Date: Sun, 5 Jul 2009 08:05:01 +0000 (GMT)
From: sir.philippe@yahoo.fr
Subject: Eric Erica (en francais)

Eric, 18 ans depuis trois semaines, bon c?ur mais incurable rêveur et
incorrigible romantique, ne faisait rien de sa vie. Rien de rien, incapable
de se fixer ou de fixer son attention, archi largué au lycée, non pas
stupide mais jamais présent, toujours réfugié dans son monde
imaginaire. Eric était différent. Cette différence, son père,
ancien officier reconvertit dans l'industrie et sa mère, une catholique
bigote, tous deux issus d'une stricte bourgeoisie conservatrice, ne
l'admettaient pas et ne l'admettraient jamais.

Son père - à l'instinct ? ? avait aussi senti chez son fils une autre
différence : Eric, adolescent pas encore totalement figé dans ses
choix sexuels, ne regardait pas toujours seulement du cotes des filles. Ce
« reproche » était formellement injuste, Eric n'était plus vierge et
c'était bien une jeune fille qui, l'été précèdent sur les
deux heures du matin d'une soirée de fin d'année, avait ouvert à
Eric la porte des plaisir charnels partagés. Mais l'ancien officier
avait senti autre chose chez son fils. Et il avait raison : Même s'il
n'était jamais encore passé à l'acte, Eric rêvait aussi
d'étreintes romantiques avec des garçons, acteurs ou artistes offrant
à son esprit matière à des fantasmes nocturnes quasi quotidiens.

Cette homosexualité latente chez son fils était pour un homme comme
lui proprement impensable, impossible, déshonorante. Il aurait tué
son propre enfant s'il en avait eu une preuve formelle. Cette horreur en
lui, couplée à un énième bulletin scolaire catastrophique, fut
la goutte qui fit déborder le vase familial. Une engueulade
mémorable, un mot de trop en réponse de la part d'Eric, et
l'adolescent, désormais majeur comme venaient de lui rappeler ses deux
parents, s'était retrouvé sur le trottoir avec un sac de sport
contenant quelques affaires. Tout le reste, ses parents l'avaient passé
par la fenêtre devant ses yeux. Il était désormais maudit chez
eux. Et Eric, même rêveur, savait que son père était
mortellement sérieux dans ses menaces si jamais il tentait un jour de
revenir à la maison.



Plus de famille, plus de toit, pas de fric. La merde totale. Eric tourna
dans la ville toute la journée, ne mangea pas et trouva à dormir un
peu à même le béton dans un parking. A l'aube du lendemain matin,
reparti à marcher droit devant lui, il se rappela le chantier du nouveau
méga centre commercial sur le chemin du lycée et le panneau
« Recherche man?uvres de chantier ? CDD ? Embauche sur le site » cloué
sur la porte du bungalow à l'entrée du terrain. Arrivé là et
trouvant la porte ouverte, il passa la tête. Un vieil africain la barbe
blanche en tenue de chantier lui demanda :

« Qu'est ce que tu cherches toi ? »

« Du travail. Tout de suite si possible... »

« Qu'est ce que tu sais faire sur un chantier ?

« Rien, mais? »

Le vieux le coupa : « Restes la, je vais voir si c'est possible? »

Et le vieux sortit sans qu'Eric ne perçoive la lueur qui venait de
s'allumer dans les yeux du vieux black. Eric, frêle adolescent, au corps
fin et mince mais peu musclé, la frange sur les yeux, n'avait pas le
profil du travailleur de force. Il n'aurait pas du être là et, sans
le savoir, un piège vicieux se refermait sur lui?

Le vieux revint. Miracle ! C'était d'accord. Il pouvait commencer tout
de suite. On pouvait même le loger temporairement au foyer des ouvriers
le soir après le travail. On lui donna un casque, des gants et
chaussures de sécurité et il fut affecté aux mouvements des
éléments d'échafaudages.

Rapidement bien sur l'adolescent s'épuisa. Il dut s'arrêter à
répétition pour souffler un peu et s'asseoir. Tous ses muscles lui
faisaient mal. Jamais il ne remarqua toutefois l'observation vigilante,
dont il était à distance l'objet de la part du même vieux du
bungalow, ni le signe que celui-ci fit à un jeune et grand ouvrier noir
pour venir à lui, ni enfin les ordres que le vieux lui donna en
indiquant Eric.

Epuisé, Eric ne remarqua rien du tout. Ni qu'il était apparemment le
seul blanc au milieu d'ouvriers et de contremaîtres tous africains, ni
que personne ne semblait se soucier de sa faible efficacité. En tous
cas, aucun reproche ne lui fut fait. Il eut seulement la bonne surprise de
voir un gars, à peu près de son age mais plus grand et fort, et venu
dit-il rapporter une planche, s'arrêter pour lui parler un peu. Très
amical et bientôt même il commença à l'aider à charrier
planches et piliers? Ils engagèrent la conversation et Eric eut le
sentiment de se faire un ami de N'Djili, dont la beauté, faite d'un
corps puissant et svelte, des gestes souples et d'un visage harmonieux,
triangulaire avec des pommettes marquées, fascina rapidement le jeune
adolescent perdu.



La journée passa ainsi et, à la sirène marquant la fin de
journée, N'Djili amena Eric aux douches avant le départ vers le
foyer. Il choisit l'une des cabines et y poussa Eric avec lui. Assez
spacieuse mais vide avec seulement des crochets pour les vêtements un
peu à l'écart des jets. La porte verrouillée, N'Djili se
déshabilla intégralement et Eric admira intérieurement ce corps
parfait, à la musculature puissante et harmonieuse sous une peau sombre
et magnifique. Eric n'en pouvait plus et c'est N'Djili qui le déshabilla
et le poussa sous les jets d'eau chaude. N'Djili encore qui entreprit de le
frictionner de gel douche, massant avec science ses muscles endoloris.

La chaleur de l'eau, le bien-être du massage, l'intimité pour la
première fois avec un corps masculin aussi beau que dans ses rêves
nocturnes, firent sur Eric un effet puissant et il eut rapidement une belle
érection.

N'Djili sembla trouver cela tout à fait naturel et il commença à
masturber doucement le membre d'Eric, lui massant alternativement la nuque
et les seins de son autre main libre. Les deux corps se frottaient de plus
en plus intimement et Eric, timidement, s'essaya à rendre les caresses
savantes par lesquelles N'Djili enflammait ses sens.

Si Eric avait eu encore un peu de lucidité, il se serait sûrement
étonné du regard fixe et lointain de N'Djili pendant que celui-ci
déployait un art consommé à exciter l'adolescent européen. Pas
un baiser non plus. Mais lové contre ce corps puissant qui le dominait
d'une tête, le nez dans le torse musclé de celui qui le protégeait
depuis le matin, Eric s'abandonnait complètement à la fièvre de
l'instant, désormais chauffé à blanc et les testicules lourds d'un
désir juvénile.

A son tour en érection, N'Djili fit allonger Eric sur le dos sur le sol,
lui écarta les cuisses et commença à lui masser délicatement
l'anus avec une noix de gel douche. Un doigt, puis un deuxième,
délicatement, prirent place dans son conduit anal.

« Tu veux ? » demanda le black.

« ? » Eric ne sut que dire, pris entre la peur de l'inconnu et son désir
désormais brûlant.

N'Djili prit cela pour une acceptation, retira ses doigts et commença
à appuyer la tête de son sexe circoncis sur l'anneau brun de l'anus
vierge. La pénétration fut lente. Une poussée impérieuse mais
très progressive, accommodante pour Eric, qui, sur le dos et les genoux
ramenés sur les épaules, s'offrait comme une femme à ce magnifique
étalon noir.

D'Njili gardait la tête haute. Il regardait droit devant lui, au loin,
pendant que les sphincters d'Eric s'ouvraient et lui laissaient l'accès
des entrailles de l'adolescent. Eric ne remarqua pas cette absence de son
amant : il mangeait des yeux le corps superbe et chaud auquel il
s'abandonnait désormais complètement, vivant enfin dans sa chair
quelque chose de bien au delà de ses plus beaux rêves nocturnes.

Plus il sentait ce barreau de chair noire élargir son anus, plus le
pouls d'Eric s'accélérait. Apparemment infatigable, le pieu de chair
allait et venait maintenant et chaque enfoncement ouvrait Eric un peu
plus. Ouvrait physiquement son cul certes mais aussi ouvrait son esprit a
cette évidence : il voulait être pour toujours la femelle de cet
étalon d'ébène...

Sous l'effort, la sueur perlait sur le torse puissant de N'Djili et tombait
en gouttes sur Eric. Puis il sentit le corps musclé qui l'envahissait se
tétaniser en un bloc durci enfoncé en lui au maximum. Le sperme chaud
qui frappa ses intestins fut comme une brûlure bienfaisante et il laissa
son amant injecter son flot de sperme au plus profond de lui.

La vue des muscles puissants de N'Djili jouant sous le satin de la peau
noire pendant qu'il se faisait défoncer, la sensation rêche des poils
pubiens venant frotter contre son intimité à chaque enfoncement, la
chaleur du foutre à l'intérieur de lui, à l'intérieur de sa
« chatte », tout cela emporta instantanément la jouissance d'Eric. Son
anus fut pris de spasmes forts, massant la queue enfouie en lui, et il
cracha à son tour son sperme en longs jets épais qui retombèrent
sur son ventre et jusque sur sa poitrine.

Eric était au ciel'

Toujours sans un mot, N'Djili se retira et, du cul ouvert d'Eric, un
trop-plein de sperme commença à s'écouler en un gras filet
blanchâtre. Le black s'avança et présenta son mandrin de chair
encore semi-rigide devant la bouche d'Eric.

« Nettoies-moi ! Suces et que ce soit propre ! »

Eric ouvrit la bouche et, encore emporté par l'exaltation et malgré
l'écoeurement d'avoir à avaler les traces ses propres excréments,
il lécha et suça jusqu'à la satisfaction de son amant. Sans
relever le ton devenu dur et impérieux de la voix de son nouvel « ami »?



Eric suivit N'Djili dans la camionnette qui ramenait les ouvriers vers le
foyer. Loin, hors de ville, les champs, un passage à droite après un
bois, encore quelques kilomètres d'un mauvais chemin de terre et voici
le foyer. Eric fut surpris en ne voyant devant lui qu'un groupe d'une
douzaine de bungalows dans une clairière et des fils de fer pour
sécher le linge après les lessives. Lui, il avait envisagé cela un
peu comme une sorte de résidence universitaire? Alors que là, Eric ne
pouvait même pas dire où il se trouvait? Mais il était si
fatigué qu'il ne discuta rien et suivit son « homme » dans l'une des
baraques. N'Djili lui indiqua le matelas où ils allaient dormir
ensemble, et ce verbe au pluriel et ce « ensemble » suffisaient au bonheur
de l'adolescent ce soir là.

La nuit, Eric la passa dans les bras de son « homme » dans sa chaleur, nu
contre lui. Bien. Heureux. Il était apparu en lui le besoin d'appartenir
à son amant, d'être sa « chose », d'être au service de cette
masculinité triomphante et de tout lui sacrifier. Si il avait su?

Au matin N'Djili, réveillé, lui demanda une fellation, puis une fois
bien en érection lui dit :

« Mets-toi à quatre pattes, écartes bien les fesses et donnes moi ta
« chatte » ! »

La pénétration fut brutale, douloureuse car cette fois non
préparée, mais Eric passa outre, emporté dans son rêve de
soumission féminine. Le massage interne de sa prostate par le pieu noir,
qui le défonçait de nouveau, lui procura une agréable excitation
et, si il ne parvient pas à jouir, il fut heureux. N'Djili ne lui fit
pas de cadeau, s'enfonçant à fond en lui des les premiers moments et
maintenant cette cadence tout le long. La « machine N'Djili » s'acharna
longtemps sur lui, l'assouplissant, le fouillant au plus profond, avant de
cracher sa semence dans ses intestins. Pas de préservatif entre eux,
tout comme la première fois, et là aussi il fallut qu'Eric nettoie
son amant avec sa boucle une fois la saillie fine. Mais qu'importe. Il le
faisait pour son « homme ». Il était heureux d'être la « femelle »
d'un aussi bel étalon et Eric savait d'instinct qu'il lui fallait tout
accepter pour espérer le garder pour lui, pour lui plaire et l'exciter
toujours et se l'attacher comme protecteur.



c'est exactement ce type de sentiment que le marabout, qui gardait
l'entrée du chantier, avait voulu voir se développer dans l'esprit de
ce jeune blanc en déroute, dont il avait vu passer la tête dans la
porte du bungalow d'embauche hier matin. Venu de loin, très fin
connaisseur des hommes, il avait compris immédiatement le parti à
tirer de ce cadeau du ciel. Pour l'attraper, pour le piéger, il avait
donné l'ordre à N'Djili de faire le nécessaire. De se sacrifier en
fait. Un bon musulman, ce N'Djili, chez qui l'obéissance aux ordres du
marabout s'impose malgré son dégoût pour les homosexuels,
conformément aux bonnes règles de l'Islam.

Il le fallait pour le bien être de cette communauté d'une trentaine
de Maliens, vivant si loin désormais de Bamako au fond de ce pays si
froid. Sans femme depuis des années. Sans papiers et donc obliges de
vivre à l'écart, sans contact, avec au ventre la peur de
l'arrestation et de l'expulsion. Victimes du racisme. Travaillant pour des
salaires de misère et dont la plus grande partie partait de plus vers
les familles du pays natal. Le marabout savait qu'il fallait un moyen, un
canal, ou pourrait s'échapper le feu de cette frustration sociale et
sexuelle qui menaçait sa petite communauté. Eric était la
solution : ce jeune blanc serait, par sa bouche et son cul, ce canal'



Quatre ans qu'il était au foyer.

Eric avait compris dès lendemain de son arrivée ici qu'il avait
été piégé : quand on lui a pris ses papiers et son
téléphone portable, quand il s'est vu enfermé pendant la
journée dans une des barques du camp sous la garde des ouvriers de repos
(plus jamais de travail au chantier pour lui, le premier jour avait
été une mascarade), et enfin quand N'Djili lui a fait comprendre sans
douceur que sa bouche devait aussi s'ouvrir sur les queues de certains des
autres ouvriers. Et avaler leur semence grasse et salée. Puis quelques
jours, plus tard sur celles de tous les autres ouvriers, le vieux marabout
compris. Puis quelques semaines plus tard, c'est sa « chatte » qu'Eric a
fini par mettre à la disposition de tous.

Cependant il était heureux. Tout avait été fait pour enflammer son
fantasme de soumission féminine à ces hommes qui le dominaient
physiquement. Il portait désormais en permanence et uniquement string
noir, nuisette et talons hauts et on s'adressait à lui exclusivement au
féminin (« Erica » « Suces plus profond ma chérie ! » « Tu es
bonne? » « Tu es belle Erica. Laisses toi doigter la chatte », etc?). Une
vieille africaine était venue au camp lui tatouer le contour des yeux et
les sourcils. Un peu grossier peut être, mais féminin et
indélébile en tous cas. On lui avait tressé les cheveux en nattes,
des nattes ramenées en un court chignon au dessus de sa tête. Deux
larges boucles d'oreille dorées et du rouge à lèvres
complétaient l'illusion.

Le marabout le « chargeait » aussi. Il connaissait les produits
traditionnels. Il s'en servait sans mesure sur Eric, dont en quelques mois
la personnalité s'était un peu effacée. L'idée qu'il était
là pour servir, pour s'offrir, que c'était là son but et sa
récompense dans la vie lui avait été imposée. Une sorte de
lavage cerveau d'autant plus facile qu'il dormait peu toutes les nuits. Et
pour cause? Les produits traditionnels servaient aussi à entretenir son
envie sexuelle. Et plus Erica était « chaude », plus les hommes
étaient contents. Aussi le marabout ne se gênait pas beaucoup sur les
doses.

Le marabout lui faisait enfin prendre des hormones
féminines. Médecine occidentale cette fois. Massivement. Sa voix
était devenue plus aigue, ses fesses plus rondes, ses hanches plus
larges et ses seins, bien que toujours trop modestes au goût des hommes,
avaient notablement grossi. Et ils étaient devenus furieusement
sensibles des extrémités. Ainsi sa position favorite était la
« levrette » quand son amant utilisait ses mains libres pour tirer sur les
bouts maintenant très allongés de ses seins. Erica jouissait alors
littéralement sur commande et dans la seconde, comme avec un
interrupteur. Malheureusement cela n'arrivait pas tout le temps, car les
africains préféraient la prendre par devant, « à la
missionnaire », une position qui renforçait leur illusion de faire
l'amour à une femme.

Erica était heureuse. Elle avait tous les jours des orgasmes inouïs,
seule femelle à la disposition de tant de queues, de tant de boules si
pleines. Son anus, désormais plus que souple, recevait sans peine tous
les hommages. Apres chaque dîner, elle était mise au service pour la
nuit entière de l'un des hommes du foyer, un homme par nuit, jour
après jour, jusqu'à que chacun ait eu son tour. Et la série
recommençait. Sans cesse. Comme ils ne disposaient d'elle qu'une fois
par mois environ, les africains se préparaient longuement à cette
nuit particulière et Erica devait recevoir chaque fois des assauts
gonflés par quatre semaines de frustration et d'anticipation. Erica se
donnait à chacun. Elle était leur femelle, sans honte ni sans besoin
de plus de contrainte, presque fière désormais en fait. Et chaque
soir elle prenait par la main l'amant qu'on avait prévu pour elle et
elle l'amenait dans le bungalow, qui avait réservé en permanence pour
son service, offrant ainsi de l'intimité aux deux amants nocturnes.

Tous les mois elle retrouvait N'Djili, le plus beau de tous, qui la prenait
en rêvant aux belles et fières femmes d'ébène laissées au
pays, alors qu'Erica sans rancune, mais transportée de bonheur offrait
tout et s'offrait comme jamais pour faire jouir son amant.

Le ramadan était l'exception à cette rotation mensuelle des
amants. Pendant ce mois particulier, du coucher au lever du soleil, Erica
était offerte à tous. L'orgie durait toute la nuit. Bouche et cul. No
limit. La première nuit de son premier ramadan, Eric s'était
révolté, mais seul face a tous, il avait été submergé, pris
de force et plié à leur volonté. L'Erica d'aujourd'hui subissait
sans un mot l'orgie et le gangbang de ces nuits de fête, prenant son
plaisir quand il venait.

Il y avait d'autres gangbangs : Le marabout avait convaincu les autres
qu'Erica pouvait leur rapporter beaucoup d'argent en étant mise à
disposition des hommes en manque dans d'autres foyers d'africains. Ils ne
payaient pas beaucoup certes, mais le nombre de passes compensait cela en
partie. Les autres avaient accepte le jour ou une sécheresse
sévère au pays avait conduit a un appel de fond auprès de la
communauté émigrée en France. Louer Erica était apparu comme un
moyen raisonnable de trouver des fonds. On ne pouvait pas le faire trop
souvent car il fallait rester discret et aussi parce cela perturbait le
cycle mensuel, d'autant plus qu'Erica devenait « inutilisable » pendant une
ou deux journées après de telles « sorties ». On avait néanmoins
pu trouver une sorte d'accord durable avec un groupe de Ghanéens et
Erica leur était amenée tous les deux mois environ. Ils ne lui
faisaient pas de cadeau ceux là, de vrais salauds en fait, et plus d'une
fois elle leur avait été rendue l'anus en sang. La seule concession
qu'ils avaient acceptée, c'est d'utiliser des préservatifs, au moins
pour son cul. Pour la bouche?



Erica n'avait plus de place dans la société. Défigurée,
féminisée, prostituée, personne n'aurait jamais plus voulu
d'elle. Le savait-elle ? Cette inquiétude ne traversait jamais son
cerveau.

Le marabout avait eu des projets pour elle, mais le manque d'argent l'avait
obligé à y renoncer. Des vrais et bons seins de femelle d'abord. Et
puis la castration avec ablation de la queue pour éliminer dans l'amour
ce fâcheux rappel de son état masculin. Avec peut être même un
vagin, pour pouvoir la prendre à trois hommes à la fois. Mais tout
cela était beaucoup trop cher pour le budget de sa petite
communauté. Il n'avait par contre pas renoncé à lui faire injecter
un jour du silicone : les seins, les pommettes et de bonnes lèvres de
suceuse. Il avait désormais accumulé presque assez d'argent pour le
silicone. Encore quelques soirées de prêt d'Erica à ces pourceaux
de Ghanéens et le compte serait bon?