé par nos coups de langue, Robert nous demanda de retourner à
nos fauteuils respectifs et de faire, encore une fois, comme si l'on
était tout seul. « Mais ce sera encore plus cochon parce qu'on sait
justement qu'on n'est pas tout seul et qu'on est observé »,
ajouta-t-il.

Il déposa un pied sur le bord du siège de son fauteuil et il se
branla devant nous comme si André et moi étions un film porno vivant.
J'ai déposé l'arrière de mes genoux sur les bras de mon fauteuil
pour bien lui faire voir mon cul pendant ma branlette.  André restait
assis confortablement mais il ouvrait largement les jambes pour faciliter
sa vue.

Un show de branle exceptionnel s'installa alors dans la pièce qui aurait
sûrement fait les délices d'un cinéaste porno.

On crachait sur nos sexes pour bien les lubrifier.  On les rendait
brillants et lustrés.  Puis on laissait descendre le long de nos hampes
tout ce liquide devenant gluant lorsqu'il se mêlait à notre jus
pré-éjaculatoire.

Avec la main libre, on se caressait les couilles.  On tirait sur le sac.
Robert qui avait un sac de couilles assez long et bien pendant était
magnifique à regarder.  Il tirait sur sa poche et la dressait droit
devant lui tout en serrant ses couilles pour bien les faire saillir au bout
de son poing.  Il les couvrait de salive et les caressait longuement et
amoureusement.  André se branlait fort tout en serrant bien sa hampe
dans la main et en se caressant les cuisses et l'entrejambe.  De temps en
temps, il promenait son majeur sur son cul en relevant un peu les reins
pour que Robert puisse mieux voir.

Moi, je caressais mon cul avec mes doigts.  Je les sentais ensuite pour
m'exciter mais aussi pour vérifier le pouvoir érotique que cet
exercice produisait chez mon spectateur privilégié.  Puis,
j'enfonçais mon doigt dans mon cul au plus profond comme pour me
préparer à recevoir un « copain ».

Tous les trois, on se mit à émettre des sons qui indiquaient, hors de
tout doute, qu'on approchait du but.  C'est Robert qui donna le signal de
l'explosion : « Allez les gars, on se crosse jusqu'à ce qu'on
`vienne'.  Ensuite, on fait une pause.  On prend un verre et on recommence
un peu plus tard.  La soirée est encore jeune. »

Les mouvements de nos mains et les rotations de nos poignets
témoignaient clairement que le message de Robert avait été
reçu.  La tension monta. La respiration s'accélérait. Les
gémissements devinrent une sorte de plainte quand, tout à coup,
Robert cria : « Regardez bien, les gars, je décharge! » Un
puissant jet de foutre traversa l'espace entre lui et nous et s'allongea
sur la table.  Il fut suivi de quelques autres, énergiques mais moins
violents.

André le suivit de près.  Il se leva, avança son ventre vers le
centre de la table et jouit abondamment en pliant un peu les genoux, un
doigt enfoncé dans son cul.  Moi, le plus jeune et curieusement le moins
rapide, je me suis levé et je me suis retourné pour leur montrer mon
cul.  Penché, repoussant mon pénis vers l'arrière dans leur
direction, je me branlais avec des mouvements de va et vient dirigés
vers le plancher pour qu'il me voit juter de dos.  Ça leur a plu
sûrement car Robert lança : « C'est beau ça Alex! Vas-y
crosse-toi pour nous! » Ces paroles prononcées avec sa voix si chaude
et si sensuelle me firent craquer. Me redressant et me retournant
brusquement, j'avançais mon bassin vers l'avant comme André l'avait
fait précédemment et mes giclées de sperme vinrent atterrir
également sur la table à côté des leurs.  Quelques gouttes
finirent leur envolée sur la cuisse de Robert.

Après quelques minutes de silence et de repos, Robert suggéra qu'on
enfile un slip (il en avait apporté un dans la poche de son short) afin,
disait-il avec raison, que ce soit plus érotique plus tard quand on
reprendrait nos jeux.  On aurait quelque chose à enlever. André me
prêta l'un de ses slips avant d'enfiler le sien.  Les verres de whisky
s'emplirent et on alla s'assoir dans la véranda.  Le temps était
doux; c'était une magnifique soirée d'été.  Au cours de la
conversation qui suivit, Robert nous avoua, mais on l'avait déjà bien
comprit, qu'il était excité juste à l'idée de se branler avec
d'autres gars. Il ajouta qu'il n'avait jamais vraiment fait autre chose
hormis quelques «sucettes». Il désirait donc énormément nous
voir baiser ensemble comme s'il n'était pas là.  Cette
«confidence» semblait préparer le scénario de l'acte 2.  Puis,
la conversation tomba.

« Un ange passe, soupira Robert, et il me fait gonfler la bite.
Regardez ça, les amis! » Il pointa du doigt la bosse qui avait
recommencé à gonfler dans son slip.  Comme on regardait attentivement
son sexe se gonfler, il repoussa le bord du slip et le sortit
complètement par le côté droit. Il mouilla son index et son majeur
avec de la salive et se caressa le frein avec douceur. Nos regards et ses
caresses personnelles précipitèrent une montée de sang dans sa
queue qui devint tout à coup grosse et tendue à éclater.  « Je
sens que ma raquette est prête pour une nouvelle joute, dit-il. Mais
cette fois-ci, le terrain est à vous.  Je reste sur le banc. » Sa
demande était donc claire.

On passa dans la chambre d'André et on installa un fauteuil à côté
du lit.  Robert s'y calla confortablement, tout nu, les deux pieds
appuyés sur le bord du lit, les jambes bien écartées, sa grosse
queue bien retenue dans sa main pour une maîtresse-branle.

André et moi nous nous sommes d'abord mis à genoux sur le lit, mais
de profil par rapport à Robert, pour qu'il ait une bonne vue. On a
débuté par une session de baisers à pleine bouche en faisant
claquer nos langues.  Après quelques minutes de cet exercice de
réchauffement, on s'installa pour un bon 69.  La chambre commençait
alors à se remplir de relents de cuisine de cul.  Dès qu'on eut
repoussé les draps, le lit d'André dégagea son habituelle odeur de
roux.  Les pieds de Robert qui jusque là avaient été prisonniers
de ses baskets portées sans chaussettes répandaient une forte odeur
de vestiaires de garçons.  Quant à moi, comme j'avais ramassé
précédemment, sur la table du salon, les giclées de sperme de mes
deux mâles et m'en était couvert la poitrine et le ventre, je puais
le sperme séché.  Toutes ces odeurs, jointes à d'autres que je ne
nommerai pas, inondaient la pièce et nous enrobaient d'un nuage
olfactif.  Les «Verts» auraient été heureux car la pièce
sentait tout à fait «Nature».

André et moi, on se bouffait la bite.  On se léchait.  On se
suçait.  On se sniffait partout des aisselles au trou du cul. On se
lavait aussi complètement avec nos langues.  Tout cela faisait l'extase
de Robert qui nous criait : « Vous êtes merveilleux, les gars! Vous
êtes super cochons!  Il ne faut pas que je vienne trop vite!  Wow! Que
c'est beau! »

Quelques minutes plus tard, devant d'autres caresses intimes qu'André et
moi partagions, Robert se retrouvait encore au bord de jouir. Il nous
disait : « Je n'en peux plus.  Je vais exploser. Quel show! Et ça
sent bon dans cette chambre!  Êtes-vous en train de faire un spécial
pour moi ou si vous jouez toujours aussi cochon que ça? » « On
fait toujours comme ça » répondit André, heureux de lui montrer
pour une fois sa supériorité.

Mais il nous fallait faire une petite pause sinon Robert allait juter.

André et moi avons attrapé chacun un des pieds de Robert qui
reposaient sur le bord du lit depuis le début de notre « spectacle
».  On a commencé alors à les sniffer et à les lécher.

Au cours des années précédentes à Baie des Pins, quand j'allais
voir jouer Robert au badminton et que je rêvais de découvrir son
corps, ses pieds me fascinaient. C'était presque au sens latin du verbe
« fasciner » qui vient de fascinus (pénis).  Je le regardais
courir dans ses baskets durant toute la joute et j'aurais voulu être
autorisé à les lui enlever à la fin.  Parfois, de retour à la
maison après la partie, je me masturbais en songeant au plaisir que
j'aurais de pouvoir caresser et lécher les pieds de Robert pour qu'il se
repose de son effort au jeu.  J'éprouvais donc une incroyable sensation
à réaliser enfin un désir qui m'était apparu depuis toujours
comme irréalisable. Que j'aimais André qui avait rendu tout cela
possible!

Robert avait abandonné son activité sur sa bite pour se concentrer
sur la nouvelle et délicieuse sensation que nous lui procurions.  Lui
non plus, de son côté, il n'eut pas cru cela possible. Sans doute les
chatouillements contribuaient-ils à son extase, mais le caractère
insolite de cette pratique, du moins à ses yeux, le gonflait d'orgueil
et de bonheur.  Il en jouissait en gémissant comme un moribond.

Quand il ne resta plus d'odeurs et de saveurs sur ses pieds, André et
moi avons échangé un baiser tendre mêlant sur nos langues les
trésors récupérés sur les pieds de Robert.  En nous regardant
nous embrasser et prenant conscience des saveurs échangées dans nos
baisers, Robert reprit sa branlette.

Je me suis couché ensuite sur le dos et j'ai relevé les jambes en
plaçant mes genoux contre mes épaules.  André mit ses genoux de
chaque côté de ma tête en prenant la position inverse.  Ainsi
positionnés, il pouvait me lécher le cul qui était tout à sa
portée et moi, je pouvais lécher le sien dès qu'il descendait son
bassin sur ma face.

On débuta une nouvelle joute, l'une de celles qu'on aimait bien faire
tous le deux. Nos langues se frayant un chemin dans nos trous de cul, on
tentait d'en assouplir les parois et les alentours. L'odeur et la saveur de
chacun nous était maintenant familière, mais c'était un plaisir
sans cesse renouvelé.  Notre spectacle rendant Robert à bout de
souffle.  « Ah! Ce que vous jouez cochon, les gars!  Mais comme c'est
bon de voir ça!, répétait-il constamment.  Puis, comme si nous lui
donnions des inspirations nouvelles, il se mit à se caresser le cul avec
ses doigts et à les sniffer ensuite pour tenter de se retrouver dans la
même atmosphère que nous.  Entre les allers retours de ses doigts sur
ses narines il disait : « Ah! Vous me rendez aussi cochon que vous!  Je
n'ai jamais fait ce que je fais maintenant.  Mais c'est super excitant!
C'est `weird and nasty » (étrange et honteux)! » Il utilisait
peut-être l'Anglais pour se cacher à lui-même un peu de son
trouble mais aussi parce que ces deux mots pouvaient aussi vouloir dire «
magique et excitant ».

Après qu'un doigt, puis deux doigts, puis trois doigts eurent réussi
à bien me dilater, j'ai pris une position « à quatre pattes ».
André me lubrifia abondamment et me pénétra lentement et avec
amour, puis-je dire sans aucune restriction.  Et je le recevais avec autant
d'amour.

J'accompagnais ses mouvements en serrant tendrement sa queue avec les
muscles de mon cul, je l'absorbais comme si je voulais le garder là pour
toujours.  Quant à lui, il me prenait comme pour m'envahir à jamais.
J'ai cru voir dans le regard de Robert qu'il nous enviait.  La respiration
d'André devint haletante.  Se dégageant rapidement, il lança
soudainement de longues et chaudes giclées de foutre sur mon dos et dans
la craque de mes fesses.

Timidement, Robert posa ses deux pieds par terre et approcha son torse vers
nous comme pour nous faire une confidence. « Puis-je vous demander une
faveur, les gars?  J'aimerais ça, moi aussi, enculer Alex.  Ça semble
si bon! » André me regarda, perplexe.  Je l'ai observé avec
tendresse et je lui ai dit : « Robert a été assez gentil, et toi
aussi, pour me faire réaliser un grand fantasme. Peut-être
pourrions-nous lui faire ce plaisir? » J'ai utilisé le «nous»
pour impliquer André dans ma proposition et pour bien lui faire
comprendre que, sans une réponse unanime de nous deux, mon offre à
Robert ne tenait plus.

André approuva ma générosité.  Robert prit donc sa place
d'André et j'ai senti sa grosse queue, plus longue, plus large et plus
puissante que celle d'André venir s'installer à la suite de l'autre.
Dans mes fantasmes d'ado, je n'avais jamais imaginé une relation avec
Robert qui allait jusqu'à la pénétration.  Mais, c'était
merveilleux.

Robert ne fut pas long à jouir.  La nouveauté de la sensation et
l'excitation de toute la soirée aidant, il sortit juste à temps et
éjacula sur mon dos en criant un juron québécois : « Ciboire
que c'est cochon! »

André ramassa nos deux slips (le sien et celui qu'il m'avait
prêté).  Il essuya mon dos plein de sperme.  Je me suis ensuite
couché sur le dos.  C'était maintenant mon tour de jouir.  Robert me
branla et me suça pendant qu'André me couvrait de baiser et me
mordillait partout.  Avec ce double traitement, j'ai joui rapidement. Je
fus extrêmement surpris de voir Robert goûter à mon nectar.  Il
semblait le trouver bon.

André reprit nos deux slips et ajouta mon sperme aux deux autres.  Il
tendit ensuite ces deux slips à Robert en disant : « Voilà! C'est
pour toi!  En souvenir de cette belle soirée.  Tu pourras t'en servir
pour t'amuser en pensant à nous. »

Robert et moi avons alors compris que cette belle soirée ne se
renouvellerait pas.  André, qui n'avait jamais posséder grand-chose
dans sa vie dominée par la solitude, ne tenait pas à me partager.  Il
avait vraiment voulu me faire un beau cadeau.  Il ne tenait pas à ce que
ce cadeau fut sa perte.  «Noël» était passé.  On rangeait
l'arbre.

Robert ramassa son propre slip et nous le tendit en disant : « Merci,
les gars pour cette belle soirée!  Vous êtes vraiment super! Tenez!
Vous ne m'oublierez pas complètement non plus.  Ça fait trois jours
que je porte ce slip, juste assez longtemps pour que vous y trouviez tout
ce que vous souhaitez, avec un peu de chance.  Il pourra vous stimuler la
prochaine fois que vous déciderez de jouer avec vos « moineaux ».
Il nous livra un large et reconnaissant sourire, ramassa ses affaires et
partit.



Il rentra sans doute sagement chez sa mère, la maîtresse de poste.
André et moi avons glissé sous les draps à l'odeur de roux et nous
avons tiré les couvertures sur nos corps satisfaits.

La nuit devait être bien avancée.  J'ai déposé ma tête sur
son épaule.  Mon fantasme était apaisé, et nous avons dormi
jusqu'à midi.


À suivre...La transmission du savoir

Alexandre